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Critiques de Pierre Guenancia (6)
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L'homme sans moi: Essai sur l'identité

— Si je ne suis pas moi… —



J’ai aimé les deux opus signés Pierre Guenancia dans la collection « Une histoire personnelle de la philosophie » : il écrit bien, il explique bien. J’ai retrouvé ici ses favoris : Descartes, Pascal, Husserl, Sartre, Ricoeur… parmi bien d’autres (casting digne d’une super-production).

Il m’est clairement impossible de résumer le livre, aussi vais-je essayer d’en donner une idée, mon idée, l’idée que je me suis faite à sa lecture, espérant ne pas trahir son propos ni commettre de contresens (ou pas trop), et j’aurai l’impudence de donner mon avis, non sur ce qui est dit, dont l’intelligence m’écrase, mais sur son contexte et ses finalités.



Le problème, c’est moi. Le moi. Le mal-aimé, toujours, par Pascal, Rousseau ou Sartre. Et d’autres encore et non-cités (par exemple le « moi adipeux » de Jankélévitch), et tant et tant que c’est à se demander si cette détestation n’est pas un lieu commun de la philo. J’y reviendrai...



Le moi est haïssable tandis que Je pense.

Le moi, invention récente se substituant à l’âme, à la pensée, la raison, et qui sans Je n’est pas grand-chose.

Ce moi, précisons, ce n’est ni l’ego cartésien ni l’objet d’un retour sur soi (réflexion), mais le sujet narcissique. C’est le moi-nombril, celui qui s’y croit, si bien marchandisé « dans le monde moderne où chacun croit avoir, du seul fait d'être né, une importance et une originalité qui le mettent au-dessus de tout le monde. »



« C’est là ma place au soleil. Voilà le commencement et l’image de l’usurpation de toute la terre. » (Pascal)



Il ressort donc que ce moi désigne surtout la volonté d’être soi (moi c’est moi, dit-on) et non pas un autre. L’homme de l’homme (Rousseau), le petit homme qui est en soi (Paul Valéry) ou encore l’homme aliéné de Marx.

« Le moi ne peut pas prendre la place d’un autre ni mettre un autre à sa place, il est rigide, fermement attaché à l’idée qu’il se fait de lui-même. »



Et si ce n’était que moi…



Du moi de l’individualisme narcissique, Pierre Guenancia (PG) infère le nous communautaire (quand le troupeau délétère des petits moi impuissants renvoie chacun « chez soi »).

« C’est ainsi que l’on construit les totalités, les groupes, les masses : en transférant à un moi supérieur et puissant son propre moi déficient, impuissant à se faire centre de tout. »



PG progresse méthodiquement. D’abord, de ce moi, comment s’en sortir ? Il montre qu’il est possible d’adopter vis à vis de soi le point de vue d’un spectateur impartial (en tout cas extérieur — se voir comme un voisin, un arbre, suggère Montaigne).

Ceci en commençant par comprendre que ce moi n’est pas moi mais le « personnage » que nous croyons ou imaginons être. « Mon moi n’est fait que d’un monde passé », dit Deleuze.

Au contraire de Je qui est toujours devant, hors de soi ; « je » n’a lieu que dans et comme une parole — adressée, forcément, dit quelque part ailleurs Jean-Luc Nancy (pas au casting ici).



Entre Je et moi, on a donc deux façons de singulariser et, dans un second temps de l’essai, PG expose la qualité et la dimension cosmopolitique particulière du Je, seul capable de devenir Nous sans abdiquer son libre-arbitre, et substrat nécessaire à une commune humanité : le commun est inclus dans la substance individuelle.



« Si le moi est dans son monde propre, familier, si le moi a un chez soi, le Je porte en lui-même une dimension cosmopolitique, ce qui ne veut pas dire qu'il est partout chez lui (attitude impérialiste) mais qu'il n'a pas de lieu propre dans le monde parce qu'il est capable par la pensée de changer de place, et de se comprendre lui-même comme un référentiel de ce monde commun qu'il voit toujours depuis le site qu'il fait sien. »

(Et ceci concurremment car :) « nos mondes particuliers reposent sur la conscience d’un monde commun qui n’est pas l’ensemble de tous les mondes propres mais la toile de fond sur laquelle ils se découpent. »





C’est cette humanité primordiale que PG estime perdue avec l’anthropologie moderne qui engluerait dans la diversité sociale et culturelle le Je, toujours sauvage, universel qui précède l’origine empirique de notre moi. Le Je c’est tout le monde ou plutôt, au contraire, c’est personne, dirait Merleau-Ponty, c’est AVANT la personne.

« Tout membre d’une culture en est aussi étroitement solidaire que ce voyageur idéal l’est de son train », écrit Lévi-Strauss. PG ne conteste pas que nous soyons des êtres historiquement et socialement situés. Mais récuse que rien ne précède la montée dans le train, autrement dit un monde commun, qui ne rivalise pas avec la conscience des mondes propres (il en est la toile de fond) ; un sens commun avec une valeur politique, comme le soutiennent aussi Paul Ricoeur ou Hannah Arendt (sensis communis).



Puis, anticipant la question posée ces derniers jours par 4bis (un·e drôle de numéro), PG se demande : « Y-a-t-il un passage du Je spectateur de lui-même au Je citoyen du monde ? » Il prend à ce propos Sartre à bras-le-corps avec la gageure de passer de « l’enfer c’est les autres » à la nécessaire action collective avec le soutien du concept de groupe en fusion « Le groupe n’est pas "mon" objet, dit Sartre ; il est la structure communautaire de mon acte. »

Je passe vite, mais le concept mériterait de nouvelles discussions à l’heure des structures de représentation ossifiées et des mouvements éphémères insaisissables.

Jacques Rancière (pas au casting) commente à ce propos le « on » du « on est là » entonné depuis les Gilets jaunes comme la manifestation d’un sujet politique privé (ou libéré) de « nous » depuis la fin des grands récits émancipateurs.



Une politique des pronoms ?



« Je » ne regarde pas l’autre homme comme celui que je ne suis pas, mais comme celui que je pourrais être, et qui me remet à ma place comme une des places, et non comme le centre de toutes les places.

Et encore : « Le Je est aussi un On, qui est la forme la plus humble mais aussi la plus universelle de l’être-sujet. »



L’homme sans moi, l’essai sur l’identité s’accomplit in fine dans ses dimensions politiques et éthiques, le Je permettant de s’estimer d’un point de vue qui n’a pas les deux pieds dans le moi, jugement qui se trouve donc commensurable et non essentiellement relatif.



« Si, au nom d’un soi-disant respect des "différences", il nous fallait renoncer à juger les autres comme nous-mêmes, nous deviendrions les otages consentants des directeurs d’opinion. »



Ni les deux pieds dans le moi, ni par conséquent dans le passé, l’acquis, l’identité : « C’est sur ce que l’on peut être et non sur ce que l’on est que l’on peut être jugé avec équité. En termes cartésiens, c’est seulement sur l’usage que j’ai fait de mon libre arbitre que je peux m’estimer ou me mépriser moi-même. »



Voilà pour l’exposé.



Maintenant, à moi de jouer ! — Je entre en scène.



Pour dire d’abord, accessoirement, que cet essai sur l’identité carambole ce qu’il me restait de lycée où toute bonne dissertation devait s’interdire une expression à la première personne, sans oublier cependant que « on est un con » et qu’il faudrait « penser par soi-même » (ce qui est impossible en restant sourd aux autres)…

Et pour craindre ensuite que cette philosophie, aussi séduisante soit-elle, excitante intellectuellement (c’est déjà ça), n’en appelle une autre pour démêler ses nœuds : une philosophie des jeux de langage comme le concluait le premier Wittgenstein.

(Au demeurant, ce carrousel des pronoms personnels, du je de l’ego et du moi, se trouve simplifiée par le « self » des anglo-saxons.)



À quoi bon ?



En somme, que veut Pierre Guenancia ? Finalement il absout Levi-Strauss du péché de naturalisation du moi ; Levi-Strauss qui, lecteur de Rousseau, fondateur des sciences de l’homme, proclame « je ne suis pas "moi", mais le plus faible, le plus humble des "autrui" ».

Mauvais procès, donc, comme celui intenté à Descartes dont PG est un brillant avocat, procès du cogito comme point de départ de l’égocentrisme, de l’anthropocentrisme, de l’ethnocentrisme et de tous les malheurs de l’anthropocène.

Les seuls à n’être pas absous sont les imbéciles en coulisses, à la fois trop nombreux et pas assez importants pour avoir droit de cité dans la réflexion de PG, à la recherche d’une adversité souvent esquissée et toujours introuvable.

Tant mieux : on devrait pouvoir réussir à penser avec Bruno Latour, par exemple, sans jeter Descartes aux oubliettes et vice-versa (penser avec à défaut de les penser ensemble).



Mais alors, pour et/ou contre qui s’adresse ce livre ? PG plaide pour un humanisme qui ne soit pas un individualisme. Le terme « humanisme » a certes été depuis les structuralistes mis à mal, critiqué, resitué, déconstruit… Mais dans le fond ? Même si l’homme est mort, selon la formule provocatrice de Foucault, l’humanité est toujours là, moins contestée que jamais par ceux qui en soulignent les diversités culturelles…



Bon substrat, mauvais fond ?



Étant entendu que l’obsédé du moi n’ira pas pour son édification se farcir 350 pages d’un essai sur l’identité, j’en déduis que PG s’adresse à ses pairs. Il voudrait assurément reprendre et reformuler le débat qui opposa Sartre à Lévi-Strauss.

Sans doute le mériterait-il, mais l’époque semble peu propice, et sa savante ontologie a pour toile de fond — et sans doute aussi des ferments communs — avec la guerre idéologique de la galaxie Bolloré contre le wokisme qu’elle fantasme pour actualiser son discours réactionnaire.

Rien n’est dit en ce sens, et je crois même souscrire à tout ce qui est écrit. Mais c’est malheureux, le triste débat actuel entre diversité et universalité n’est que bien peu dans ce qui est dit et beaucoup plus dans ce qu’il sous-tend. L’universalisme n’a plus rien à voir avec les Lumières quand le mâle occidental s’en autorise pour opposer l’égalité devant la loi aux inégalités sociales et parler d’une seule voix au nom du monde entier.

« Être un ange blanc vêtu / Avec une moitié de conscience », chante actuellement le groupe pop rock égyptien Cairokee. On s’y reconnaîtra dans l’actualité.



Être un ange de blanc vêtu

Avec une moitié de conscience

Faire cas du mouvement des libertés

Faire fi des mouvements de libération

Aux morts prodiguer son affection

Selon leur nationalité



Telk Qadeya (Ceci est une cause).





En conclusion — il est temps — c’est en situation que cette réflexion pronominale est à mon sens la plus intéressante et suscite pour moi le plus d’échos.

La littérature, souligne au demeurant PG, qui permet le mieux « cette commutation du singulier en universel ». La fictionnalisation (Ricoeur) manifeste un réel possible parmi d’autres par opposition à la légitimité du fait accompli — il pourrait en être autrement, je pourrais être un autre…

Avec pour condition, rappelle PG, ce lien substantiel, interhumain que nous avons en partage dans la parole.



« Chacun de nous est, grâce au langage, une première personne. Chacun de nous se pense et se pose comme l’auteur de ce qu’il dit, et cette situation exemplaire de sujet de soi donne à la fois l’idée de l’égalité (nous sommes tous des premières personnes) et celle de la réciprocité dont le dialogue est sans doute la manifestation la plus commune et la moins contestable. Par la parole, manifestation immédiate de la pensée, le Je est tour à tour locuteur et interlocuteur, parler et écouter étant les deux faces d’un même pouvoir. »



Mes échos de Babélio



De ce dont j’ai parlé et parlerai ici me reviennent alors différentes œuvres. Je me souviens en premier lieu de Marc Augé dont certaines Figures de l’oubli ont une vertu narrative (elles aident à vivre le temps comme une histoire). Le sociologue se réfère lui aussi à Ricoeur, à ses « configurations du temps ». Ricoeur à l’aide duquel il envisage un substrat (pré-compréhension de l’agir humain) qui nous permet de donner du sens au réel. La littérature — Augé cite Ricoeur — serait « à jamais incompréhensible si elle ne venait configurer ce qui, dans l’action humaine, fait déjà figure. »



Et quand on ne se comprend pas ? Accueilli comme un dieu (Lono) à Hawaï, James Cook a le malheur d’y revenir pour y périr à une autre saison. Différents régimes d’historicité se confrontent, explique François Hartog (A la rencontre de Chronos) — mais ne s’opposent nullement à une commune humanité.

Plus étrangère encore, me revient la très lointaine altérité des « Indiens » de Juan José Saer (L’ancêtre), gardiens de la réalité qui éprouvent sans cesse « la peur de se perdre dans la pâte anonyme de l'indistinct », peur qui leur fait jouer des rôles caricaturaux dans l’espoir de laisser une trace de singularité. Ils formeraient dans la terminologie de PG le monstre d’un Nous primordial qui ne se morcelle qu’en petits moi grotesques.



Une situation pré-cartésienne (si j’ose dire!) donnant tort et raison à la Violet de Siri Hustvedt (Tout ce que j’aimais) quand elle dit : « Descartes se trompait. Ce n’est pas : Je pense, donc je suis. C’est : Je suis parce que tu es. »

Tort parce qu’elle a raison, non contre mais avec Descartes. PG l’approuverait certainement dans son exégèse cartésienne. « Je pense, donc je suis » signifie j’existe en tant que conscience séparée, et de celle-ci je conçois l’autre et la possibilité de nous unir sans nous perdre.



Et quand on se perd ? Je pense à Pierre Bergounioux (Catherine) sautant du je au il pour traduire la perte d’identité et de pouvoir d’agir du narrateur, personnage privé de sa moitié : « Il avait perdu d'ailleurs la notion même de cette illusion — l'estime de soi, c'est à dire l'estime des autres, autrement dit l'illusion qu'on peut leur donner qu'on est quelque chose ou quelqu'un. »

Me revient enfin l’échec pressenti du héros sartrien de Mulukuku, incapable de vivre le présent sous la dictature d’un devenir impérieux, roman où Nicolas Duffour se livre aussi au jeu des pronoms dans la tentative d’habiter une histoire qui n’est pas la sienne (« comme le coucou, faire son nid ») pour se rapporter à un temps et des espoirs révolus, avec la foi du charbonnier dans le pouvoir politique de la fiction :



« Le motif d’un monde partagé, perpétuellement en chantier, entretient un rapport intime avec notre histoire, avec l’emploi du "nous" et l’espoir de l’autre, avec la littérature, parole singulière du langage ordinaire, dont les significations sont en attente d’autrui. Et pour cause : analogue au langage, l’espace ouvert de la politique est un monde d’interlocutions où les nouvelles traditions réclament solidairement singularité et partage. »



Je, nous, on, moi, l’intime, l’universel, la littérature, la politique : pour moi la boucle est bouclée... cependant que tout reste ouvert.

Je ferme les yeux, j’écoute à présent BC Camplight chanter (Kicking Up A Fuss) :



I don’t wannabe somebody else, but I’don’t want to be myself […]

No one save me but me

I’m kicking up a fuss



Oui, faisons des histoires !



« Si je ne suis pas moi, qui le sera à ma place ? » demandait HD Thoreau.

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La voie de la conscience

Conscience de quoi, de qui ?



Mon troisième ouvrage dans cette collection, mon deuxième de cet auteur, Pierre Guenancia, qui « rebondit » après La voie des idées (de Descartes à Hume) sur La voie de la conscience, depuis le point de départ de la phénoménologie Husserlienne : « Toute conscience est conscience de quelque chose. » Tout commence par la subjectivité, non « une identité cachée » mais « précisément ce qui ne peut pas être aperçu comme une chose dans le monde car c'est elle qui aperçoit. »

Cette voie des idées, au-delà de la familiarité historique des auteurs, Pierre Guenancia la décrit tel le primat donné à l'élucidation de « l'être de la subjectivité » face à toutes les sortes de déterminismes de l'état des choses, primat qu'il relie à une forme de Grand rationalisme. Dans les quelques pages de plaidoyer (par exemple à la fin du chapitre Husserl), le parti pris paraît un peu forcé, de même que l'équipage des auteurs choisis est par moment de bric et de broc tant ils diffèrent in fine. Certains chapitres m'ont aussi plus intéressés que d'autre, soit en fonction de mes réflexions du moment, soit en raison des philosophes eux-mêmes, de l'aride Husserl à l'insaisissable Merleau-Ponty, passant par le flamboyant Sartre (la meilleure partie malgré la distance critique) et l'apaisant Ricoeur, dans la danse de la faillibilité et de la capacité de l'homme.



En résumé — ou plutôt en introduction —  voici une porte d'entrée sur la voie des idées: « En termes cartésiens, je suis le même qui doute, qui imagine et qui sent. De là, plusieurs philosophies du sujet sont possibles, et même une philosophie qui, comme celle de Sartre, évacue le sujet au profit de la seule conscience. Mais leur point commun est que la conscience n'est pas a priori le lieu de l'illusion ni le produit de forces ou de causes qui la déterminent à agir et à penser sans qu'elle le sache. »



Encore un livre dont je me réjouis d'être le premier à prendre le risque d'une « critique », que j'aurais d'ailleurs pu tenter de relier avec ma première tentative de recension, Mulukuku (voir ailleurs ce que j'en dis) puisqu'il commence sur une épigraphe de Ricoeur et finit avec une citation de Sartre. Il me semble d'ailleurs que ce rapprochement est très dans « l'esprit » de Ricoeur, de l'ipséité, de l'identité narrative, de l'imagination et de la nécessité de la fiction sans lesquelles « l'homme ne ferait pas l'expérience d'un temps indéfiniment ouvert et en cela proprement humain ».
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L'homme sans moi: Essai sur l'identité

Face au risque de perdre l'homme à cause du moi, Pierre Guenancia propose d'écarter le moi afin de retrouver l'homme.
Lien : https://laviedesidees.fr/Le-..
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La philosophie contemporaine

Cette collection "Histoire de la philosophie" par les éditions Frémeaux et associés, correspondant à la collection "Une histoire personnelle de la philosophie" chez PUF, est une véritable aubaine pour ceux qui veulent s'initier à la philosophie, approfondir un peu cette discipline, sans pour autant reprendre des études, ou payer des formations. L'aspect oral du livre audio, où l'on entend les intonations, les explications avec une tonalité humaine, où les phrases du style oral sont plus claires et limpides, rendent la connaissance philosophique moins aride, plus accessible, plus compréhensible, que certains ouvrages où l'auteur, pourtant de bonne foi, parle un langage académique et donc inaccessible pour les non-initiés. Vous ne serez pas un professionnel de la philosophie après avoir écouté ce livre audio, mais vous aurez des notions de philosophie assez détaillées pour une culture générale un tant soit peu approfondie.
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La philosophie moderne

Cette collection "Histoire de la philosophie" par les éditions Frémeaux et associés, correspondant à la collection "Une histoire personnelle de la philosophie" chez PUF, est une véritable aubaine pour ceux qui veulent s'initier à la philosophie, approfondir un peu cette discipline, sans pour autant reprendre des études, ou payer des formations. L'aspect oral du livre audio, où l'on entend les intonations, les explications avec une tonalité humaine, où les phrases du style oral sont plus claires et limpides, rendent la connaissance philosophique moins aride, plus accessible, plus compréhensible, que certains ouvrages où l'auteur, pourtant de bonne foi, parle un langage académique et donc inaccessible pour les non-initiés. Vous ne serez pas un professionnel de la philosophie après avoir écouté ce livre audio, mais vous aurez des notions de philosophie assez détaillées pour une culture générale un tant soit peu approfondie.
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Le regard de la pensée. Philosophie de la rep..

A contrario des discours de l’époque, l’ouvrage prend parti pour la représentation, ce terme élaboré dans le cadre de la philosophie moderne.


Lien : http://www.nonfiction.fr/art..
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