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4.33/5 (sur 72 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lille , le 13/11/1973

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Bibliographie de Tessa Nauvel   (3)Voir plus

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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Ce dernier apparut à mes côtés et m’obligea à arrêter net ma course en m’attrapant par le bras, provoquant ainsi des effluves d'électricité statique entre nos peaux. Il me poussa ensuite vers le mur et approcha sa tête de la mienne à tel point que j’aurais pu me noyer allègrement dans le bleu turquoise et argenté de ses prunelles rivées aux miennes.
— Tu aimes les questions, on dirait…, ironisa-t-il en me faisant entrer ensuite de force dans la salle d’eau.
Il me repoussa une fois de plus tout contre le mur à ma droite.
— A moi de t’en poser une. Tu couches avec lui ?
Papillonnant des paupières, je voyais ses lèvres si tentatrices remuées sensuellement et son odeur si enivrante me griser profondément.
— Que… Qui ? bredouillai-je en tentant de calmer les battements de mon cœur affolé.
Il poussa une sorte de juron en grognant furieusement. Il était aussi raide que la justice et semblait contenir sa colère à grand peine.
— Est-ce que tu as couché avec ton soi-disant « ami d’enfance » ? répéta-t-il, cachant très mal son dédain.
Comme par automatisme et surtout impressionnée malgré moi par son attitude passablement agressive, je lui répondis négativement d’un signe la tête. Je ne comprenais pas pourquoi il me demandait cela et comment il en était arrivé à cette conclusion plus que grotesque. Il donnait en cet instant précis l’impression d’être jaloux. Lui, jaloux ?! Non, c’était impossible ! C’était comme si un adulte croyait encore au Père Noël, héros sociétaire fétiche issu de mon ancien monde qui distribuait les cadeaux au moment de la fête portant son nom. Alors, je ne devais pas prendre mes rêves pour des réalités ! Il en allait de ma propre survie mentale.
— Je l’ai vu sortir de ta chambre au petit matin et ensuite, je t’ai vu toi lui tenir la main à la cafétéria. Alors, arrête de te foutre de moi ! dit-il sur des tonalités grondantes de reproches, appuyant bien sur certains mots.
Ses paroles froides et incisives me donnèrent la brûlure nécessaire pour lui répondre, mais ma voix me parut lamentablement chevrotante :
— Espèce d’hypocrite…, dis-je en me tortillant pour m’échapper. Ça ne te regarde en rien ! Je couche avec qui je veux et quand je le veux ! En tout cas — toi, tu ne t’es pas gêné !
Bon sang ! Pourquoi avoir rajouté cette dernière phrase ?! Ce n’était pas assez qu’il me coince ici ? Il fallait en plus que je me ridiculise en lui livrant comme sur un plateau une jérémiade.
— Oui, mais c’était un mal indispensable. Tu ne sais ce que j’ai dû endurer pour récupérer cette vidéo. Tu devrais plutôt me remercier.
J’eus un étranglement de rire nerveux à ces propos.
— Laisse-moi rire ! Je ne savais pas que c’était une corvée pour toi le sexe. Toi qui m’as proclamé l’autre jour que c’était inné chez toi ! Ça n’a pas dû être aussi dur que tu le prétends. Et quant à d’éventuelles congratulations de ma part pour l’avoir récupéré de cette manière si abjecte, autant t’y faire tout de suite, tu n’en auras aucune.
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Depuis quelque temps, des questions tournaient sans relâche dans ma tête. J’avais beau les mettre dans un recoin, elles revenaient toujours comme un boomerang. Je n’avais pas osé en parler à mes parents qui me jugeaient trop gamine pour pouvoir assimiler ce qu’ils auraient à me transmettre oralement.
Mue par une curiosité qui ne demandait qu’à être assouvie et que je n’arrivais plus à endiguer, — surtout en présence de mon aïeul —, je me lançai, les mots se bousculant littéralement hors de ma bouche.
— Dis Mamie… Pourquoi les Extras sont pas comme nous ? Et pourquoi, ils veulent nous éra… érabdiquer ? demandais-je du haut de mes huit ans, rougissante d’avoir buté sur le dernier mot.
— Eradiquer, tu veux dire ?
Je fis oui de la tête avec un petit sourire contrit.
— Qui t’a dit cela ?
— C’est mon ami Raph. Il dit qu’ils sont pas comme nous et qu’ils ont tués beaucoup d’humains pour avoir la Terre. C’est vrai ? insistai-je, essayant de ne pas lui montrer mon inquiétude.
Bien sûr, j’avais vu comme tout le monde des photos et des vidéos sur les Extras et par conséquent, je savais à quoi ils ressemblaient mais je n’en n’avais jamais vu de près, en chair et en os. Je n’avais jamais non plus entamé aucune conversation avec l’un d’entre eux et je ne pouvais donc avoir d’autres versions que celle de ma propre espèce. Et… celle que j’avais eue de mon ami m’avait presque terrifiée.
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Je fus soudain clouée sur place par une voix masculine veloutée et ferme à la fois qui ne soufflait aucune réplique, s’élevant dans mon dos. J’eus la certitude que c’était LUI.
— Malok ! Ça suffit ! Un combat physique avec un humain serait inégal.
Son compère se calma instantanément à ces mots. Roulant des épaules comme pour nous intimider en exposant sa force physique, il nous toisa une dernière fois et lâcha avec un dédain évident :
— Ouais, c’est clair !
Je regardais droit devant moi sans oser me tourner franchement, trop troubler par la présence masculine derrière moi. Du bout des lèvres, je le remerciai tout de même. C’était pour moi, la moindre des choses à faire et ce même si Raphaël me lançait un coup d’œil de reproche. Il avait dû se pencher un peu plus vers moi, car je sentis un souffle chaud sur ma nuque et des effluves d’un doux mélange de parfum sucré et suave comme les senteurs appétissantes d’un bonbon à la framboise et boisé, comme les épines d’un sapin fraîchement coupé. Un long frisson imperceptible me parcourut de la tête aux pieds et je ressentis d’agréables petits picotements sur le côté de mon cou, exactement là où il se trouvait.
— Tes remerciements sont parfaitement inutiles. Je ne suis intervenu que dans l’intérêt de mon ami. De plus, ça l’abaisserait à votre niveau, révéla-t-il dans un murmure peu amène.
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Un groupe d’étudiants Extras — celui que j’avais entraperçu tout à l’heure, les individus le constituant m’étaient vaguement familier — passa sur ma droite, non loin du Superviseur qui les salua d’un signe de tête. Je les regardai partir, de dos et tous de taille gigantesque évidemment, mais de plus près, c’était bien plus impressionnant. L’un d’entre eux en particulier retint mon attention. Il parlait avec son camarade de gauche et je pus entrevoir pratiquement tout son profil dont le trait de l’ovale me paraissait parfait et régulier. Ses cheveux d’un blond intense parsemé de blanc éclatant lui retombaient en de légères boucles chatoyantes sur une nuque toute en puissance.
Sa manière de marcher était souple et féline et son corps plutôt élancé et athlétique était revêtu de la tenue réglementaire gris anthracite dont l’effet satiné le rendait encore plus seyant. Le tissu flatté les lignes de son imposante stature et une aura irrésistible, quasi-magnétique émanait de toute sa personne. J’étais subjuguée et lorsque je le vis disparaître avec ses amis au coin d’un embranchement, je le quittai péniblement du regard pour reporter ma concentration sur le Superviseur.
— Bien. Suivez-moi, jeunes Terriens ! Je vais vous montrer et expliquer tout ce qu’il y a à savoir sur l’Institut Karmik et votre formation, déclara-t-il, plein d’entrain.
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Les remords n'avaient été et ne seraient jamais quelque chose qui importait dans mon quotidien. C'était un état d'âme non constructif et surtout bien inutile qui n'avait aucune place dans ma vie. En effet, ce qui était fait, était définitivement fini et on ne pouvait pas changer les événements quels qu'ils soient. Alors, pourquoi se morfondre en vains sentiments de culpabilité ?
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L'ignorance fait faire beaucoup de bêtises aux gens qui ne font aucun effort de compréhension et on été dirigés en réalité par des ignorants, ou plutôt des érudits ignorants.
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Son aura bleue s’était démesurément accrue pour tournoyer autour de nous et nous envelopper tel un cocon protecteur tandis que des flux vaporeux nous traversaient de toute part dans un bruit presque assourdissant pour finir par s’atténuer. Tout à coup, la souffrance s’arrêta et je fus envahie d’une plénitude merveilleuse, comme transcendée par la certitude de ne plus être une moitié, mais une entité enfin complète.
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Lorsqu'un Ariméen trouvait enfin son Akehb, c'était à tout jamais et il n'y en avait qu'une. Nous pouvions bien évidemment avoir des relations avec d'autres femelles, mais dès l'instant où nous étions en présence de celle qui nous était destinée, nous ne formions plus qu'un avec cette être aimée. 
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Nos regards ne s'accrochèrent qu'un court instant mais ce fut si intense qu'une chaleur diffuse m'envahit subitement pour s'accroître vers mon bas-ventre. Je déglutis tandis qu'elle rougissait tout en ouvrant les lèvres inconsciemment, les martèlements de son coeur s'affolant de plus belle. Ce fut elle qui rompit le charme en se détournant vivement comme si elle s'était brûlée. Pas de doute possible : je la troublais encore.
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Cette formation éducative qui se déroulerait en trois ans se conclurait par l'obtention d'un diplôme basé sur les trois cycles et relaterait nos compétences accompagnées d'un laissez-passer nous autorisant une circulation plus large et par extension plus de liberté. Il était également prévu qu'un poste serait alloué à chacun des candidats brevets au sein de leur corporation essentiellement martiale.
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