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EcureuilBibliophile
25 avril 2017
La cité des livres qui rêvent de Walter Moers
La cité des livres qui rêvent est un roman écrit par Walter Moers.



On a tous des livres qu’on a lu petit, qu’on a adoré, qui nous ont accompagné, qu’on a relu plus tard… et qui finalement ont eu plus d’importance que prévu.



C’est comme ça que j’ai eu ce livre : un roman Young Adult pour une adolescente.



J’étais déjà une grosse lectrice alors un dragon qui écrit dans une ville consacrée aux livres, pourquoi pas ? J’aimais les livres… et je confesse que ça n’a pas beaucoup changé depuis !

Mais depuis j’ai commencé une collection de livres parlant de livres, de bibliothèque, etc.



Cela fait 10 ans qu’il m’accompagne (paru en 2006), et je vais faire de mon mieux pour vous le présenter.



Ce roman nous raconte la vie d’un dragon, Hildegunst qui quitte la cité des dragons pour partir sur les traces d’un écrivain génial. Sa quête le menu dans une ville (paradisiaque) dédiée aux librairies où lecture à l’heure de la buche et livres mystérieux cohabitent dans un bazar total.



Le coeur de la cité est constitué par un labyrinthe souterrain servant de stock quasi illimité… mais il est arpenté par de dangereux êtres qui peuvent vous dévorer pour protéger leur précieuses bibliothèques. Malheureusement je ne vous en dirais pas plus, j’adorerai me perdre dans les circonvolutions du récit mais ce serait gâcher le plaisir de ceux qui ne l’ont pas encore lu. Je possède ce texte dans une vieille édition, chez Panama, qui a eu du mal a survivre aux 10 derniers années… la reliure a souffert. Elle est cassée à plusieurs endroits, certaines pages commencent à prendre leur indépendance. Mais cette version est illustrée et offre un univers typographique magnifique ! Les lignes sont longues ce qui ralentit la lecture, et pour une fois ça colle bien avec l’histoire.

Je n’aimais pas particulièrement les images au départ et puis au fil du temps je m’y suis faite et je pense que je ne pourrai pas l’aimer autant avec d’autres.



Tout est en noir et blanc mais l’esthétique vient du visuel livresque : ils s’empilent, s’accumulent, s’entassent autour des textes, sur des pages qui leur sont abandonnées. Les symboles qui remplacent les nombres des chapitres ajoutent également à cette impression de monde construit.



L’édition offre des respirations qui collent vraiment très bien à l’ambiance et nous mettent le nez dans notre appétit… Je pense que c’est un excellent « page turner ». J’ai vraiment développé une forme de passion pour ce livre qui prend le temps de nous parler de typographie, de papier, de colle… de tout ce qui fait qu’un livre est un livre, un objet que l’on peut promener, manipuler… et CONSERVER. C’est rare, ça prend du temps, ça expose à des termes peu connus, bref ça pourrait être vu comme « élitiste », mais quel plaisir de parler livres avec quelqu’un qui semble aussi passionné que soi.



En plus il y a des portraits d’écrivains, dont les noms sont « déguisés » mais dont les caractéristiques sont flagrantes. Ils parsèment le texte, bien sur, comment parler de livres sans parler d’auteurs ? haha ! Quelle foule peuple ce monde éditorial parallèle ! Je me suis souvent demandé si tel auteur aurait sa place dans les catacombes et si oui quelle elle serait ? Nombre de nos auteurs classiques auraient bien mérité leur place dans la grotte de cuir…



Et croyez moi j’aurais pris le risque de descendre dans ces tunnels ! qu’est ce que j’aurais aimé chasser les livres de la liste d’or…



et lire pour de vrai les récits de Clairedepluie.



La couverture est majoritairement argenté et si celle de mon exemplaire s’est usée (oups…) l’effet reste très classe : il y a des reflets, des brillances, qui rendent l’objet « précieux ».



Je connais peu de monde qui l’ont vécu aussi fort, mais peut être que ma bibliophilie et ma décision d’étudier l’édition ont un lien avec ce livre, allez savoir… Pour ma part je remercie le traducteur de Zamonnien vers l’allemand qui a du s’arracher les cheveux pour réussir à rédiger ce livre 🙂 …



Puis les traducteurs de l’allemand au français : François Mathieu et Dominique Taffin-Jouhaud.
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louiscdi85
25 avril 2017
Jenna Fox, pour toujours de Mary E. Pearson
Le personnage principal est Jenna Fox, elle est amnésique après un accident est restée un an dans le coma. Avant elle habitait avec son père, sa mère Claire et sa grand-mère Lily a Boston mais ils ont déménagé pendant qu' elle était encore dans le coma en Californie. Sa famille a déménagé pour qu' à son réveil elle retrouve petit a petit la mémoire. Mais ils ont déménagé deux jours avant qu' elle se réveille, Jenna se demande donc comment ils ont su qu' elle allait se réveiller à cette date.

Ce livre m'a plus car au moment ou Jenna se rappelle petit à petit de ses souvenirs, nous les avons découverts en même temps donc on a vraiment l'impression d’être le personnage principal et cela nous met directement dans l'histoire du roman.
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EcureuilBibliophile
22 avril 2017
Bulles de savon de Emma Giuliani
Il s’agit d’un album sur le souvenir et sur l’enfance. Elle nous raconte des bribes, des morceaux que nous avons tous plus ou moins vécus avec la récurrence du « Je n’ai pas oublié » au début de chaque épisode. La rentrée, les billes, l’automne, nous sont ainsi évoqués, délicatement. Il n’y a de place que pour des moments heureux, s’adressant à un jeune public, j’aime que le ressenti soit que la vie est belle et qu’elle nous offre de merveilleux souvenirs à conserver au chaud pour plus tard.



Le dessin se fait la charpente de ce propos : la silhouette noire de l’héroïne évoluant dans un univers blanc où seul ses vêtements et les objets constituant le souvenir sont en couleurs.



On retrouve ainsi l’essence meme du souvenir : nous ne nous voyons pas, notre vision interne n’est pas focalisé sur notre corps. Ce qui nous marque c’est ce qui nous est extérieur, nos actions.

On peut se souvenir d’un bureau en désordre, d’une robe bleue, bien mieux que de notre coiffure, de la forme exacte de notre nez ou de je ne sais quel détails d’un corps qui évolue en permanence et qui n’est sans doute plus exactement le même qu’à l’instant évoqué.



Nous sommes dans la situation de celui qui ne se souvient pas de tout, qui a grandi et à qui il ne reste qu’une vague impression du moment passé. Impression suffisamment forte pour entrer tout de même dans sa constitution et dans la définition qu’il met sur pied pour parler de « son enfance ». Cependant l’impression repose sur des parcelles plus nettes, qui sont soulignées par des volumes : des collages, des superpositions de papiers… et par des petits jeux, des choses à soulever, à tirer, à bouger. Le livre devient alors un objet à manipuler, on entre en interaction avec lui en quelque sorte.
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