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Critique de Ledraveur


Ledraveur
07 février 2017
★★★★★
★★★★★

Cet album graphique est volontairement sans pagination et donne une perspective graphique homogène.
C'est rude et très interpellant ! LUZ y traite à sa façon bien à lui (depuis qu'il a vécu ce qu'il faut bien appeler le massacre du 7 janvier 2015, victimes de fanatiques en religion...), de la duplicité dualiste de la rhétorique du “religiosisme” dans un état d'être fonctionnant “en ghetto”, traitant de “l'amour”/“compassion” universel.
LUZ, dans un graphisme tourmenté, nous donne à voir ce que Hannah Arendt décrivait comme la “Banalité du mal” dans une forme de “légalisme conventionnel” dans la médiocrité d'être où gît l'absence de réflexion, cultivant l'inculture et développant sa stupidité, éludant tout esprit de “résistance civile” ; cela a toujours fait des ravages … !
Le vieil homme “habité” par lui-même enfant (j'ai bien aimé le rendu des dessins exprimant cela) prend tout en mesure l'effroyable dimension de ce qu'a subi, cet enfant …
Ceux et celles qui se sont confrontés dans leur vie depuis l'enfance aux « haïsseurs » pour quelque raison que ce soit trouverons dans cet ouvrage la seule réponse qu'il y a à apporter pour pouvoir poursuivre son existence dans la résilience, dans un appel du fin fond de l'être à la fraternité humaine. Et celle-ci doit, par une détermination irréductible, toujours être privilégiée dans les cultures et ne jamais laisser le terrain tant qu'un souffle de Vie nous habite, laisser le terrain donc, aux « haïsseurs » !

...
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
“Dieu” en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez “Dieu” que tous nous veuille absoudre !
...
(début de « L'Épitaphe de François Villon »)

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