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Critiques de Alfu (2)
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Léo Malet : Parcours d'une oeuvre
  17 septembre 2018
Léo Malet : Parcours d'une oeuvre de Alfu
La réédition de la Trilogie Noire, la publication de son Journal secret, la remise en vente des Nouveaux mystères de Paris avec une couverture de Tardi, le tout aux éditions Fleuve Noir, remettaient une fois de plus au goût du jour Léo Malet qui fut l'un des chantres de la capitale et le promoteur avec André Héléna du roman noir à la française.



Il est de bon ton aujourd'hui de la part de certains de crier haro sur celui qui influença bon nombre de romanciers de polars, pour des idées racistes provenant d'un homme devenu aigri à la fin de son existence, alors qu'ils avouent lire Céline avec plaisir.



Des idées pro-anarchistes, libertaires, contestées aujourd'hui, des obsessions sexuelles qui firent le bonheur de quelques journalistes, des sentiments parfois exacerbés à l'encontre des Arabes ou des Gitans, ce qui dans les années cinquante n'était pas perçu de la même façon que maintenant, ont déstabilisé quelque peu le socle sur lequel était édifiée sa statue.



Alfu, dans cet ouvrage fort bien documenté, essaie de percer le personnage au travers de ses œuvres, superposant Léo Malet à Nestor Burma. En disséquant l'emploi quasi systématique par Léo Malet du Je dans la narration, Alfu établit le parallèle existant entre le héros et son créateur.



Sans être un fanatique de Léo Malet, quoi que, ayant dévoré cette saga Burmassienne il y a plus d'une trentaine d'années à en attraper une indigestion, il est agréable de se replonger dans une atmosphère aujourd'hui estompée.



Fièvre au Marais, le premier ouvrage que j'ai lu de Léo Malet, dans lequel je retrouvais ce quartier où j'ai habité avant la construction de l'usine à gaz pompidolienne, me permettait de me retremper dans une ambiance quelque peu surannée. Si l'on peut être d'accord avec Léo Malet sur l'aspect inesthétique des constructions modernes érigées ça et là, on ne peut déplorer la démolition d'immeubles vétustes et laids, comme celui où je résidais.



Alfu a réalisé un ouvrage qui, pour m'exprimer comme certains critiques, se lit comme un roman, pour ne pas dire un polar. Ce parcours d'une œuvre, loin d'être complaisant, redonne, par les citations nombreuses extraites pour étayer les propos d'Alfu, envie de relire ces Nouveaux mystères de Paris un brin nostalgiques.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Léon Sazie : Zigomar et cie
  20 février 2018
Léon Sazie : Zigomar et cie de Alfu
Contrairement à ce que prétend la personne qui a référencé cet ouvrage dans Babelio, ceci n'est pas un livre collectif, mais a été rédigé par Alfu.

Cette précision effectuée, entrons dans le vif du sujet :



Parmi les nombreux feuilletonistes et romanciers populaires du début du XXe siècle, Léon Sazie, qui a marqué son époque, mais comme bien d’autres, est tombé dans l’oubli, confiné dans quelques bibliothèques éclectiques et érudites.



Pourtant, son personnage de Zigomar a perduré, sinon dans les esprits, du moins dans la langue française, sous les diminutifs de Zig, Zigoto et autres déformations, tout comme Rocambole connait encore la célébrité sous l’adjectif rocambolesque. Mais il n’a pas atteint la notoriété d’un Fantômas, même si celui-ci, à l’instar des personnages célèbres, a vampirisé les noms de ses créateurs littéraires, Pierre Souvestre et Marcel Allain, et dont l’on ne compte plus les adaptations cinématographies.



Dans son ouvrage sur Léon Sazie et sa production littéraire, Alfu présente l’auteur en quelques pages mais il s’attache surtout à disséquer son œuvre, à présenter les différents personnages qu’il a mis en scène, et pas uniquement Zigomar, ce serait réducteur, et les différents thèmes qui régissent les intrigues, les décors, les événements extérieurs, le côté social emprunté à la réalité de l’époque, et bien d’autres.



Dans son introduction, qui fait pas moins de 55 pages pour un total de 350 pages que comporte l’ouvrage, il décline ces thèmes qui précisent les lieux, publics, extérieurs, discrets ou à combinaison, puis aborde les moyens de transport, avion, métro, bateau et autres, ainsi que des domaines aussi variés et divers que les sens, le tabac dont quasiment tous ses personnages sont atteints d’addiction, sur les idées répandues à l’époque, que Léon Sazie reprend sans malice et qui sont toujours d’actualité, tel le fonctionnaire « parasite budgétivore », en réalité un petit chef qui entrave le travail de ses subordonnés, ou, plus loin, la postérité des personnages principaux ou encore Zigomar contre Fantômas.



Ces précisions apportées, le gros de l’ouvrage est consacré à disséquer les romans par ordre chronologique de parution en une vingtaine pages chaque.



Le premier à être ainsi analysé et résumé est Le Pouce, qui est publié en feuilleton dans la quotidien parisien Le Journal à partir du 18 décembre 1906. C’est la première apparition de Martin-Numa, le premier Sherlock Holmes français, un policier qui sera supplanté dans le cœur des lecteurs par Zigomar, le chef redoutable de la bande des Z, traqué par Paulin Broquet, qui, à l’instar de l’inspecteur Juve avec Fantômas, traque ce bandit aux multiples facettes.



Mais outre Martin-Numa et Zigomar, qui vampirisent pratiquement l’œuvre de Léon Sazie, il ne faut pas oublier d’autres personnages, moins connus mais tout aussi attachants : le policier Mirobal, l’espion Bochemar, le bandit Tréflar, ou Cigarol l’énigmatique.







En érudit pointu, sourcilleux, méthodique et précis, Alfu dissèque, décortique un à un les romans de Léon Sazie, en proposant des résumés complets, citations et extraits à l’appui. Evidement, cet ouvrage ne se lit pas comme un roman, plutôt comme un dictionnaire. L’on pioche dedans, l’on picore, l’on s’imprègne de l’atmosphère et l’on ne peut qu’être impressionné par le temps et la patience qu’il a fallu pour lire, analyser, résumer, extirper les phrases chocs ou intéressantes, et rédiger ce qui représente un travail colossal.







L’on pourrait croire que, après avoir consulté cet ouvrage, on n’est pas obligé de lire les romans de Léon Sazie, ce qui est un peu vrai, et si l’on a assimilé les textes dus à la plume d’Alfu, on peut briller en société. Mais il n’en reste pas moins vrai que la curiosité reste la plus forte, et même si on possède tous les éléments clé en main, on désirera se plonger dans les romans de Léon Sazie. Un peu comme les feuilletons télé façon Columbo, dans lesquels le coupable est connu d’avance mais ce qui importe, c’est la le travail d’enquête effectué par l’inspecteur pour découvrir son identité.







Le sommaire de Léon Sazie, Zigomar et Cie se décline ainsi :



Avertissement



Introduction



Le Pouce (1906)



Martin-Numa, le plus grand détective du monde (1908)



Zigomar (1909)



La femme rousse (1910)



Peau d’anguille (1912)



Mirobal (1913)



Zigomar au service de l’Allemagne (1916)



Bochemar (1916)



Bouche-en-cœur (1917)



Tréflar (1919)



Zigomar contre Zigomar (1924)



Cigarol (1919)



Un nouveau coup de Zigomar (1938)







On pourra juste regretter que la bibliographie complète des œuvres de Léon Sazie ne figure pas en appendice. Il est vrai qu’avec Internet on peut accéder à cette liste, mais cela demande à s’approvisionner à plusieurs sources, alors qu’une seule eut été la bienvenue.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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