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Citation de LydiaB


En Germanie, le développement de nouveaux pouvoirs locaux. (Pages 86-87)

En l'absence d'administration, la tutelle que Henri II (1002-1024) et ses successeurs sont parvenus à imposer aux anciens duchés est indéniable, mais elle demeure forcément légère.
Dès l'an mil, on assiste en fait à une redistribution des cartes du pouvoir, au bénéfice de nouveaux seigneurs régionaux, laïques et ecclésiastiques, aux pouvoirs ancrés dans un espace. Le processus s'amorce dans un premier temps en Saxe, Lotharingie et Franconie, et déjà Henri II cherche à l'enrayer en ferraillant contre quelques familles (Billung, Ezzon, Saliens...). On pourrait être tenté de désigner ce phénomène comme un processus de "féodalisation" à la française. Si ce n'est qu'il s'agit moins d'une déliquescence des grands pouvoirs (royaux, ducaux, comtaux) qu'une transformation de ceux-ci, conjointe à l'émergence de plus petits seigneurs. Ce développement des Adelsherrschaften gagne l'ensemble du royaume dans la seconde moitié du XIe siècle.
Il faut cependant bien avoir en tête que l'historiographie allemande ne l'aborde pas du tout dans la même perspective, ni avec les mêmes outils conceptuels que la recherche française. Là où, en France, on parle de principautés, puis de châtellenies et de seigneuries, les Allemands utilisent des concepts qui renvoient à la qualité de celui qui exerce le pouvoir : "Adelsherrschaft", littéralement le "pouvoir nobiliaire". Ils évitent toute référence à un territoire (Landesherrschaft), le concept étant réservé à des temps ultérieurs où se constituent les "principautés territoriales".

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