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Citation de LydiaB


Ce fut le samedi après Pâques, au temps où le rossignol accuse par ses chants ceux qui n’ont soin d’aimer. Un loriot par aventure chantait dans le bois, près de Guillaume qui ne pouvait fermer l'œil, bien qu’il fût dans un lit douillet, large et bien blanc. Si naguère il était écu franc, maintenant il se regarde comme serf.
Amour ! s’écrie-t-il, qu’adviendra-t-il de moi ? que ferez-vous de ce chevalier ? L’autre jour vous me promîtes de me conseiller loyalement. Il serait bon de ne pas trop tarder. J’ai suivi de point en point vos ordres : j’ai quitté mes gens et suis venu en ce pays comme un pèlerin étranger, inconnu à tous. Sans cesse je soupire, je souffre, le cœur serré par le désir.
Oui, sans doute, maintenant je fais le malade, mais bientôt je n’aurai plus besoin de feindre, si le mal que je souffre doit m’étreindre longtemps encore. Et vraiment ce n’est pas un mal, c’est un sentiment dans lequel je me complais plus qu’en aucun autre ; mais il y a un proverbe qui dit : Prends l’événement en bien, et tu seras heureux ; prends-le en mal et tu seras malheureux. Je me plains en vain, car vous ne daignez même pas m’entendre ; vous devriez bien me dire un mot, au moins, pour me donner courage.
Mais c’est vous qui avez raison ; moi, j’ai tort de me laisser abattre aussi tôt. Un amant doit avoir un cœur de fer. Et rien que par le nom je prouverai qu’un véritable amant doit être plus ferme que l’aimant.
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