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Citations sur Jerome Bel & Boris Charmatz - Emails 2009-2010 (7)

je pense que l'affaire est là. Quel corps travaillons nous ?
Le corps que j'ai choisi de travailler est un corps culturel, socialisé, historique. Le tien est moins «civilisé», il est traversé de pulsions, il s'interroge de l'intérieur. Le mien est vide, il n'est que codes et signes, il est discursif ; le tien est plein d'on ne sait quoi, qui ne cesse d'exploser à sa surface. Le mien est là, immobile, atterré par le monde, ayant rendu les armes face au capitalisme dominant, n'ayant trouvé comme résistance que sa propre inertie, que sa lenteur, n'ayant trouvé comme subversion possible que quelques microévénements à opposer au géant. Le tien est fougueux, il fait semblant de ne pas comprendre ce qu'il se passe pour essayer de s'y soustraire, de ne pas y penser, tente d'autres articulations, d'autres gestes, d'autres rapports. Il veut croire qu'il existe une alternative... - Jérôme Bel
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Tu utilises la culture savante, moi la culture populaire ou de masse. Ça m'agaaaaaaaaace, tu ne peux pas savoir, à chaque fois que je m'en rends compte. .... J'ai choisi la pop pour être plus compréhensible à tous, j'ai choisi de travailler sur le banal pour ne pas dominer les spectateurs avec mon savoir et mes goûts. - Jérôme Bel
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Le vertige, c'est l'une des catégories du jeu selon Roger Caillois... et je crois qu'Odile Duboc en a vraiment fait quelque chose de particulier. Car au lieu de s'enivrer de grands mouvements infinis, vertigineux au premier degré, ….. elle cherchait dans des microdéplacements et un art du toucher (des autres, mais aussi de soi et des matières environnantes, réelles et rêvées) de quoi nourrir ce vertige, délibérément placé dans un espace plutôt intime. Elle portait son attention à des soulèvements minimes du corps, des contacts non affirmés, non finis, des étirements non linéaires - Boris Charmatz
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il faut, au contraire, s'absenter pour en laisser voir la danse en quelque sorte : une danse qui serait aussi la vraie musique de Helmut, puisque auparavant on la torture quelque peu en diffusant, simultanément, dix années de son travail sur vingt-deux ghetto-blasters disséminés parmi le public. J'ai donc imaginé une fin où, progressivement, le mouvement n'est plus qu'une onde qui circule de l'un à l'autre, quand nous sommes allongés en ligne brisée sur la plaque métallique du sol. - Boris Charmatz
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Dès que se nomme l'opposition haute culture/culture populaire on dit à tous les intellectuels, les chercheurs, les artistes complexes ou parfois illisibles dans l'immédiateté de leur exposition, qu'ils sont disqualifiés à tout jamais par la masse proprement inoubliable des marques et des gestes que personne ne peut éviter, sous peine justement d'être frappé de ce sceau infamant de l'élitisme... L'idée d'un art populaire, opposé à un art savant, suppose généralement que nous partageons tous les mêmes modèles culturels dominants, alors que pour moi, intimement, il n'en est rien - Boris Charmatz
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C'est un peu la crainte du point de vue de Sirius : les danseurs sont souvent des objets de discours et d'étude, et au contraire, ce qui m'intéresse depuis.. l'enfance, c'est que cette pratique de danse m'a amené à réfléchir au moins autant que certaines études directement théoriques. - Boris Charmatz
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J'ai remarque que mes idées me sont souvent venues dans des états de conscience un peu particuliers. Souvent, juste avant de m'endormir. J'ai dormi, pendant des années , avec un carnet de notes et un stylo dans mon lit ! Quand je cherchais des idées, il suffisait que je prenne un bain, la chaleur de l'eau, mon corps flottant dans la baignoire, produisaient une altération comparable à celle du pré-sommeil, un relâchement qui provoquait une sorte de brèche dans ma conscience, d'où les idées surgissaient. - Jérôme Bel
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