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Critique de Sphilaptere


Sphilaptere
  12 septembre 2018
Peut-on utiliser cette méthode toute seule ? je ne sais pas, je trouve le japonais tellement difficile que j'en fais plusieurs à la fois, mais celle-ci est la plus sympathique.

Le Minna no Nihongo, la méthode académique, géniale par ailleurs, vous apprend un niveau de langage qui permet de ne pas passer pour un grossier personnage, si vous allez là-bas, et ne risque pas d'effrayer Tanada san de la compta, ni de vexer Yamamoto le prof de statistiques (et puis aborde des thèmes pas vraiment passionnants... mais qui peut bien avoir envie de savoir dire « agrafeuse » en japonais ?).

Le japonais a des niveaux de langage différents grammaticalement. Je n'ai pas encore regardé, mais je suis à peu près sûr que Luffy de One Piece ne s'exprime pas comme Tanada de la compta, du moins quand elle est au boulot. Et je ne crois pas que le Minna prépare à la lecture des mangas.

Voici cinq caractéristiques intéressantes du Japonais en Mangas :

1 – C'est complet et très sérieux, pour autant que je puisse m'en rendre compte, mais l'ordre des leçons est totalement inhabituel. On ne parle pas avant la moitié du manuel des choses par lesquels les autres méthodes commencent (watashiwa « sufiraputeru » desu). Avant ça on a appris à compter, à dire la date, le temps qu'il fait, où est le nord, comment on dit une pastèque ou un singe, et on connaît plein de kanjis. Et ceux-là, en plus de déchirer leur langue, je crois que plus on les apprend tôt, mieux c'est.

2 – La grammaire familière est donnée en même temps que la grammaire formelle, et quand des formes grossières, voire insultantes, existent en plus des formes familières et formelles, elles sont données aussi.

3 – Il y a décortiqués à chaque chapitre deux pages de très courts extraits de mangas. Des mangas avec de vraies phrases qui préparent à la vie, comme « elle est par où la gare ? », pas « veuillez m'excuser monsieur, pourriez-vous m'indiquer le chemin de la gare ? »

4 – Il y a un chapitre entier sur les insultes, des mots, convenez-en, infiniment plus utiles que « agrapheuse ». En dehors du « baka » passe-partout, en voici quelques unes pour diverses circonstances de la vie : ブス、タコ、間抜け、糞銀行員 (la dernière à sortir à mon banquier, je n'aime pas les banquiers).

5 - Il y a un chapitre, et cinq pages d'annexes, sur les onomatopées. Parce que même en sachant lire les onomatopées (les adaptations laissent souvent les onomatopées en v.o. dans les cases) on s'aperçoit vite qu'il faut apprendre leur sens comme le reste du vocabulaire.

Par contre il n'y a pas d'exercice. Peut-être que la deuxième édition, qui vient de sortir comble cette lacune.
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