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Critique de Lutin82


Cette chronique ne dévoilera rien de l'intrigue contenue dans La Novice de Trudi Cavanan, ni les événements se déroulant antérieurement. le titre à lui seul révèle déjà un point capital du récit, Sonéa a été acceptée entre les murs de la guilde des magiciens.

Le quotidien, les habitudes et les coutumes de la Guide sont bousculés par cette dernière. Mais son intégration est un événement unique : habituellement, les élèves mages sont issus de la bonne société et non pas de la rue. Il y a un esprit de camaraderie né de cette similitude de vie, de repères et de comportements. La jeune fille ne connait rien des règles du jeu qui lui sont proposées, elle se trouve donc « logiquement » exclue du cercle des apprentis. Entre repli sur soi et désir d'évasion, elle cherche à trouver sa place, son harmonique, tâche loin d'être aisée pour une jeune femme lambda, et encore moins pour une transfuge. En effet, elle doit en premier lieu affronter l'inimité de ses camarades et dans une moindre mesure l'ombre sombre d'euskariens…

La tension, l'inquiétude et les luttes de la jeune magicienne sont palpitants, les difficultés qu'elle affronte nous font vibrer bien que le tout soit parfois un peu répétitif. Ce harcèlement – sujet d'actualité assez régulier avec le système scolaire – est assez réussi, et donne une idée assez précise des tourments qu'il est possible d'infliger aussi bien physiques que moraux.

La situation personnelle de Sonéa n'est pas le seul enjeu de ce tome 2. L'école est sujette à des luttes d'influence certaines, machiavéliques et potentiellement fatales. Peu à peu, différentes pièces du puzzle s'accordent et nous éclairent sur les motivations des uns et des autres. Avec au centre, non pas Sonéa, mais un mage noir…

L'héroïne est un peu trop tendre pour une adolescente ayant vécue l'âpreté de la rue, cependant, l'intérêt est largement compensé grâce aux faits et gestes du Haut Seigneur. Il n'en demeure que le lecteur reste séduit par la volonté, la détermination et la sympathie de la jeune femme. Akkarin est doté d'une aura qui illumine les moments faibles de ce tome. Les héros sont attachants, les méchant stéréotypés mais intéressants et les relations séduisantes même si un peu trop convenues.

Ce directeur de l'école, est loin de ressembler à Dumbledore ou Gandalf puisqu'il est jeune et conserve une part de mystère (et de charme) tout au long du roman. Je fais référence volontairement à Harry Potter, car par certains côtés, les deux cycles partagent des points de convergences notamment sur les affrontements entre élèves et la formation de clans. Nous restons assez éloignés en terme d'introspection et de poésie d'une trilogie comme Terremer de le Guin qui comporte aussi l'apprentissage d'un futur grand mage.

L'intrigue est plaisante et bien orchestrée même si elle n'est pas innovante. L'écriture est fluide et la traduction impeccable. le problème de rythme noté dans le premier volet est toujours présent. A l'image de la critique précédente, malgré cette absence d'originalité, le roman capture le lecteur avec efficacité…

N'hésitez pas à consulter ma critique sur mon blog
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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