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Critique de Pois0n


Pois0n
  20 juin 2019
Après un premier tome somme toute agréable à lire mais trop superficiel sur tous les plans, voilà que le second relève GRANDEMENT le niveau. Mais alors plutôt niveau claque.

Mia se retrouve engagée pour servir de muse à un célèbre artiste. Maligne, Audrey Carlan nous surprend dès les premières lignes en envoyant son héroïne, qui, pour rappel doit toujours être tirée à quatre épingles, son corps étant son outil de travail... directement le pied dans le plâtre. Bon, ça ne change finalement pas grand-chose à la suite, le dénommé Alec étant du genre bourreau de travail. Pendant trois semaines, aucun des deux ne va mettre le nez dehors : il faut absolument que le projet du maître soit prêt à temps pour le vernissage à venir.

C'est donc à une intrigue en huis-clos que nous avons droit. Là où le premier volume faisait la part belle aux ellipses et où il ne se passait pas grand-chose, ici, on assiste, du début à la fin et dans les moindres détails au processus créatif des sept toiles qui constitueront le clou de l'exposition. Toiles dont Mia est le sujet principal évidemment, mais moins son physique que son âme mise à nu.
Et c'est là le véritable point fort de ce tome : le projet artistique d'Alec, on y croit. C'est crédible, c'est fouillé, et surtout incroyablement bien pensé. Loin de n'être qu'un faire-valoir pour la romance, il est le véritable sujet du livre.

A côté de ça, on assiste bien évidemment à un rapprochement entre Mia et Alec. Mais si le côté extrêmement tactile de celui-ci pouvait faire craindre un dérapage aussi rapide que dans le tome 1, il n'en est rien. Il faut attendre la moitié du livre environ avant que l'érotisme ne soit au rendez-vous. De ce côté-là, malgré l'abondance de sexe, il n'y a aucune répétitivité, pas même avec le tome précédent.

Après un Wes à peine esquissé et fadasse au possible, le très haut en couleur Alec vaut son pesant d'or. Il est un peu perché, artiste oblige, voit la vie à son façon (idem), d'une façon très poétique et romantique, un peu fataliste. Oui, Alec est un peu cliché, mais c'est en partie ce qui fait son charme. Ça, et le fait qu'il soit français. Et alors là... jamais je ne me serai autant dit « p****, c'est tellement FRANÇAIS » qu'en lisant ce livre. Monsieur Février s'appelle donc Dubois. C'est un artiste. Il a un poème de Prévert tatoué dans le dos. Il ne baise pas, il fait l'amour (#FrenchLover). Après quoi, lui et Mia consomment du vin et du fromage. SO FRENCHY. Je vous rassure, il est cliché, certes, mais pas caricatural.

Bref, qu'il s'agisse de lui-même ou de son projet artistique, j'ai adoré Alec. Comment Mia peut-elle encore penser à son scénariste sans charisme alors qu'elle est aux côtés d'un homme mille fois plus intéressant ? Car Mia est bel et bien amoureuse de Monsieur Janvier. On pouvait penser qu'il y aurait bien « douze mois, douze hommes », mais son coeur a manifestement été pris dès le premier. On commence à s'attacher à notre apprentie escort, à en apprendre un peu plus sur son passé et l'impact qu'il a eu sur sa vie d'adulte. On découvre également sa petite soeur au détour d'une conversation assez touchante. Bref, Mia prend de l'épaisseur.

Ce second tome de Calendar Girl est donc plus que « très bon ». A travers l'Art, Mia se retrouve mise à nu (au propre comme au figuré) et le récit abandonne toute superficialité.
Une chose est sûre, la barre est mise très haute. Espérons que le troisième volume sera à la hauteur !
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