AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de ATOS


ATOS
  19 septembre 2015
Mais pourquoi Colette n'était-elle pas peintre ? Elle écrivait. Et l'écriture pour commencer n'est ce pas là une des façons les plus phénoménales de peindre ? Peindre les bruits, les ombres, les odeurs, peindre le tintement des heures, peindre la poussée du printemps, la langueur des velours, peindre la matière des brumes, peindre l'apostrophe des solitudes, et leurs folles majuscules qui vous enserrent l'âme encore plus fortement que le coeur. Toucher l'élan qui vous saisit avant même le mouvement qui vous entraîne. Écrire une route pour dessiner sa vie. La vagabonde, l'amour brisé comme une gueule cassée. Revenue d'un charnier dans lequel elle a s'est faite arrachée le coeur. Faite pour aimer. Sans aucun doute. Faite si bien, si entièrement, si totalement, si véritablement pour l'amour que le verbe en devient infalsifiable. Trouver alors refuge dans le choix d'une solitude en compagnonnage plutôt que dans un partage où l'enjeu ne serait que marchandage.
1910 - Colette libérée, Colette danse. Colette peint. Elle vagabonde.

Astrid Shriqui Garain
Commenter  J’apprécie          210



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (16)voir plus