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Critique de nameless


nameless
  26 mai 2019
Les enfants Sears, David et Diana, sont élevés par un père schizophrène qui les torture mentalement à sa manière en les obligeant à lire et à apprendre par coeur tous les auteurs classiques, dont ils doivent ensuite régurgiter les textes au cours de longues séances de questions-réponses, assimilables à des interrogatoires cérébralement musclés. Malgré leur enfance bousillée, David est devenu avocat spécialisé dans les divorces, mène une vie qu'il veut tranquille auprès de sa femme et de sa fille, tandis que Diana a épousé Mark un généticien brillant, et donné naissance à Jason. Malheureusement, Jason est très tôt diagnostiqué schizophrène avant de mourir noyé dans un étang à l'âge de 8 ans. La raison de Diana vacille : « Parce que c'est en nous. La schizophrénie. Dans notre famille ». C'est ce qu'elle croit, persuadée qu'une maladie mentale peut se transmettre de génération en génération, mais elle pense également que la cause du décès de Jason, en dépit des conclusions de l'enquête qui l'affirment, n'est pas accidentelle mais due à une intervention de Mark qui n'a jamais accepté la différence de son fils.


Dans ce roman, on retrouve tous les thèmes chers à Thomas H. Cook, la mémoire, le deuil, la famille, l'hérédité.... Il y a même un étang, lieu récurrent dans sa bibliographie, où, dans bon nombre de ses titres, il fait volontiers périr certains de ses personnages. Les liens du sang est aussi un roman très érudit, comme son auteur. Les références littéraires, extraits, citations, aphorismes et autres maximes abondent et surabondent.


Comment expliquer, malgré mon admiration cookienne, la déception ressentie au cours de cette lecture ? De nombreuses zones restent plongées dans l'ombre : le lecteur ignore pourquoi David est interrogé dans un chapitre sur deux par l'inspecteur Petrie dans un commissariat  ; jamais il n'est fait allusion à la mère de David et Diana, comme si leur père leur avait donné naissance sans intervention féminine ; les personnalités de l'épouse et de la fille de David sont esquissées et leur implication dans l'intrigue n'est pas claire ; les motivations de Mark, s'il a réellement tué son fils sont floues. Au final, je me suis un peu perdue dans ce roman embrouillé qui reflète mal la richesse et la densité de l'oeuvre de Thomas H. Cook.
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