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Critique de Syl


Syl
  14 avril 2013
L'inspecteur Principal Morse de la police de Kidlington se retrouve aux urgences de l'hôpital, suite à un malaise. Alcool et cigarettes rongent le foie et l'estomac de façon imparable. le premier diagnostic annonce le moins et le plus pire… entre un ulcère normal et un ulcère perforé… faites votre choix !

Dans la salle commune, lorsque les médecines ne l'envoient pas dans une torpeur confuse, Morse détaille son environnement ; ses voisins perfusés, ses voisins décédés, les allées-venues des infirmières, les visiteurs…
Homme cultivé, très intelligent, Morse a besoin de stimulants cérébraux. Quand son assistant, le sergent Lewis, lui apporte deux livres pour combattre l'ennui, il les accepte avec soulagement. Un troisième recueil lui est offert par une vieille dame, en souvenir de son mari décédé la veille. Il avait passé sa vie à rédiger une histoire criminelle. « Meurtre sur le canal d'Oxford » de Wilfrid M. Deniston rejoint alors les deux autres sur la table de chevet.
Alternant ses lectures, « le billet bleu », lecture émoustillante, et « Meurtre sur le canal d'Oxford », relatant le viol et le crime d'une jeune femme, Joanna Franks, en 1859, Morse ne voit plus te temps passer.
Bien vite, seule la deuxième lecture accapare son attention. Des incohérences lors du procès des trois marins coupables, dont deux seront pendus, reviennent hanter Morse durant ses nuits.
Il décide donc de reprendre point par point l'affaire. Se faisant aider par le fidèle Lewis et Christine Greenaway, fille de son voisin de lit et bibliothécaire à la célèbre Bodléienne, Morse oublie ses douleurs gastriques, son confinement forcé, le dragon Nessie infirmière-chef, et son sursis dont la durée se partage entre quelques mois et quelques années.

De son lit, telle une seigneurie, le majestueux Morse reçoit ses visiteurs, donne ses ordres et constitue peu à peu un nouveau dossier sur cette jeune femme de trente-huit ans retrouvée noyée dans le canal d'Oxford.
Et les preuves racontent une autre histoire…

Ce livre est issu d'une série qui compte treize volumes. Celui-ci est le huitième. Cette découverte, je la dois à Edith qui avait su titiller ma curiosité avec son billet. Je rejoins son avis sur l'écriture, l'humour et le personnage.
Morse est un célibataire d'une cinquantaine d'années qui aime la littérature, la poésie, la musique classique et… boire. Malgré sa silhouette bedonnante, un peu décatie, Morse est un charmeur. On a du mal à l'imaginer autrement que séducteur lors de la lecture, même dans un pyjama aux couleurs criardes ; il séduit avec sa culture, sa gentillesse, ses yeux doux, son écoute, son humanité. Dans cet épisode, il ne sait plus où donner tête… les infirmières sont toutes belles, consciencieuses et vigilantes à son confort. Cette villégiature forcée finit par être très agréable.
Si parfois il se montre caustique, moqueur, ce piquant n'est jamais agressif ou vulgaire. Il nous régale de sa dérision et son humour très britanniques. Avec son comparse Lewis, ils forment un charmant couple ! le mentor et l'apprenti, le père et le fils.
Quant à l'enquête, elle se révèle étonnante. La perspicacité et l'entêtement de Morse élucident un crime trop vite jugé. Les indices récoltés cautionnent une autre vision qui paraît retorse et immorale.
Une lecture qui m'a captivée tout un après-midi, avec son mystère et ses personnages atypiques (Préférence pour l'infirmière en chef).
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