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Critique de Alfaric


Alfaric
  02 mars 2018
Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va, et cela vaut autant pour Gauthier de Flandres qui tourne en rond que pour Jean Dufaux dont l'histoire tourne en rond également... Déjà la saison 2 la série s'appelle "Nomade", et comme les lecteurs ne comprenaient pas si c'était ou ce n'était pas pas la suite de "Croisade", on l'a renommé « Seconde époque : Nomade », mais là les lecteurs ne comprenaient pas pourquoi cela s'appelait nomade à part 2 ou 3 tirades censément stylées de Jean Dufaux donc on est revenu à la dénomination et à la numérotation originelle ! le scénariste belge voulait réaliser un serial dans la même veine que "Les Tours de Bois-Maury", qui lui aurait éviter de se décarcasser à réaliser un feuilleton donc qui lui aurait éviter de se relire pour éviter les incohérences à la con : oui mais non, donc on retrouve les défauts insupportables de l'auteur à savoir que chaque tome contredit, dément voir détruit et déconstruit ce que a été fait dans le tome d'avant (et même parfois à l'intérieur d'un même tome !). Quand tu lis la série en suivant son rythme de parution les incohérences à la con ne sautent pas forcément aux yeux, mais quand tu lis les tomes d'une traite cela part dans tous les sens et cela finit en eau de boudin, bref cela devient « bleachien » ! (attention grosse insulte hein ^^) Quelque part on a donné de la confiture à un cochon, car les dessins de Philippe Xavier sont magnifiques et de tomes en tomes de plus en plus beaux et de plus en plus aboutis... Syndrome Jean Dufaux couplé au Syndrome Bleach donc : c'est beau et c'est bien, tant que tu ne lis pas les phylactères qui racontent des bullshits... Je ne comprends pas comment les prescripteurs d'opinion peuvent continuer de cirer les pompes d'un gars qui a foiré toutes les séries sur lesquelles il a travaillé : encore une fois il y a ceux qui on la carte et qui sont adulés mettent s'ils font de la merde, et ceux qui n'ont pas la carte et qui sont bashé même s'il réalise un chef-d'oeuvre...


Dans ce tome 5 intitulé "Gauthier de Flandres", le croisé belge erre dans le désert avec ses nouveaux potes juifs qu'il a libérés autant du monstre qui les terrorisait que du sorcier qui les exploitait (et les croisades dans tout ça ? OSEF !). Ils ne servent tellement à rien qu'ils disparaissent rapidement, à part Osarias rendu immortel par Mélisande la Lumière des Martyrs, qui elle aussi ne sert à rien donc on se demande à quoi sert ledit Osarias... S'il fallait un side-kick à Gauthier, c'est-à-dire un Olivier à Aymar de Bois-Maury, pourquoi avoir fait crever son side-kick de départ dès le début de la série ?
Toujours est-il qu'il se retrouve dans le caravansérail de Meg Halstar où le mage Cafta semble faire la pluie et le beau temps (il sort du même moule d'Ottar Benk dans la saison 1, à part qu'il ne sert à rien du tout). Alors si j'ai bien compris, Gauthier qui une fois de plus veut jouer aux bons samaritains pour se donner bonne conscience s'interpose entre les Assassins et leurs prisonniers chrétiens, à savoir Renaud de Châtillon et sa soeur Vespera : les Assassins doivent remettre leur mystérieuse cargaison à Ottar Benk, alors qu'elle devait être remise un roi chrétien (dont on en connaîtra jamais l'identité : merci Jean Dufaux !). Je vais essayer de ne pas oublier Lhianes (qui finalement elle aussi ne servira à grand-chose), à la foi esclave, guerrière et strong independant woman : cela permet de mettre en scène une relation amoureuse entre la bimbo badass et Gauthier le Gary Stu de Jean Dufaux, mais surtout entre voyeurisme et exhibitionnisme de mettre en scène les fantasmes de l'auteur... Soupirs... le nombre de personnages qui sont mis sur le devant de la scène avant de crever salement et inutilement alors qu'ils auront servi à rien dans l'avancement de l'intrigue est hallucinant ! (genre le maître des Assassins qui nous raconte ce tome, mais qui mourra comme une merde dans le tome suivant sans qu'on sache son nom, son passé et ses motivations ^^)
Mais dans ce tome nous sommes d'abord et avant tout dans un huis-clos et on nous refait le coup de Beowulf et Grendel, et force est de reconnaître que c'est bien fait (attention hein, 1 fois ça, 2 fois ça va, mais 3 fois bonjour les dégâts ^^). le monstre anthropophage est remplacé par un démon incube voleur de corps et l'idée est excellente : si l'hôte est fort il contrôle démon et ses pouvoirs (et c'est pour cela que tout le monde le convoite), mais si l'hôte est faible c'est le démon et ses pouvoirs qui le contrôlent et il dévore ceux qui l'entoure avant de le dévorer lui de l'intérieur... Sauf que Jean Dufaux n'est même pas capable de l'exploiter ! Calamitas !!!
Je reviendrai au fil des tomes sur les pistes qu'il lance comme autant de bouteille à la mer, mais je ne résiste pas à la tentation de relever la grosse incohérence de cette fin de tome : pourquoi Renaud de Châtillon qui travaille pour les souverains chrétiens demande à Gauthier de Flandres de l'amener à Jérusalem qui est tenu par le sultan Ab'dul Razim où les chrétiens ne sont plus en odeur de Sainteté ? Putain, relis-toi au moins une fois Jean Dufaux !
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