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Critique de lesmiscellaneesdepapier


lesmiscellaneesdepapier
  21 avril 2020
J'ai eu la chance de recevoir ce livre en service de presse numérique.

Les premières pages dans la vallée m'ont subjugué. J'étais heureuse de trouver un décor africain et de retrouver la beauté des mots de l'auteur.
Les personnages sont tout de suite attachants « de toute sa vie, Soum n'a jamais prononcé un mot. Mais la collection de ses sourires est infinies. » Les héroïnes sont puissantes, fortes et indépendantes d'où qu'elles viennent et quelle que soit leur histoire. On sent que la construction les amènera à leur apogée pour ce qu'elles sont et pas par rapport à d'autres personnes. « Cet homme est amoureux d'elle. Elle le sait. Elle n'aime pas les gens amoureux. Elle n'aime ni l'amour ni les gens d'ailleurs. » « Amélie déteste ce qui est joli. Elle aime ce qui éblouit, ce qui fait mal aux yeux tellement c'est beau. Elle aime ce qui fait presque peur. »

On y retrouve pourtant avec plaisir la plume de l'écrivain pour parler avec justesse des sentiments « il est accablé d'amour, étourdi, noyé par cette vague. Renversé contre la fenêtre, il n'est pas loin de traverser le carreau, de tomber dans les buis du jardin ou de rester accroché aux rosiers grimpants. Il cherche oxygène. Il veut qu'elle l'aime. Il pourrait presque oublier le grand projet qu'il prépare depuis deux ans. »
Sur la premier moitié l'auteur plante les histoires parallèles qui grandissent et se tissent au fil des pages jusqu'à se retrouver entremêlée par la suite. Avoir lu le livre de perle, m'a fait patienter jusqu'à ce moment, les décors étant tellement différents que s'en est déroutant.
Une fois la prise au vent faite, tout s'emballe, on tangue, on est chahuté et b***** va falloir attendre l'année prochaine pour la suite... Je suis contente d'avoir lu ce livre au réalisme magique latent pendant ce confinement. Il nous évade et nous recentre en même temps « dans la langue de sa mère, la langue des Okos, il n'y a pas de ‘fer'. Il n'y a de mots que pour décrire ce qui est important. Pour dire la couleur de chaque heure de la nuit ou le gloussement qu'on fait en dormant quand une herbe vient nous toucher l'oreille. »

Petit bonus: « petit lapin mouillé » : Elixus cuniculus en latin🐰
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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