AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de migdal


migdal
  04 février 2018
Trois femmes nous emmènent vers l'Arkansas dans un noir voyage « sans lendemain » au lendemain de la guerre, en 1947 lorsque l'Amérique victorieuse soigne ses invalides en essayant de les oublier et rêve à un monde meilleur « made in Hollywood ».

La femme de Hollywood, Billie Dixon, n'a pas connu son père et sa mère l'a abandonnée à sa grand mère pour la punir d'avoir engendré un tel fils … initiée aux plaisirs saphiques dans les bacs fonds de Los Angeles par des filles en manque d'hommes partis en guerre, Billie n'a pas réussi à faire carrière dans le cinéma, univers réservé aux « enfants de », et survit en distribuant des navets dans les états du Sud.

La femme du Missouri, Amberly Henshaw, a épousé Obadiah, héros de guerre aveugle et décoré. le pasteur Obadiah veille à la moralité de ses ouailles en les préservant du cinéma et tyrannise son épouse en veillant à sa conduite.

La femme de l'Arkansas, Lucy Harington, et son frère Eustace font respecter la loi et l'ordre à Stock's Settlement sous la gouverne des frères Picket dont Josiah procureur.

Quand Billie croise Amberly l'intrigue se noue, implacable enchainement qui de meurtre en meurtre conduira Billie dans les mailles de Lucy …

J'ai lu d'une traite ce roman bref, haletant, qui nous dépeint une époque où le maccarthysme couvait, alimenté par la dépravation d'Hollywwod dont les affaires Roman Polanski et Harvey Weinstein montrent la pérennité. Roman noir atypique par ses premiers rôles tous féminins dont Lucy Harington est finalement l'héroïne improbable et magnifique.

Un bon livre, écrit par un fils de pasteur, qui pourrait tout à fait se dérouler ici et maintenant. Gallmeister nous offre une fois encore de belles pages traduites sobrement par Sophie Aslanides.
Commenter  J’apprécie          260



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (24)voir plus