AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2351781325
Éditeur : Gallmeister (01/02/2018)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Billie Dixon sillonne les États-Unis des années 1940, s’efforçant de vendre des films dans les salles de cinémas des petites villes du Midwest. Elle apprécie son boulot et le contact avec les clients. Jusqu’à ce que dans un bled paumé de l’Arkansas, un prédicateur fanatique s’en prenne à elle, bien décidé à bouter hors de la ville tout ce qui ressemble à du cinéma. Billie aimerait bien le convaincre de changer d’avis, mais les choses se compliquent encore lorsqu’ell... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  25 janvier 2018
Bienvenue chez les ploucs. Dès les premières lignes, Jake Hinkson annonce la couleur. « N'allez pas dans l'Arkansas, me dit le propriétaire du cinéma à Kansas City. »
Les histoires sans lendemain, au mieux vous laissent de bons souvenirs ou, dans le pire des cas, hypothèquent sérieusement votre avenir et Billie Dixon ne va pas tarder à en faire l'expérience.
Texane venue tenter sa chance à Hollywood, elle aurait voulu faire une belle carrière de scénariste. Hélas, pour gagner sa vie elle fourgue des films de série B dans des cinémas paumés des Ozarks pour une boite de production miteuse. Eté 47, elle arrive au volant de sa vieille Mercury à Stock's Settlement et se rend très vite compte que si elle veut vendre quelques films, il va falloir composer avec le pasteur local, Obadiah Henshaw, un vétéran héros de guerre touché par la Grâce divine. Malheureusement pour les affaires de Billie le pasteur, qui voit Satan partout, ne souhaite aucune projection dans sa paroisse. Billie pourrait repartir avec ses films sous le bras, mais voilà, frère Obadiah est marié avec la belle Amberly, et cette dernière lui a tapé dans l'oeil. La vie de Billie Dixon vient de basculer.
En quelques pages, l'intrigue est posée. Le lecteur se frotte les mains devant ce qui s'annonce comme un hommage aux classiques du roman noir, à tous ces polars qui ont planté au milieu de nulle part un voyageur attirant, différent, sans attache, qui fait tache dans le patelin, tombe amoureux de la belle fille du coin mal mariée avec un type qui lui barre la route du bonheur. Sans lendemain est un bel hommage aux romans de James M. Cain. Dans les Ozarks - terre du néo-noir maintes fois arpentée par Woodrell- pour Billie Dixon, le facteur va sonner deux fois.
Le romancier Jake Hinkson a eu la bonne idée de redistribuer les rôles de ce trio fatal et de faire de Franck Chambers une femme libre qui porte pantalons et cheveux courts, et qui se fiche du regard des autres. Effrontée, cynique, intelligente et pleine d'humour, elle est déjà singulière à Hollywood: « Moins d'une semaine après mon arrivée à Los Angeles, j'avais rencontré une ouvrière aux cheveux courts qui m'avait emmenée au Well Well Club dans LaBrea. C'était un monde dont je n'avais jamais osé rêver. Des filles en jean et chemise à carreaux en train de danser avec des dames en jupe et chaussures à talons. Ce fut une période bénie pour moi. Je m'habillais comme Marlène Dietrich et couchais avec des secrétaires et des épouses de militaires. C'était amusant , mais cela ne durait jamais. Echapper aux descentes de police était assez pénible (…). »
Alors forcément dans l'Arkansas, elle ne va pas passer inaperçue et les pèquenauds ont toujours une sainte horreur de la différence. Amberly quant à elle est une Cora inoffensive et un peu nouille (pour rester polie), quant à Obadiah Henshaw , il campe un Nick Papadakis allumé de la Bible et complètement ravagé.
J'ai adoré Sans lendemain. Enfin un Gallmeister qui a pour héroïne une femme qui pourrait sortir d'un roman de Marc Behm, une Lucy de Et ne cherche pas à savoir, une Cora de La vierge de glace, une Edmonde de La reine de la nuit, une femme née trop tôt pour être heureuse, une effrontée marrante et lucide, sur elle, sur l'amour, sur Hollywood: « Dans cette ville, le moindre employé jusqu'au plus petit , le moindre figurant se voit comme un tombeur parce qu'il peut s'offrir sa part de chatte d'actrice en herbe. Les rêves vont mourir sur le canapé des castings, mais que peuvent-elles faire, ces filles, à part se mettre à genoux ou rentrer dans l'Arkansas? Pas une seule jolie fille ne s'est jamais pointée à Hollywood en priant pour finir avec la queue de Bob Hope dans la bouche, mais nombre d'entre elles ont connu ce destin là. »
Le rêve américain n'est pas fait pour les femmes, et Jake Hinkson le prouve avec plusieurs d'entre elles. Amberly, belle et éduquée, a cru toute sa vie que son salut viendrait des hommes et s'est retrouvée dans une impasse. L'adjointe du shérif, Lucy Harington, opiniâtre, et retorse, est une femme née au mauvais endroit, cantonnée dans un rôle d'assistante administrative alors qu'elle est plus intelligente que tous les cerveaux du patelin réunis.
Comme dans ses précédents romans l'écriture de Hinkson est rythmée, concise, sa plume incisive et ses personnages une nouvelle fois se fracassent sur le rêve américain. Adieu Billie, il fallait écouter le propriétaire du cinéma de Kansas City...et merci aux Editions Gallmeister pour ce roman reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          616
marina53
  06 juin 2018
Billie Dixon travaille depuis quelques mois chez les studios PRC. Sa mission : fournir en films les petits cinémas situés dans des bleds paumés. En somme, placer les merdes du studio aussi loin que possible. Billie devra donc se rendre dans les coins les plus reculés de l'Arkansas, du Missouri et du Tennessee. Première mission : Stock's Settlement dans l'Arkansas. Là, elle rencontre Claude Jeter, le propriétaire du cinéma quelque peu déserté. En effet, depuis la fin de la guerre, les gens n'ont plus un sou à mettre dans un billet de cinéma mais surtout le pasteur Obadia Henshaw a décrété que les films étaient l'oeuvre du Diable. Qu'importe, la jeune femme fait tout de même affaire avec Claude et compte bien rendre visite au pasteur. Une rencontre pour le moins inamicale puisque Billie se fait envoyer paître. Juste avant qu'elle ne quitte les lieux, elle croise la belle Amberly, l'épouse du pasteur, qui ne laisse pas insensible. Cette dernière lui donne rendez-vous le lendemain, lorsque son mari fera ses visites. Un rendez-vous qui risque bien de chambouler la petite vie de Billie...

Billie Dixon aime les femmes et collectionne les histoires sans lendemain. Jusqu'au jour où elle rencontre la belle et sensuelle Amberly Henshaw. Mais, voilà, Amberly, en tant qu'épouse du pasteur, est un peu comme le fruit défendu dans lequel, pourtant, la jeune femme va mordre. Il ne fait visiblement pas bon aimer les femmes en cette Amérique profonde de la fin des années 40. Et Billie va en faire l'amère expérience. Des néons d'Hollywood aux champs boueux de Stock's Settlement, Jake Hinkson nous plonge dans une ambiance un brin malsaine et électrique. Il dresse le portrait d'une femme éprise de liberté (fut-elle sexuelle ou non), cynique et rebelle. Autour d'elle, Amberly qui voit en elle comme une forme de libération ou encore Lucy Harrington, l'assistante du faux shérif, une femme posée et intelligente. Ce récit sombre et authentique, à l'intrigue rondement menée et aux moult rebondissements, se révèlera aussi beau que tragique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          612
Crossroads
  27 mars 2018
Lorsque Billie Dixon posa ses valoches emplies de bobines de films à fourguer au cinéma du coin dans ce trou perdu d'Arkansas que personnifie Stock's Settlement, elle n'imaginait pas le flot d'emmerdes incommensurable qu'elle allait s'agréger.
Nous non plus.
Sans Lendemain est un sublime portrait de femme.
De celles au caractère entier qui assument ce qu'elles sont, désirent et accomplissent.
Un esprit libre en totale opposition avec l'ordre établi et l'obscurantisme religieux.
En parlant d'obscurantisme, j'aperçois, au loin, le jovial prédicateur, frère Obadiah, flanqué de sa sublime épouse, Amberly.
De ce trio singulier devait naître des étincelles. Ce fut un véritable feu de forêt.
Lorsque le vin est tiré, il faut le boire.
Un adage auquel va se frotter Billie, dégustant le calice jusqu'à la lie.
Inéluctabilité du destin. Engrenage fatal.
Appelez ça comme vous voulez.
Ne subsiste qu'une femme aux abois condamnée à affabuler pour tromper la mort.
Sans Lendemain est d'une force peu commune au déroulé imperturbable.
Un rouleau compresseur parfaitement maîtrisé à l'éloquence épurée.
Phrases courtes. Intensité maximale.
Portrait d'une Amérique pudibonde, archaïque et phallocrate qu'il ne fait pas bon titiller...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          434
Stockard
  13 juillet 2018
Devinette : Quel est le point commun entre Hollywood et Stock's Settlement, bled paumé de l'Arkansas ?
Réponse : Billie Dixon.
Partie vers StarStruck Town en l'an de grâce 1947 avec quelques scénars sous le bras à destination des Samuel Goldwyn et autres David O. Selznick qui, sans surprise, les refusent et ne voulant pas finir comme Elizabeth Short quelques mois plus tôt, Billie accepte le poste mirifique de distributrice de nanars dans les coins les plus reculés de l'Amérique profonde, là où les cinémas ne peuvent pas se permettre d'acheter les blockbusters à l'affiche, comme c'est le cas à Stock's Settlement. Enfin quand ce comté reculé passait encore des films, ce qui n'est plus trop d'actualité depuis qu'un fervent pasteur, fraîchement installé dans le coin et voyant dans le cinéma l'oeuvre du Diable, a réussi à faire interdire ce sacrilège sur pellicule. Dommage pour Billie qui comptait bien larguer ses bobines de séries Z mais qu'importe, pas question de lâcher l'affaire trop rapidement, après tout, suffit de convaincre ce traîneur de goupillon que les films qu'elle apporte ne sont pas autre chose que des divertissements familiaux de bonne tenue.
Mission pas si compliquée sur le papier mais qui va perdre beaucoup de son importance avec l'entrée en scène de la femme du pasteur, joli petit lot dont Billie s'entiche immédiatement. A partir de là, le béguin va prendre les commandes et semer les graines de folie qui feront allégrement franchir la ligne jaune à notre amoureuse transie.
Jake Hinkson nous offre avec Billie Dixon un éclatant premier rôle féminin à une époque où la domination masculine était la norme et où la pensée même de la remettre en cause vous aurait valu un aller simple pour le service à fondus le plus proche. Anti-héroïne typique, un peu torturée, pas mal insoumise et que les mauvais choix et la malchance vont mener au point de non-retour, Billie traine à sa suite une belle brochette de personnages n'ayant pas grand chose à lui envier : un shérif aussi baraqué qu'il est attardé affublé de son assistante de soeur qui présente exactement le profil inverse, un pasteur bataillard qui trouve la foi le jour où il perd la vue, une femme de pasteur qui a fait de la manipulation sa première langue vivante etc., tous à leur manière nous offrent un Gallmeister noir, efficace et savoureux et, si le postulat de départ paraît plutôt tiré par les cheveux, la suite nous embarque dans un polar rythmé, sans temps morts et qui n'est pas sans rappeler avec une certaine jubilation les classiques du film noir, du Facteur sonne toujours deux fois à Pushover, en passant par le fabuleux Assurance sur la Mort... un vrai bon moment de lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
JIEMDE
  01 avril 2018
Vous avez aimé L'enfer de Church Street ? Alors vous allez adorer Sans lendemain de Jake Hinkson - traduit par Sophie Aslanides - qui continue d'explorer les mêmes thèmes.
Chahutée par une vie qui n'a pas été simple, Billie Dixon a eu sa part de rêve holliwoodien. À défaut d'être actrice, elle parcourt le midwest américain pour tenter d'y caser les films de série B d'un studio de rang Z dans les cinémas des petits villages perdus. Cela la mène à Stock's Settlement, un trou perdu de l'Arkansas, au pied des Ozarks. Un bled où elle aurait mieux fait de ne jamais mettre les pieds.
Car pour convaincre Claude le projectionniste local de lui prendre quelques bobines à projeter, elle va devoir se colleter à Obadiah Henshaw, le pasteur local pour qui le cinéma n'est rien de moins que l'avant-garde du satanisme. Ce qui va l'amener à rencontrer sa femme et à en tomber amoureuse, avant d'être entraînée dans une cavale sans espoir dont la fin ne pourra être que noire.
On retrouve dans Sans lendemain les thèmes déjà lus chez Hinkson : l'Arkansas et ses paysages sauvages bien sûr, le cinéma, mais aussi la religion, omniprésente autant qu'ambigüe, dans cette Amérique de l'après-guerre qui se cherche un lendemain auquel tous ses fils et ses filles ne peuvent malheureusement pas prétendre. Une Amérique tartuffe, pseudo-puritaine, où l'alcool, les femmes en pantalon et le cinéma sont des cibles faciles pour incarner le mal et s'auto-persuader que l'on est toujours dans le camps du bien.
L'auteur dresse avec Billie un beau portait de femme, apparemment forte mais tellement seule depuis toujours, attendant en vain son âme soeur, prête à se lancer dans toute aventure professionnelle ou amoureuse, même si elle sait au fond d'elle-même que ce sera sans lendemain.
Billie se révèle rapidement attachante et particulièrement touchante dans les phases de dialogues intimes avec Amberly et Lucy, superbement rédigées avec des mots simples mais justes où sourd l'émotion.
Et enfin, un beau roman noir de meurtre et de cavale qui, noir oblige, ne peut bien se finir. Une réussite !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   25 janvier 2018
Le Congrès faisait la chasse aux cocos. A Washington le mois précédent, un groupe de gens s'était présenté à une réunion d'un Comité de la Chambre des représentants et avait prévenu le monde entier contre la subversion communiste à Hollywood. Au nom du syndicat des réalisateurs, des gens comme Robert Montgomery, Ronald Reagan et Georges Murphy avaient témoigné du fait que les Rouges faisaient des incursions dans le milieu du cinéma depuis des années. Walt Disney avait déclaré que le syndicat des dessinateurs de films d'animation était sous l'emprise de Moscou. Même Mickey Mouse n'était plus en sécurité désormais. Et voilà qu'un groupe de gauche refusait de témoigner devant le Congrès. L'article annonçait qu'ils risquaient tous la prison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
migdalmigdal   04 février 2018
- Il contempla sa cigarette et dit :
Billie, le truc, c’est qu’on n’a vraiment pas besoin d’un autre foutu scénariste. Ce qu’il nous faut, c’est un homme de terrain.
- C’est quoi le boulot d’un homme de terrain ? Demandai-je.
- Eh bien, certains des petits cinémas qui se trouvent au cul du loup ne peuvent pas se payer les grands films de série A. Ils ne passent que le plus bas du bas de gamme, parfois des années après la sortie. La plupart du temps, on leur fait parvenir nos films par le biais de distributeurs qui leur vendent des lots ou par un système d’échanges, mais certains sont si petits ou dans des bleds si loin de tout qu’il faut qu’on envoie quelqu’un sur place pour leur fourguer la marchandise directement. C’est là que l’homme de terrain entre en jeu. Son boulot, c’est de placer les merdes du studio aussi loin que possible, dans les coins les plus reculés.
- Vous embauchez pour ce poste ?
- J’ai une possibilité pour la distribution sur un secteur du Sud. Ça consiste à trimbaler notre came jusqu’au fin fond du Missouri, de l’Arkansas et du Tennessee, et à essayer de convaincre le propriétaire de la salle locale qu’il fait une bonne affaire sur un chef-d’œuvre de cinquante minutes comme Thundering Gunslingers. Ces bouseux se contentent généralement de ce qu’on leur donne. Les horaires sont violents, et le salaire est scandaleux. J’ai jamais eu une dame sur un poste pareil, mais vous avez du cran et de la personnalité.
Il regarda sa montre.
- Et en plus, si je trouve quelqu’un pour ce job avant midi, je peux m’en aller et commencer à boire.
Ce n’est pas exactement le boulot que j’avais en tête quand je suis entrée dans ce bureau.
J’eus droit à un rire de toutes ses moches dents.
- Bienvenue au club. Mais si vous voulez un job dans le cinéma, c’est tout ce que j’ai à vous proposer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
PecosaPecosa   24 janvier 2018
Plus on s'enfonce dans les Ozarks, plus les gens deviennent bizarres. Tant que vous resterez dans les Ozarks côté Mississippi, ça ira, mais une fois que vous passerez la frontière de l'Arkansas, faites attention à vous. Ils ne sont pas convenables, là-bas.
- Allez... Les Ozarks d'un Etat ou de l'autre, c'est pareil, non?
Il me regarda comme si j'avais craché sur le drapeau de l'Etat du Mississippi.
- Ces pèquenauds de l'Arkansas, ils sont méchants comme des teignes. J'ai un de mes oncles qui est allé là-bas en 1913. J'ai pas de nouvelles de lui depuis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
PecosaPecosa   24 janvier 2018
Il avait le visage bronzé et les dents de travers. Cette vilaine dentition était une chance, parce que sans elle, il était aussi ordinaire qu'un sac en papier kraft. Si la police lançait un avis de recherche le concernant, elle dirait: on cherche un larbin de studio bronzé comme un caramel avec les incisives qui se croisent.
Commenter  J’apprécie          275
StockardStockard   28 juin 2018
Un jour, j'ai vu un pasteur chier avant de dire le culte. C'était un pasteur méthodiste itinérant du Missouri, et j'avais à peu près sept ans. J'arrivais à travers les bois et il était appuyé contre un arbre en train de chier. Quelques minutes plus tard, je l'ai vu se lever pendant un rassemblement religieux, tenant une bible, et se mettre à parler de Jésus par-ci, Jésus par-là, mais je n'arrivais pas à effacer cette image de lui en train de chier. Et ça n'a jamais changé depuis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Videos de Jake Hinkson (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jake Hinkson
Le mois du Polar à Dax
autres livres classés : arkansasVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5012 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre
.. ..