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Critique de gabrielleviszs


gabrielleviszs
  24 mai 2021
Il s'agit du premier roman de l'exploratrice, c'est ce qui est indiqué sur le bandeau et je vais mettre le doigt tout de suite sur quelque chose qui me chiffonne : en fin de ce livre, Michel Lafon indique ces autres romans... Affaire à suivre donc. À dos d'oiseaux est un récit qui nous entraine de pays en pays, passant la majeure partie dans le désert de Gobi. C'est un peu Lara Croft, sans les armes de pointes, mais c'est le même type de femme : volontaire, désirant découvrir sans abimer, tout en gardant en mémoire que la nature, la vie est précieuse, quel qu'elle soit. Pumilla est pleine de ressources et n'hésite pas à se mettre en danger pour ces amis. Un os de dinosaure dans un paquet qui arrive chez elle, dans sa montagne de paix et de sérénité et la voila partie avec Nine et Prasenji dans un périple où il y a plus que leurs vies en jeu. Surtout lorsque des chasseurs de "trésors" sont sur leurs traces depuis des années. tout semble avoir été prévu depuis si longtemps...

Vu que j'en suis aux personnages, autant continuer avec eux. Pumilla ou Pum a de grandes connaissances et un sens élevés en de nombreux points, tel l'écoute de ce qui se passe en elle et plus loin, bien plus loin que ce que l'Homme d'une manière générale peut entendre et ressentir. Après de nombreuses années à vadrouiller, l'auteur nous raconte très succinctement ce que Pum a déjà vécu et par moment nous comprenons qu'elle connaît déjà bon nombre de personnages que nous allons découvrir. Et c'est là que le bât blesse, les explications sont trop rapides pour que nous puissions prendre en compte tout son passé qui se dévoile sous nos yeux. Quelques descriptions supplémentaires auraient été pas mal pour le coup. Après la lecture est fluide, envoutante et même si j'ai ressenti quelques manques sur l'histoire, le récit fait voyager et pas uniquement de pays en pays.

Dans chacun de ces pays, la Suisse pour la sérénité, l'Espagne pour ouvrir plus ses ressentis, oserais-je dire ses chakras ? Dans tous, notre exploratrice apprend et découvre quelque chose, d'aussi bien de dangereux que de magnifique. Aller dans le désert de Gobi avec nos trois compères doit être splendide, aussi bien en tant que découverte humaine que de miroitement pour les yeux. Les paysages sont magnifiquement décrits, tout comme les sensations de Pum. L'incompréhension et la joie, l'émerveillement et la non-surprise de tomber sur un homme qui est derrière tout cela. Oui, cela m'a fait penser à une des expériences de Lara Croft, lorsqu'elle se bat pour l'Humanité, lorsqu'elle garde secret ce qui pourrait apporter du pouvoir à un seul homme. Shambhala, un rêve ou une réalité ?

Tout s'enchaîne, les voyages, les événements, les actes, les idées. Bien que Pum ne sache pas réellement le pourquoi elle est présente là, maintenant (je parle de la fin surtout), elle ne cesse de nous émouvoir et de nous montrer que derrière cette exploratrice, cette femme qui adore découvrir le monde, qu'elle est capable d'aimer. Son coeur est ouvert, pris dans ses filets. Oublier la peur, ouvrir ses sens, parcourir le monde et ne plus savoir où poser les yeux. tant de merveilles nous entoure, tant de peuples qui vivent en harmonie avec la nature et qui sont capables de survivre en terres que nous qualifions d'hostiles, mais pas eux. Pum s'en sert, se les approprie pour son périple et ce ne sont pas les hommes qui vont l'aider qui diront le contraire. Dommage que ces hommes ne soient pas plus expliqués, même si nous restons dans le thème du mystique. Nous avons une bonne part sur les rites, les us et coutumes de peuples que nous ne côtoyons pas, tel les mongols par exemple, mais aussi les peuples du désert avec Isabella et son combat. L'apprentissage du comment survivre n'est pas expliqué, mais démontré par une Pum qui suis son instinct et ce qu'elle a déjà appris.

Petits bémols, déjà les explications manquantes de certains passages et en fouillant sur le site Michel Lafon, oui c'est le premier "roman" de Sarah Marquis avec un personnage, mais elle en a écrit d'autres avant qui rappelle sans contexte tout ce que Pum a pu vivre avant ce récit. L'anglais qui fleurit dans des expressions trop souvent à mon gout. Et tous ses secrets dont elle est la preuve vivante, pour ne pas utiliser un autre mot pour qu'au final je dirais : tout ça pour ça ? Je suis un peu déçue de ce final où au final certains auront toujours en mémoire des faits et pas d'autres.

J'ai adoré découvrir les différentes manières de vivre, le fait d'avoir déjà des infos sur un personnages qui cache plus ou moins bien ce qu'il veut d'elle. La beauté des paysages me laisse sans voix et il est certain qu'être capable de survivre à certaines expériences est un plus, une ouverture d'esprit et un moment de sérénité qui perdure dans le temps. Un voyage initiatique qui se veut emprunt de magie. Les différentes rencontres avec diverses insectes, animaux, oiseaux (oui il faut bien en parler quelques mots, c'est dans le titre) où Pum acquièrent de nouvelles capacités. J'ai beaucoup parlé de Pum, parce qu'elle est l'élément central du récit, Nine n'est pas en reste sur ce dont elle est douée, tout comme Prasenji qui a une famille, une mère que j'ai beaucoup apprécié, une culture différente qui apporte beaucoup, sans le savoir. Et pourtant c'est CE savoir qui est très important.

En conclusion, malgré quelques bémols qui n'auraient pas été là je suis certaine que ce livre aurait été un coup de coeur, j'ai été happé dans la partie voyage aux travers des yeux de cet aigle et du vieux Mooji. Les ressentis sont nombreux et plus efficaces pour s'imprégner des moments de découvertes et de magnificence des lieux. Une quête non pas de pouvoir, mais de garder un héritage secret, peut-être celui de la vie ?

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/a-dos-d-oiseaux-sarah-marquis-a207781766
Lien : http://chroniqueslivresques...
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