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Critique de OumG


OumG
  15 juin 2017
Antoinette des Houlières écrivait de la poésie au 17e siècle. De la poésie de boudoir. Comme je l'appelle. De l'amour, du badinage, un rien de libertinage. C'est fin et joli.

« Contre l'amour voulez-vous vous défendre ?
Empêchez-vous de voir et d'entendre
Gens dont le coeur s'explique avec esprit.
Il en est peu de ce genre maudit,
Mais trop encore pour mettre un coeur en cendres. »

Ca finit par tourner en rond. Et quel ennui ! S'il y a ce gouffre de deux siècles où la poésie déserte la poésie française. Le coeur remplacé par de l'esprit. Le sien est garni de draps. Avec un rossignol et un berger de pacotille.

« Pourquoi me reprocher, Sylvandre,
Que je vous promets tout pour ne rien tenir ?
Hélas ! c'est moins à vous qu'à moi qu'il faut s'en prendre ;
Pour remplir vos désirs j'attends un moment tendre :
Que ne le faites-vous venir ? »

Ce livre est agrémenté de dessins ambigus de Carmelo Zagari. Généreusement. Nus et scènes de bains et étreintes torrides. Loups (en masque et en animal), cygnes et serpents lascifs. Aubergine impudique. Théâtre d'ombres. Et vanités. Dont les squelettes jouent volontiers du jazz.
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