AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
>

Critique de MELANYA


MELANYA
  19 septembre 2021
C'est rare de ma part, mais aujourd'hui je vais un peu évoquer le théâtre, le théâtre russe, avec une pièce devenue classique : « La Cerisaie » de Anton Pavlovitch Tchekhov (en russe : Антон Павлович Чехов) mais je vais simplement le nommer Tchekov (pour plus de simplicité).
Cette pièce en quatre actes a été créée en 1904 et a connu un grand succès, d'autant plus qu'elle a été écrite majoritairement dans « La Datcha Blanche » (белая дача), une maison que Tchekov avait faite construire à Yalta (Crimée) et où il se retirait pour écrire de grands oeuvres. de nos jours, cette Datcha est devenue un musée littéraire.

Bon, à présent, l'histoire : pas facile à cause des dialogues, mais je vais essayer d'en « tirer » quelque chose.
Peut-être commencer par citer les personnages principaux : Gaev – Yacha – Epikhodov – Charlotta – Douniacha - Pitchtnik – Trofimov – Lioubov – Ania – Varia – Firs – Lopakhine – finalement cela en fait pas mal.

Sans faire une grande chronique et sans grand discours, ce que l'on peut dire du thème de « La Cerisaie », est que chacun des actes représente « une dernière fois ». Explication : C'est le dernier retour de Lioubov Andreïevna avec les siens – la dernière partie de campagne – le dernier bal – et un départ définitif avec la vente de la propriété qui sera détruite et les cerisiers seront abattus.
Quand j'évoque des cerisiers, cela m'évoque toujours les cerisiers en fleurs au Pays du Soleil Levant (c'est tellement connu et à voir).
Cette vente ne va pas se passer sans mal car les personnages ont des opinions différentes, ce que l'on retrouve dans leurs dialogues (je ne vais pas les retranscrire ou alors je recopie la pièce, et dans le fond, ce serait plus facile…).

Concernant les dialogues, il a plusieurs réflexions comme (au hasard des actes) :
« Ania : Qu'avez-vous fait de moi, Petia, pourquoi la cerisaie m'est-elle moins chère qu'avant ? Je l'aimais fort, il me semblait qu'il n'y avait pas au monde d'endroit plus beau que notre cerisaie. »
Pour Trofimov : « Toute la Russie est notre cerisaie. La terre est vaste et belle, il y a beaucoup d'endroits splendides. (…) Nous sommes en retard d'au moins deux siècles.»
Mais pour Ania, « La maison dans laquelle nous vivons, n'est plus notre maison, et je partirai, je vous en donne ma parole. »

Des réflexions sur la société, l'aristocratie et la bourgeoisie ainsi que sur les « âmes vivantes » (des anciens esclaves russes : des serfs), et bien d'autres considérations.

En fait, une pièce de théâtre qui m'a faite penser à « Les Possédés » de Dostoïevski. Ayant déjà chroniqué « Oncle Vania » de Tchevov, il me reste encore d'autres chroniques en attente, comme « La Mouette » et d'autres.

Sur ce, « скоро » (bientôt) j'espère.

Lien : https://www.babelio.com/monp..
Commenter  J’apprécie          220



Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Ont apprécié cette critique (22)voir plus