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  10 octobre 2011
« La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l'un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète : article unique – La colonne Vendôme sera démolie. »

Cette colonne fut de nouveau érigée aux frais (partiel) du peintre Gustave Courbet qui en avait demandé le déboulonnage en septembre 1870 et qui avait participé à la Commune.

L'horrible Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, dont la construction fut décrétée par une loi votée par l'Assemblée nationale en juillet 1873 dans la cadre d'un nouvel « ordre moral » et pour « expier les crimes des communards » défigure toujours Paris et la mémoire des fusillé-e-s, des exilé-e-s, du peuple parisien.

Contre l'histoire des vainqueurs, le révisionnisme et la défiguration du passé par l'État, il n'y aura jamais assez de réédition de témoignages. Qui furent les communard-e-s, que fit la Commune ? Quelles furent les exactions de l'ordre réuni de l'Église et de l'Armée ?

Les cahiers de Maxime Vuillaume, parus entre 1908 et 1914, sont un témoignage de premier plan sur « l'opposition tumultueuse au Second empire décadent, le siège de Paris, cette fraternelle utopie que fut la commune de 1871, avec ses joies, son allégresse, ses déboires et ses désillusions. Des pages plus sombres également : la brutalité et la férocité de la répression, la proscription et son lot de souffrances, le retour des exilés et la nostalgie d'un espoir assassiné. » (Quatrième page de couverture).
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