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Par Zulai331, le 13/07/2010
Les petites filles modèles de
Comtesse de Ségur
- Hélas! chère madame, s'écria Mme Fichine, deux de vos belles poires ont disparu!
Camille tressaillit et regarda le poirier, puis ces dames.
- Sais-tu ce qu'elles sont devenues Camille? demanda Mme De Fleurville.
Camille ne mentait jamais.
- Oui maman, je le sais.
- Tu as l'air d'une coupable. Ce n'est pas toi qui les as prises?
- Oh! non, maman.
- Mais où sont-elles alors? Qui est-ce qui s'est permis de les cueillir?
Camille ne répondit pas.
MME DE ROSBOURG:
- Reponds, ma petite Camille; puisque tu sais où elles sont, tu dois le dire.
CAMILLE, hésitant:
- Je...je...ne crois pas, madame...,je...ne dois pas dire...
MADAME FICHINI, riant aux éclats:
- Ha! Ha! Ha! c'est comme Sophie, qui vole et mange mes fruits et qui ment ensuite. Ha! Ha! Ha! ce petit ange ne vaut pas mieux que mon démon! Ha!Ha!Ha! Fouettez-la, chère madame, elle avouera.
CAMILLE, avec vivacité:
- Non madame, je ne fais pas comme Sophie; je ne vole pas et je ne mens jamais!
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Par Villoteau, le 09/12/2012
Mémoires d'un âne de
Comtesse de Ségur
Pour mieux vous faire connaître ce que sont les ânes, j'écris et je vous offre ces Mémoires. Vous verrez, mon cher petit maître, comment moi, pauvre âne, et mes amis ânes, ânons, ânesses, nous avons été et sommes injustement traités par les hommes. Vous verrez que nous avons beaucoup d'esprit et beaucoup d'excellents qualités (...) Vous verrez que lorsqu'on a lu ce livre, au lieu de dire bête comme un âne, ignorant comme un âne, têtu comme un âne, on dira : de l'esprit comme un âne, savant comme un âne, docile comme un âne.
(L'âne est le narrateur durant tout l'ouvrage)
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Les malheurs de Sophie de
Comtesse de Ségur
"A l'âge de quatre ans, Sophie de Réan est déjà une petite personne espiègle et volontaire.
Sa gourmandise, sa désobéissance, ses colères et son étourderie l'entraînent dans une suite de mésaventures comiques et pittoresques dont quelques-unes risquent cependant de tourner mal.
(...)
Sophie est une enfant terrible, mais elle a bon coeur. Parviendra-t-elle à se corriger ?..."
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Par Christian, le 18/10/2007
Mémoires d'un âne de
Comtesse de Ségur
Caroline remonta sur son âne, et prit le petit garçon sur ses genoux. Il lui indiqua le chemin, et, cinq minutes après, nous arrivâmes tous à la cabane de la mère Thibaut, qui était morte de la veille et enterrée du matin. L'enfant courut à la maison et appela : « Nourrice, nourrice ! » Aussitôt une chèvre bondit hors de l'écurie restée ouverte, courut à l'enfant et témoigna sa joie de le revoir par mille sauts et caresses. L'enfant l'embrassait aussi ; puis il dit : « Téter, nourrice ». La chèvre se coucha aussitôt par terre ; le petit garçon s'étendit près d'elle et se mit à téter comme s'il n'avait ni bu ni mangé. »
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Par Tchippy, le 28/11/2010
Les malheurs de Sophie de
Comtesse de Ségur
La bonne : en vérité, je plains le pauvre animal ; vous le laisserez bientôt mourir de faim.
Sophie, avec indignation : Mourir de faim ! Certainement, non ; je lui donnerai des noisettes, des amandes, du pain, du sucre, du vin.
La bonne, d'un air moqueur : Voilà un écureuil qui sera bien nourri ! Le sucre lui gâtera les dents, et le vin l'enivrera.
Paul, riant : Ha ! Ha ! Ha ! Un écureuil ivre ! Ce sera bien drôle.
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Les petites filles modèles de
Comtesse de Ségur
CHAPITRE VII - La poupée mouillée
"Mme de Fleurville avait un jour organisé une loterie. Sophie gagna un joli ménage et une papeterie ; Camille un joli bureau et une boîte à couleurs, cent gravures à enluminer, et tout ce qui est nécessaire pour dessiner, peindre et écrire ; Madeleine, quarante volumes de charmantes histoires et une jolie boîte à ouvrage avec tout ce qu'il fallait pour travailler ; Marguerite avait appelé Camille et Madeleine pour voir toutes ces belles choses ; ce jour-là et les jours suivants elles employèrent leur temps à habiller, déshabiller, coucher et lever la poupée."
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Par paulinel, le 05/10/2010
Les malheurs de Sophie de
Comtesse de Ségur
Une autre chose que Sophie désirait beaucoup, c’était d’avoir des sourcils très épais. On avait dit un jour devant elle que la petite Louise de Berg serait jolie si elle avait des sourcils. Sophie en avait peu et ils étaient blonds, de sorte qu’on ne les voyait pas beaucoup. Elle avait entendu dire aussi que, pour faire épaissir et grandir les cheveux, il fallait les couper souvent.
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Par Tchippy, le 28/11/2010
Les malheurs de Sophie de
Comtesse de Ségur
Poltron ! Tu l'as appelé poltron ! Sais-tu que, lorsque nous avons couru vers toi, c'est lui qui courait en avant ? As-tu vu que, lorsque les autres loups arrivaient au secours de leur camarade, Paul, armé d'un bâton qu'il avait ramassé en courant, s'est jeté au-devant d'eux pour les empêcher de passer, et que c'est moi qui ai dû l'enlever dans mes bras et le retenir près de toi pour l'empêcher de se porter au secours des chiens ? As-tu remarqué aussi, que pendant tout le combat, ils s'est toujours tenu devant toi pour empêcher les loups d'arriver jusqu'à nous ? Voilà comme Paul est poltron !
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Par Ode, le 21/02/2013
Nouveaux contes de fées de
Comtesse de Ségur
Tu sais, Blondine, que le repentir rachète bien des fautes.
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Par Lefso, le 24/01/2011
Les malheurs de Sophie de
Comtesse de Ségur
La boîte à ouvrage
Quand Sophie voyait quelque chose qui lui faisait envie, elle le demandait. Si sa maman le lui refusait, elle redemandait et redemandait jusqu'à ce que sa maman ennuyée, la renvoyât dans sa chambre. Alors, au lieu de n'y plus penser, elle y pensait toujours et répétait :
"Comment faire pour avoir ce que je veux ? J'en ai si envie ! Il faut que je tâche de l'avoir."
Bien souvent, en tâchant de l'avoir, elle se faisait punir ; mais elle ne se corrigeait pas.
Un jour sa maman l'appela pour lui montrer une charmante boîte à ouvrage que M. de Réan venait d'envoyer de Paris. La boîte était en écaille avec de l'or ; le dedans était doublé de velours bleu, il y avait tout ce qu'il fallait pour travailler et tout était en or ; il y avait un dé, des ciseaux, un étui, un poinçon, des bobines, un couteau, un canif de petites pinces, un passe-lacet. Dans un autre compartiment il y avait une boîte à aiguilles, une boîte à épingles dorées, une provision de soies de toutes les couleurs, de fils de différentes grosseurs, de cordons, de rubans, etc. Sophie se récria sur la beauté de la boîte : "comme tout cela est joli ! dit-elle, et comme c'est commode d'avoir tout ce qu'il faut pour travailler ! Pour qui est cette boîte, maman ? ajouta Sophie en souriant, comme si elle avait été sûre que sa maman répondrait : C'est pour toi.
- C'est à moi que ton papa l'a envoyée, répondit madame de Réan."
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