Note moyenne : /5 (sur 22 notes)
Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 23/05/1956
Mort(e) à : on verra bien où... , le pas encore !!!
Il n’ y a pas vraiment de livre, mais deux auteurs : Maurice Leblanc, parce que j’ai été, enfant, fasciné par la gouaille anarchiste et le port de grand seigneur de Lupin, et Jacques Prévert parce qu’il m’en avait donné le conseil, conseil qu’assez honteux je n’ai pas suivi par manque de courage et goût du confort.
Simenon, sans aucun doute : comment arriver à rendre une atmosphère si dense de manière aussi naturelle ? Il avait vraiment un don unique, celui-ci, je le hais ce génie !
On peut répondre Hergé ? Non, sans doute… Juste après, c’est Prévert.
« Munich ou la drôle de paix » d’Henri Noguères. Je sais, c’est curieux pour un apprenti-auteur de polars, mais c’est ainsi. Chacun a je pense beaucoup à apprendre de ce livre, sur la lâcheté de l’homme, sa bêtise, et l’enchaînement implacable des évènements, suite logique connue des puissants et occultée à des peuples qui s’en boucheraient d’ailleurs les oreilles. L’affaire de Munich pourrait être comparée à ce qui se passe aujourd’hui s’agissant des conséquences du défaut de la Grèce sur sa dette : la suite est connue des spécialistes, mais ils s’abstiennent d’ en parler raisonnablement car les suites en sont très négatives ; alors ils préfèrent rester dans l’incantation et mentir sciemment, chacun dans un rôle appris et répété. Affligeant, comme le fut l’accueil réservé à Chamberlain à son retour de Bavière. La dictature de la pensée, à l’œuvre dans le monde politique comme dans celui de l’entreprise, me semble effroyable et m’apprend que l’homme n’apprend pas.
Spontanément ? « Autant en emporte le vent » de Margaret Mitchell. J’en possède une édition Gallimard numérotée assez rare de 1950 : 999 pages pour quelques kilos. Je le contemple souvent qui trône dans la bibliothèque et me renvoie ma paresse.
Disons, une perle et un méconnu. La perle serait celle que Simenon nous a offerte avec « L’ombre chinoise », perle pas si rare certes, mais je la mentionne pour le cas où un babélien ne l’aurait pas lu, ce qui est le cas, j’ai vérifié avant ! Si vous en cherchez un de réellement méconnu, j’avancerais bien mon prochain polar qui ne sort qu’en octobre, mais c’est à prendre au 341ème degré !
« Illusions perdues ». C’est un des Balzac les plus connus, mais il ne tient pas la comparaison devant « Splendeurs et misères des courtisanes ». De plus, je n’ai jamais compris pourquoi Balzac avait fait évoluer ainsi les capacités de Rastignac. Pas vraiment aimable dans « Illusions… », il reparait tout à coup sage, avisé et supérieur dans « Splendeurs… ». En règle générale, les personnages de Balzac tiennent leur rôle dans le temps, pas celui-ci.
Plusieurs, mais si je dois choisir, je citerai Bossuet et son « Traité de la connaissance de Dieu et de soi même ». Il y dit notamment : « Le plus grand dérèglement de l`esprit, c`est de croire les choses parce qu`on veut qu`elles soient, et non parce qu`on a vu qu`elles sont en effet ». C’est toujours très actuel, hélas.
Une biographie de Madame Récamier, de Françoise Wagener, excellente tant par ce qu’elle nous apprend de la Lady Gaga de son siècle que par la truculence de l’auteur, le dernier Eva Joly « Les yeux de Lira » qui m’a été aimablement adressé par un de nos amis babéliens (Yv1, que j’en profite pour remercier ici) et « Efface la rouquine » de Chandler
Question souvent posée et à laquelle je n`ai pas de réponse précise. L`envie de faire partager des ressentis, je crois. Egalement le désir de laisser une trace après ma mort. Pas au Panthéon, mais dans le cœur de mes enfants !
Le choix vient directement de mes lectures. Honte à moi, je ne lis que des biographies historiques, Balzac et Zola, et des polars. Trop paresseux pour la biographie, pas assez bon pour tenter d`imiter Balzac, j`ai opté pour un mix Simenon / Desproges/de Villiers Gérard/Barrès. Mais il y a des policiers que je n`aime pas du tout: Agatha Christie ou Conan Doyle sont de ceux-là. Le policier est un genre vaste : j`essaie de faire un roman d`atmosphère empreint d`auto-dérision et de dérision tout court, et de faire adhérer le lecteur à un thème qui interpelle.
Certains se sont déjà reconnus dans quelques personnages, et le prochain polar ne me vaudra pas que des amis. La plupart des scènes ont été, soit vécues, soit puisées à très bonne source. Bien entendu, je mélange ensuite pas mal les lieux et les noms, puis, il y aussi l`imagination pure. Mais c`est surtout lorsqu`une scène parait inventée qu`elle ne l`est précisément pas.
Albéric est le prénom d`un homme politique lyonnais pour lequel j`ai de l`amitié. Garon est le nom d`un ancien confrère que j`aime beaucoup et qui m`a toujours semblé avoir le physique de l`emploi (lorsque j`imagine Garon, c`est son image qui vient), de Bouziq rappelle une origine maternelle, même si j`ai légèrement modifié l`orthographe.
Pour la couverture, je n`ai pas choisi grand chose. Il faut voir avec Denis MORLON, le directeur de publication des Editions Beaurepaire.
Je me demande bien également qui cette photographie (sans doute très retouchée d`ailleurs) pouvait bien représenter à l`origine.
Commissaire Garon - Emphysiqué ! de
Saint-Luc
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Commissaire Garon-Les cahiers du ministre de
Saint-Luc
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Quel est le prénom de Garon ?
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