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Par latrace, le 17/06/2010
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
Je ne crois point, au sens philosophique du terme, la liberté de l’homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d’après une nécessité intérieure. Le mot de Schopenhauer: »Sans doute un homme peut faire ce qu’il veut, mais ne pas vouloir ce qu’il veut » m’a vivement pénétré depuis ma jeunesse; dans les spectacles et les épreuves de la dureté de l’existence, il a toujours été pour moi une consolation et une source inépuisable de tolérance.
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Par milgoul, le 09/08/2010
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
L'Etat est créé pour les hommes et non l'inverse (...) la tâche essentielle de l'Etat consiste bien en ceci : protéger l'individu, lui offrir la possibilité de se réaliser en tant que personne humaine créatrice. L'Etat doit être notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves. Cette loi fondamentale est bafouée par l'Etat quand il nous contraint par la force au service militaire et à la guerre. Notre fonction d'esclave s'exerce alors pour anéantir les hommes d'autres pays ou pour nuire à la liberté de leur progrès.
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Par Powoui, le 27/12/2011
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
En revanche, des idéaux ont suscité mes efforts et m'ont permis de vivre. Ils s'appellent le bien, le beau, le vrai. Si je ne me ressens pas en sympathie avec d'autres sensibilités semblables à la mienne, et si je ne m'obstine pas inlassablement à poursuivre cet idéal éternellement innacessible en art et en science, la vie n'a aucun sens pour moi. Or l'humanité se passionne pour des buts dérisoires. Ils s'appellent la richesse, la gloire, le luxe.
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Par Moglug, le 18/07/2010
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
"Il n'a donc pas manqué d'arriver que l'activité du chercheur individuel a dû se réduire à un secteur de plus en plus limité de l'ensemble de la science. Mais il y a encore pire : il résulte de cette spécialisation que la simple intelligence générale de cet ensemble, sans laquelle le véritable esprit de recherches doit nécessairement s'attiédir, parvient de plus en plus difficilement à se maintenir à hauteur du progrès scientifique. Il se crée une situation analogue à celle qui dans la Bible est représentée symboliquement par l'histoire de la Tour de Babel. Quiconque fait des recherches sérieuses ressent douloureusement cette limitation involontaire à un cercle de plus en plus étroit de l'entendement, qui menace de priver le savant des grandes perspectives et de le rabaisser au rang de manoeuvre."
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Par lanard, le 11/12/2010
L'évolution des idées en physique de
Albert Einstein
Recherche scientifique: la métaphore policière
pp. 7-8-9
Dans le domaine de l'imagination il existe le roman à mystères parfait. Un tel roman présente tous les fils essentiels et nous force à construire nous-mêmes la théorie du cas en question. Si nous suivons la trame attentivement, nous arrivons à une solution complète avant la révélation de l'auteur à la fin du volume. La solution même, contrairement à celle des mystères d'un genre inférieur, ne nous déçoit point; elle apparaît d'ailleurs au moment où nous l'attendions.
Pouvons-nous assimiler le lecteur d'un tel livre aux hommes de sciences qui, à travers les générations successives, continuent à chercher les solutions des mystères que contient le livre de la nature ? La comparaison est fausse et devra être plus tard abandonnée ; elle présente cependant une part de justesse, qui pourrait être élargie et modifiée de manière à la rendre plus appropriée à l'effort de la science pour résoudre le mystère de l'univers.
Ce grand roman à mystères n'est pas encore résolu. Nous ne sommes même pas sûrs qu'il comporte une solution définitive. La lecture nous a déjà donné beaucoup ; elle nous a enseigné les rudiments du langage de la nature, elle nous a rendus capables de découvrir bien des fils conducteurs et à été une source de joies et d'émotions dans la marche souvent pénible de la science. Mais nous nous rendons compte que malgré tous les volumes lus et compris nous sommes encore loin de la solution complète, supposé qu'il en existe une. A chaque étape nous nous efforçons de trouver une explication qui soit conforme aux liaisons déjà découvertes. Des théories acceptées à titre d'essai ont expliqué beaucoup de faits, mais aucune solution générale compatible avec toutes les relations établies n'a encore été développée. Très souvent une théorie en apparence parfaite s'est révélée inadéquate à la lumière d'une lecture nouvelle. Des faits nouveaux apparaissent qui la contredisent ou qui ne sont pas expliqués par elle. Plus nous lisons et plus pleinement nous admirons la parfaite construction du livre, même si la solution complète semble reculer à mesure que nous avançons.
Dans presque tout roman policier, depuis les admirables récits de Conan Doyle, il arrive un moment où l'investigateur a recueilli tous les faits dont il a besoin pour arriver du moins à une certaine étape de la solution. Ces faits semblent souvent tout à fait étranges, incohérents et n'avoir aucun rapport entre eux. Le grand détective se rend pourtant compte que, pour le moment, il n'est pas nécessaire de pousser l'investigation plus loin, et que seule la réflexion pure pourra établir une corrélation entre les faits recueillis. Il se met ainsi à jouer du violon, ou s'installe commodément dans son fauteuil en fumant la pipe et, ô surprise! Il l'a trouvé. Et non seulement il a trouvé une relation entre les fils conducteurs qu'il tient en main, mais il sait aussi que certains autres événements ont dû se produire. Et comme il voit maintenant de quel côté exactement il faut chercher, il peut sortir, s'il lui plaît, pour recueillir de nouvelles confirmations de sa théorie.
L'homme de science qui lit dans le livre de la nature, s'il nous est permis de répéter cette phrase rebattue, doit lui-même trouver la solution, car il ne peut pas, comme font les lecteurs impatients d'autres romans, aller aux dernières pages du livre. Dans notre cas le lecteur est en même temps l'investigateur, qui cherche à expliquer, au moins en partie, les rapports entre les événements dans leur riche contexture. Pour obtenir même une solution partielle l'homme de science doit rassembler les faits chaotiques qui lui sont accessibles et les rendre cohérents et intelligibles par la pensée créatrice.
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Par petitours, le 13/05/2009
Albert Einstein
L'imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée alors que l'imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l'évolution
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Par milgoul, le 09/08/2010
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître.
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Par Shrimp, le 19/11/2010
Albert Einstein
Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité.
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Par milgoul, le 09/08/2010
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
Le nationalisme, actuellement partout développé de manière si dangereuse, se déploie parfaitement à partir de la création du service militaire obligatoire ou, bel euphémisme, de l'armée nationale. L'Etat exigeant de ses citoyens le service militaire, se voit obligé d'exalter en eux le sentiment nationaliste, base psychologique des conditionnements militaires. (...) Le service militaire obligatoire doit être combattu puisqu'il constitue le foyer principal d'un nationalisme morbide.
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Par milgoul, le 09/08/2010
Comment je vois le monde de
Albert Einstein
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre.