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Par Dconeed, le 20/12/2010
Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
La vraie grandeur consiste à être maître de soi-même.
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Par grisette, le 09/06/2010
Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
La crainte du danger est mille fois plus terrifiante que le danger présent
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Par grisette, le 09/06/2010
Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
Le plus haut degré de la sagesse humaine est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs.»
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Daniel Defoë
La solitude ne fait pas peur à celui qui possède un chat.
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Par gill, le 16/03/2012
Histoire générale des plus fameux pyrates, tome 2 : Le Grand Rêve flibustier de
Daniel Defoë
Les vagues, partout, vont, viennent et grignotent dans le noir, les roches glissent entre deux eaux à la recherche de quelque étrave, des écueils aspirent les vaisseaux imprudents - n'entendez vous pas, dans les bourrasques qui vous giflent et vous griffent, l'appel des noyés ? Là, tout près de vous, sous cette coquille de noix qui vous protège, les algues déjà enveloppent leur proie, les emprisonnent et serrent.
Des cadavres bleuis, sans plus d'yeux ni de bouche, flottent, dérivent et roulent vers l'infini amer où des monstres affreux, rongés de nostalgie, les capturent et les sucent, avec des rôts obscènes.
Et les marins savent bien que des lumières, parfois, glissent des profondeurs : quel être formidable, sous la coque des bateaux, cherche ainsi sa voie - ou sa proie ? A moins qu'il n'appelle, depuis tout ce temps au secours...
Noyés crieurs, Korrigans dansant sur la lande les nuits de grands naufrages, naufragés agrippés aux récifs, bouche d'ombre ouverte, silencieuse, au creux des vagues bleues - depuis l'aube des temps un murmure effaré court le long des rivages, qui tente de nous dire l'épouvante de la mer : Si Dieu créa la terre, le Diable et le Diable seul a pu imaginer la mer.
Mais le Diable, vraiment ? Dans ses replis et ses tumultes, la mer recèle plus de splendeurs, pourtant, plus de trésors qu'aucun poète, jamais, n'en osa rêver...
(extrait de la préface intitulée "Imaginer la mer" et signée par Michel Le bris)
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Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
Tout nos tourments sur ce qui nous manque me semblent procéder du défaut de gratitude pour ce que nous avons.
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Par mamangel1, le 26/09/2012
Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
Que de fois n'arrive t-il pas, dans le cours de notre vie, que le mal que nous cherchons le plus à éviter, et qui nous paraît le plus terrible quand nous y sommes tombés, soit la porte de notre délivrance, l'unique moyen de sortir de notre affliction!
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Par Paluzzi, le 20/08/2010
Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
30 Septembre 1659.
Moi, pauvre misérable Robinson Crusoé, après avoir fait naufrage au large durant une horrible tempête, tout l'équipage étant noyé, moi-même étant à demi mort, j'aborde à cette île infortunée, que je nommai l'Ile du désespoir;
Je passai tout le reste du jour à m'affliger de l'état affreux où j'étais réduit: sans nourriture, sans demeure, sans vêtements, sans armes, sans lieu de refuge, sans que la mort, soit que je dusse être dévoré par les bêtes ou tué par les sauvages, ou que je dusse périr de faim. À la brune je montai sur un arbre, de peur des animaux féroces, et je dormis profondément, quoiqu'il plût toute la nuit.
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Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
" Si quelqu’un avait pu visiter ma grotte, à coup sûr elle lui aurait semblé un entrepôt général d’objets de nécessité. J’avais ainsi toutes choses si bien à ma main, que j’éprouvais un vrai plaisir à voir le bel ordre de mes effets, et surtout à me voir à la tête d’une si grande provision.
Ce fut seulement alors que je me mis à tenir un journal de mon occupation de chaque jour ; car dans les commencements, j’étais trop embarrassé de travaux et j’avais l’esprit dans un trop grand trouble ; mon journal n’eût été rempli que de choses attristantes."
[p. 43]
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Par LydiaB, le 17/05/2010
Robinson Crusoë de
Daniel Defoë
En 1632, je naquis à York, d’une bonne famille, mais qui n’était point de ce pays. Mon père, originaire de Brème, établi premièrement à Hull, après avoir acquis de l’aisance et s’être retiré du commerce, était venu résider à York, où il s’était allié, par ma mère, à la famille ROBINSON, une des meilleures de la province. C’est à cette alliance que je devais mon double nom de ROBINSON-KREUTZNAER ; mais, aujourd’hui, par une corruption de mots assez commune en Angleterre, on nous nomme, nous nous nommons et signons CRUSOÉ. C’est ainsi que mes compagnons m’ont toujours appelé.
J’avais deux frères : l’aîné, lieutenant-colonel en Flandre, d’un régiment d’infanterie anglaise, autrefois commandé par le fameux colonel Lockhart, fut tué à la bataille de Dunkerque contre les Espagnols ; que devint l’autre ? j’ignore quelle fut sa destinée ; mon père et ma mère ne connurent pas mieux la mienne.
Troisième fils de la famille, et n’ayant appris aucun métier, ma tête commença de bonne heure à se remplir de pensées vagabondes. Mon père, qui était un bon vieillard, m’avait donné toute la somme de savoir qu’en général on peut acquérir par l’éducation domestique et dans une école gratuite. Il voulait me faire avocat ; mais mon seul désir était d’aller sur mer, et cette inclination m’entraînait si résolument contre sa volonté et ses ordres, et malgré même toutes les prières et les sollicitations de ma mère et de mes parents, qu’il semblait qu’il y eût une fatalité dans cette propension naturelle vers un avenir de misère.
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