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Critiques de Francesco de Filippo (7)
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L’offense

Ma première impression, à la lecture des premières lignes, a été très négative : 240 pages écrites comme ça, ça n’allait pas être possible. Et puis j’ai voulu voir ce que cela donnait à l’oral et je me suis mise à le lire à haute voix, avec un accent du sud. Et là, ça a marché, je ne butais plus sur les « fautes », et, au bout de quelques pages, j’étais happée par l’histoire : je suis repassée à la lecture silencieuse, parce que, quand même, ça avance plus vite ! Au final, c’est probablement un très beau roman sur le parlé napolitain, et côté traduction, je tire mon chapeau à Serge Quadruppani ! C’est l’histoire d’un jeune napolitain, Gennaro, marié, deux enfants, qui vivote dans un quartier pauvre, gangréné par la Camorra. Il a peu d’ambition, mais voilà qu’un jour le boss le fait venir chez lui, et c’est l’engrenage, à aucun moment il n’a le choix, et, de toute façon, bien des choses dépassent sa compréhension, il devient camorriste malgré lui. Le roman décrit des scènes cruciales de la vie de Gennaro, des tranches de vie qui sont autant d’étapes d’un chemin de croix. Toute la complexité et la violence de la mafia sont remarquablement rendues, Gennaro devient rouage et bourreau, mais il est avant tout une victime, lui qui voulait une vie toute simple. Quelle immersion dans le monde mafieux ! La fin, un peu trop en happy end assez peu vraisemblable est finalement le seul point faible de ce roman qui fut une jolie découverte.
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L’offense

Gennaro, 21 ans, se fait enrôler sans trop comprendre comment, dans la Mafia. Il se retrouve à prendre part dans les trafics de drogue, d'armes et d'êtres humains.

C'est noir, c'est violent, sanglant et ignoble. Beaucoup trop pour moi. Je n'ai pas accroché. J'ai souvent eu la nausée pour certaines scènes particulièrement crues.

L'écriture ne m'a pas aidée à entrer dans ce roman. Je n'aime pas le langage oral transcrit à l'écrit, ou du moins, pas à l'échelle d'un roman complet. Je comprends tout à fait ce que l'auteur veut transmettre avec ce style, mais ça ne me correspond pas.

Je ne connaissais pas, j'ai essayé mais ce n'était pas pour moi.
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L’offense

On peut le dire sans conteste, le Parrain de Mario Puzo fut un chef-d’œuvre à partir duquel Francis Ford Coppola adapta son triptyque éponyme que l’on peut considérer comme un monument du cinéma. Malgré la violence des scènes et le sort tragique de certains personnages (pour l’époque) il faut néanmoins admettre que l’on pouvait avoir une certaine empathie pour cette famille Corléone qui s’opposait au trafic de drogue et tentait même de se racheter une conduite. D’un certain point de vue, et particulièrement dans le dernier épisode de la saga, on pouvait même considérer que c’était la mafia qui corrigeait les travers d’une société bien plus sordide que les membres de cette « belle famille ». Une mafia acceptable en quelque sorte !



Pour déconstruire ce mythe, il fallut attendre bien des années avant que ne paraisse Gomorra de Roberto Saviano. Une véritable bombe littéraire que l’on ne peut pas considérer comme un roman noir, mais comme la réalité ultra sombre de ces empires mafieux qui gangrènent toutes les strates de la société. Personne n’oubliera le destin de ce tailleur qui façonne des vêtements de luxe pour les stars dans des ateliers clandestins dans lesquels travaillent les esclaves du 21ème siècle. Sa reconversion comme conducteur de camion nous entraine vers la problématique du traitement des déchets version camorra. L’adaptation cinématographique du livre est également époustouflante. Vous pourrez suivre l’ascension de deux jeunes camorristes issus de la Scampia, une des banlieues les plus sordides de Naples.



C'est ainsi que l'on s'est éloigné de cette image édulcorée du mafieux en costume rayé et borsalino évoluant dans des cadres somptueux, que ce soit en Sicile, à New-York, Chicago, Long Island ou au Nevada.



Pour poursuivre cette démarche de démystification, il y a l’Offense de Francesco De Filippo. Gennaro ne travaille pas, il se débrouille en rendant de menus services aux mafieux d’un quartier populaire de Naples où il vit avec sa femme et ses deux enfants. Satisfait de son sort, il se complait dans ce petit train-train quotidien qui lui permet de rester éloigner des "affaires". Mais Don Rafale, parrain du quartier en décide autrement et c’est ainsi qu’à 23 ans, le jeune homme devient membre de mafia. Sous la houlette, de Paolino, tueur psychopathe sans scrupule, Gennaro va entamer son apprentissage de camorriste et commencer son voyage en enfer. Au menu ce sont magouilles électorales, contacts avec immigrés clandestins, trafic de stups, intimidations en tout genre et torture. Il servira de prête-nom aux diverses sociétés que Don Rafale possède à travers le monde. Des voyages aux quatre coins de la planète pour prendre en charge des mules bourrées de cames par ses soins et une traversée de guérilla mafieuse achèveront de déshumaniser cet homme dépassé par l’horreur qu’il vit au quotidien. Il y perdra son âme, sa femme et ses enfants au cœur d’une région complètement ravagée par l’économie mafieuse.



C’est tout d’abord un hommage à Naples et à son petit peuple que Francesco De Filippo a voulu rendre dans ce livre baroque et époustouflant. Et puis, il y a cette plongée hallucinante au cœur de l’appareil mafieux qui semble tellement irréaliste qu’elle ne peut être qu’inspirée de faits réels. Dans un univers de violence, de prostitutions, de viols et de drogue où la vie n’a plus aucune valeur, les hommes qui composent ce monde tentaculaire perdent rapidement pied et sombrent dans la folie et le désespoir, sans qu’il n’y ait aucune possibilité de rédemption. Le texte est particulièrement rythmé et intense et on peut saluer l’excellente traduction de Serge Quadruppani qui a su restituer le langage populaire des quartiers napolitains. Les scènes que l’on découvre au fil des chapitres sont parfois d’une violence extrêmement crue et presque troublante suscitant auprès du lecteur une palette de sentiments contradictoires qui varient entre la fascination et le dégoût. L’Offense de Francisco De Fillipano est grand roman noir aux couleurs baroques, dont les descriptions flamboyantes et terrifiantes n’ont pas encore fini de vous faire frissonner, même si l’on regrettera peut-être un épilogue un peu mièvre. Peu importe, vous serez secoué par cette complainte d’un camorriste dépassé par les forces noires d’une organisation tentaculaire qui a su altérer toutes les couches de cette magnifique cité napolitaine que l’auteur se plaît à nous décrire avec passion.
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L’offense

L'écriture au parlé du personnage m'a empêchée de rentrer dans le livre. C'est un parti pris audacieux qui doit probablement payer chez d'autres mais malheureusement moi je n'arrive pas à passe outre. Les doublements de lettres, les mauvaises utilisations de mots, les fautes de grammaire, etc. Je ne vois que ça et je ne parviens pas à "écouter" l'histoire. Décidément, les romans à Naples ne me réussissent pas, je dois avoir un mauvais karma avec cette ville ! La narration en elle-même est particulière, j'ai eu l'impression d'être dans le cerveau de Crabbe ou Goyle version mafia italienne (avec sensiblement le même quota de neurones connectés), et bon, ce n'est pas ultra passionnant dirons-nous. C'est une autre manière de découvrir la mafia, j'en conviens, mais... Je préfère quelque chose de plus "classique". Devoir prononcer des mots à voix haute pour réussir à les comprendre car écrits littéralement comme parlés, l'accent en plus (écrit l'accent, oui oui, le "dioutifri" ne s'oublie pas de sitôt malheureusement), c'est un monde trop lointain pour moi. Je suis déçue d'être passée à côté de ce livre car ça reste une immersion totale dans le système mafieux italien, la manière dont un petit gars de quartier désœuvré peut se retrouver à torturer une prostituée ou récupérer de la drogue à l'intérieur d'une "bonbonnière". Déçue d'avoir été intéressée par le fond, pourtant totalement hors de ma zone, mais avec une forme trop rédhibitoire. À tester si vous n'êtes pas psychorigide de la syntaxe française.
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L’offense

Un émule d'Andrea Camilleri ! De Filippo le dit lui-même. Ici, l'histoire se déroule à Naples. Le jeune Gennarino vit dans un quartier pauvre, dans "le" quartier contrôlé en totalité par la camorra. Le jeune homme y vit avec sa femme et ses deux enfants dans un "basso". Convoqué un jour par Don Raffele, le boss, il commence à rendre de petits services sans vraiment comprendre ce qu'il fait. Lui, la seule chose qu'il souhaite, c'est gagner sa vie pour sa famille. Mais peut-on échapper à la camorra lorsqu'on vit dans un quartier populaire de Naples ? Un jour, sa femme lui fait prendre conscience qu'il est devenu un camorriste et le quitte. A partir de ce jour-là, Gennaro se remet en question. Traduit par Serge Quadruppani (qui traduit également les romans d'Andrea Camilleri), le roman est écrit dans la savoureuse langue napolitaine, qui le rend encore plus vivant. Cependant, la chute me laisse perplexe...
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L’offense

Journaliste et napolitain, Francesco De Filippo a opté pour une fiction noire, brutale, narrée à la première personne, afin d'accompagner la descente aux enfers de Gennaro.
Lien : http://www.telerama.fr/criti..
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L’offense

Gennaro vit à Naples, dans le Quartier. Un lieu qu’il est aisé de boucler quand y entre un importun. Un lieu où, dans un palais au milieu des masures, vit Don Rafele qui tutoie le pouvoir et ne sait pas sourire, homme d’immense puissance.

Gennarino, père de famille, n’est qu’un minable, chômeur, petit fricoteur sans envergure. Un jour, Don Rafele décide de lui donner un rôle local. Sans le moindre choix personnel, l’option « refus » ayant été bannie du vocabulaire de l’Organisation, le voici « camorriste ». A vrai dire, il est plus efficace comme prête nom que comme tueur. Incapable de se servir d’une arme, n’ayant pas le cœur aux « interrogatoires », Gennaro se sent couler dans un univers dont il ne veut pas.

la suite sur mon blog
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