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Par Azilys, le 16/07/2010
Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Ma soeur ne cessera jamais de mourir, encore et encore, pendant le restant de mes jours. Le deuil, c'est pour la vie. Ca ne s'en va jamais ; ça fait progressivement partie de vous , à chaque pas, à chaque souffle. Je ne cesserai jamais de faire le deuil de Bailey pour la bonne raison que je ne cesserai jamais de l'aimer. C'est comme ça. Le deuil et l'amour sont liés, l'un ne va pas sans l'autre. Tout ce que je peux faire, c'est l'aimer, aimer le monde, et célébrer sa vie en vivant la mienne avec audace, joie et courage.
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Par Mlle_Lily, le 16/07/2010
Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Il y a des années de cela, j’étais allongée sur le dos dans le jardin de Manou quand Big m’a demandé ce que je fabriquais. Je lui ai répondu que j’observais le ciel. Il m’a rétorqué : « C’est une vision de l’esprit, Lennie, le ciel est partout, il commence à tes pieds.
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Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Ce type se shoote à la vie. A côté de lui, Candide est le pire des rabat-joie. Est-ce qu'il sait que la mort existe, au moins ?
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Par oops, le 18/04/2011
Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Je me demande pourquoi les gens endeuillés prennent la peine de s'habiller en noir, alors que le chagrin constitue à lui seul un vêtement à part entière.
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Par Mlle_Lily, le 16/07/2010
Le ciel est partout de
Jandy Nelson
C’est donc ça ce truc dont tout le monde parle, ce truc qui habite chacune des pages des Hauts de Hurlevent – cette sensation qui m’électrise de l’intérieur tandis que nos lèvres refusent de se séparer. Qui aurait pu deviner que je n’attendais qu’un baiser pour me transformer en Cathy et en Juliette et en Elizabeth Bennet et en Lady Chatterley réunies ?
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Par Mlle_Lily, le 16/07/2010
Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Je ne comprends pas pourquoi tu es toujours fourré chez nous.
Je sens mon visage s'enflammer à mesure que la honte me gagne - la vraie question serait pourquoi est-ce que je m'obstine à me comporter comme une folle.
- Ah non ? dit-il en me dévisageant. Les coins de sa bouche commencent à se redresser. " Je t'apprécie beaucoup, Lennie. " Il me fixe d'un air incrédule. " Tu es quelqu'un de génial... " Comment peut-il penser une chose pareille ? Bailey est quelqu'un de génial. Big et Manou aussi. Sans parler de ma mère, bien sûr. Mais pas moi. Je suis le seul être humain bidimensionnel dans cette famille en 3D.
Il me sourit de toutes ses dents. " En plus, je te trouve très jolie et je suis un garçon ultra-superficiel. "
Une pensée horrible me vient à l'esprit : Il me trouve seulement jolie et géniale parce qu'il n'a jamais connu Bailey, suivie d'une autre, encore plus affreuse : et c'est tant mieux. Je secoue la tête pour effacer le contenu de mon cerveau comme une ardoise magique.
" Quoi ? " Il tend la main vers mon visage et glisse délicatement son pouce en travers de ma joue. Son geste est si tendre qu'il me fait tressaillir ; personne ne m'a jamais touchée de cette manière, personne ne m'a jamais regardée comme il le fait à cet instant précis, un regard profond. J'ai envie de le fuir et de l'embrasser en même temps.
Alors : Cils. Cils. Cils.
Je suis fichue.
Je crois qu'il a fini de jouer les grands frères avec moi.
- Je peux ? dit-il en approchant sa main de l'élastique qui retient ma queue de cheval.
J'acquiesce. Avec une infinie lenteur, il fait glisser l'élastique, sans me lâcher du regard. Je suis hypnotisée. C'est comme s'il déboutonnait mon chemisier. Quand il a fini, je bouge un peu la tête et mes cheveux retrouvent leur sauvage liberté.
- Wow ! dit-il tout bas. J'avais très envie de faire ça...
Je nous entends respirer. Je crois bien qu'on nous entend jusqu'à New York.
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Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Il me sourit et pose un doigt sur mes lèvres, suffisamment longtemps pour que mon petit coeur ait le temps d'atteindre Jupiter [...].
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Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Quand Sarah s'enflamme pour quelque chose, des noms d'animaux improbables lui viennent spontanément à la bouche comme si elle était atteinte du syndrôme de Tourette version 30 millions d'amis.
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Le ciel est partout de
Jandy Nelson
_Tes pieds, dis-je spontanément. C'est la première fois que je les vois.
Ces paroles crétines résonnent dans l'air qui nous sépare et l'espace d'un instant, je sais qu'il a envie de rire, de briser la glace et de m'attirer contre lui, de se moquer de moi pour oser sortir des trucs aussi bêtes alors qu'il est à deux doigts de m'assassiner. Je le vois sur son visage comme dans un livre ouvert. Mais ce mirage s'efface aussi vite qu'il est apparu et ne reste plus que la souffrance à l'état pur dans ses yeux immobiles, ses cils ne bougent pas, sa bouche ne sourie pas. Il ne me pardonnera jamais.
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Par skaylie, le 26/10/2010
Le ciel est partout de
Jandy Nelson
Je suis trop mortifiée pour trouver le sommeil.
Qu'est-ce qui m'a pris ? Je m'imagine Joe lisant mon poème ridicule à ses frères, ou pire, à Rachel, tous pliés de rire et se moquant de cette pauvre Lennie qui n'a rien compris aux histoire d'amour sauf ce qu'elle en a lu dans les livres d'Emily Brontë. Je lui ai dit : Je lui appartiens. Je lui ai dit : Mon cœur lui appartient. Je lui ai dit : J'entends son âme dans sa musique. Je vais me jeter du haut d'un immeuble. Qui fait des déclarations pareilles au vingt et unième siècle ? Personne ! Comment une idée peut-elle vous sembler brillante un jour et débilissime le lendemain ?
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