-
Par Ode, le 14/02/2013
LÎle aux trente cercueils de
Maurice Leblanc
De tout temps on a cru qu'un jour viendrait où, dans un espace de douze mois, les trente écueils principaux qui entourent l'île et qu'on appelle les trente cercueils, auraient leurs trente victimes, mortes de mort violente, et que, parmi ces trente victimes, il y aurait quatre femmes qui mourraient en croix. C'est une tradition établie, indiscutable, qu'on se passe de père en fils, et qui n'a pas d'incrédules. Elle trouve sa forme dans ce vers et dans cet hémistiche de l'inscription du Dolmen-aux-fées :
« Pour les trente cercueils, trente victimes... »
et
« Quatre femmes en croix... »
> lire la suite
-
Par gill, le 13/04/2012
Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de
Maurice Leblanc
"Mon cher maître,
Vous savez l'admiration que j'ai pour vous et l'intérêt que je prends à votre renommée. Eh bien, croyez-moi, ne vous occupez point de l'affaire à laquelle on vous sollicite de concourir. Votre intervention causerait beaucoup de mal, tous vos efforts n’amèneraient qu'un résultat pitoyable, et vous seriez obligé de faire publiquement l'aveu de votre échec.
Profondément désireux de vous épargner une telle humiliation, je vous conjure, au nom de l'amitié qui nous unit, de rester bien tranquillement au coin de votre feu.
Mes bons souvenirs à M. Wilson, et pour vous, mon cher maître, le respectueux hommage de votre dévoué
Arsène Lupin"
(extrait du chapitre I du deuxième épisode "La lampe juive")
> lire la suite
-
Par Kittiwake, le 28/02/2012
Arsène Lupin : L'aiguille creuse de
Maurice Leblanc
L'horizon s'empourprait de tous les feux du soleil disparu, et de longs nuages embrasés, immobiles dans le ciel, formaient des paysages magnifiques, des lagunes irréelles, des plaines en flamme, des forêts d'or, des lacs de sang, toute une fantasmagorie ardente et paisible.
-
Par bina, le 08/01/2013
LÎle aux trente cercueils de
Maurice Leblanc
Il y a miracle si l'on accepte les explications surnaturelles. Il y a phénomène naturel si l'on recherche et si on trouve les causes physiques, capable de susciter le miracle apparent.
-
Par gill, le 13/04/2012
LÎle aux trente cercueils de
Maurice Leblanc
Véronique coucha à Rosporden, et, dès le lendemain, reprit ses recherches.
Le numéro 12, qu'elle trouva sur le mur d'un cimetière, la lança sur la route de Concarneau, qu'elle atteignit presque, sans avoir aperçu d'autres inscriptions.
Elle pensa donc qu'elle s'était trompée, revint sur ses pas et perdit toute une journée en investigations inutiles.
Ce n'est que le jour suivant que le numéro 13, fort effacé, lui indiqua la direction de Fouesnant. Puis elle abandonna cette direction, pour suivre toujours selon les signaux, des chemins de campagne où une fois encore elle s'égara.
Enfin elle aboutit, quatre jours après avoir quitté Le Faouët, face à l'océan, sur la grande plage de Beg-Meil.
Elle passa deux nuits au village sans recueillir la moindre réponse aux questions, d'ailleurs discrètes, qu'elle posait.
Enfin, un matin, ayant erré parmi les groupes de roches à demi submergées qui entrecoupent la plage, et sur la falaise basse recouverte d'arbres et de taillis qui l'encadre, elle découvrit, entre deux chênes dénudés, un abri de terre et de branches qui avait dû servir à des douaniers. Un petit menhir se dressait à l'entrée.
Sur ce menhir, il y avait l'inscription, suivie du numéro 17.
Aucune flèche. En-dessous, un simple point. Voilà tout...
(extrait du chapitre II "Au bord de l'océan")
> lire la suite
-
La Comtesse de Cagliostro de
Maurice Leblanc
C'est ici la première aventure d'Arsène Lupin, et sans doute eût-elle été publiée avant les autres s'il ne s'y était maintes fois et résolument opposé.
« Non, disait-il. Entre la comtesse de Cagliostro et moi, tout n'est pas réglé. Attendons. »
L'attente dura plus qu'il ne le prévoyait. Un quart de siècle se passa avant le règlement définitif. Et c'est aujourd'hui seulement qu'il est permis de raconter ce que fut l'effroyable duel d'amour qui mit aux prises un enfant de vingt ans et la fille de Cagliostro.
> lire la suite
-
Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur de
Maurice Leblanc
La hache tournoie dans l’air qui frémit, mais l’aile s’ouvre, et l’on va jusqu’à Dieu.
-
L'Agence Barnett et Cie de
Maurice Leblanc
"cette fois encore, l'aventure se terminait par une mainmise de Barnett sur le magot. Barnett châtiait les coupables et sauvait les innocents, mais n'oubliait pas de se payer."
-
Les Trois yeux de
Maurice Leblanc
Ce fut lui, le premier, qui vit la première lueur. Un cri lui échappa, tandis que ses deux mains s’agitaient frénétiquement en l’air. Et, presque aussitôt, comme des étincelles qui crépitent de tous les côtés, d’autres cris s’éparpillèrent dans le silence, qui se reforma instantanément, plus lourd et plus épais.
Les Trois Yeux étaient là.
Les Trois Yeux dessinaient sur l’écran leurs trois triangles recourbés.
En présence du phénomène inconcevable, le public n’eut pas à subir la sorte d’initiation par quoi j’avais passé. Pour lui, du coup, les trois figures géométriques si mornes, si inertes qu’elles fussent, représentèrent trois yeux, et, pour lui, avant même qu’ils ne s’animassent, ce furent des yeux vivants. Aussi, quelle émotion infinie lorsque ces yeux sans paupières, faits de lignes sèches et symétriques, s’emplirent d’une expression subite qui nous les rendit intelligibles comme les yeux d’une créature humaine!
> lire la suite
-
Par gill, le 14/04/2012
La Vie extravagante de Balthazar de
Maurice Leblanc
La ligne est vague et conventionnelle entre ce qui est vraisemblable et ce qui ne l'est point. Il suffit de bien peu de chose pour qu'une œuvre d'imagination tourne vers la parodie et que des personnages qu'on a voulu pathétiques fassent figure comique et absurde.
Si je n'ai pas pu, en ce livre, éviter cet écueil, je ne m'en soucie guère. Avant tout, je redoute le guindé, le compassé, d'avoir l'air de croire que c'est arrivé et de paraître prendre au sérieux ce qui ne tire sa valeur que de la fantaisie qu'on y apporte, de la bonne humeur, de l'exceptionnel, et même de l'extravagant.
Sourire quand on imagine et que l'on écrit, c'est inciter à croire ceux qui vous lisent. Je n'ai jamais prétendu faire penser, mais tout simplement amuser et distraire.
Sans doute est-ce là une ambition proportionnée à mes moyens.
(Texte inséré en début de volume et signé Maurice Leblanc)
> lire la suite