écrivain belge,
né à Bruxelles, en 1978, vit à Tervuren, presque dans la forêt.
Romancier, pète, il use de divers supports : papier, internet, scène. Aime collaborer avec d'autres auteurs : Ariane Bart, Lucille Calmel, Mylène Lauzon....
Antoine Boute, lecture d'un extrait de son dernier livre "Tout public" à Lille, à la galerie "Une poussière dans l'oeil" avec l'Armée Noire, le 12 mai 2012.
Or le tragique du monde de la langue de Guyotat ne va pas sans une jouissance certaine du texte même, laquelle tient au rythme, au flux, à la texture, à la matière de la langue — et c’est sans doute cette étrange et presque dérangeante douceur inhérente à cette langue qui fait que la cruauté et la violence, qui y sont présentes également, et avec autant de force, ne provoquent pas la répulsion : les tensions entre douceur et violence y sont au contraire si fortes, si inlassablement réouvertes, qu’elles offrent contre toute attente un terreau pour la naissance d’un certain sentiment de beauté, a priori totalement inespéré dans ce chaos.