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Cet essai est passionant.
Martin Gibert, chercheur en philosophie, y expose avec clarté mais sans jugement les principes de l'anti-specisme et du veganisme.
S'appuyant sur son parcours personnel ainsi que sur des recherches très précisément détaillées, il explique de manière quasiment scientifique pourquoi manger (et asservir) les animaux non-humains n'est pas moralement acceptable.
Si l'on peut choisir de ne pas adhérer, l'esprit brillant de ce chercheur philosophe ne peut que forcer l'admiration.
J'en sors convaincue et déterminée à modifier mes comportements.
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Cet essai fait parti de ces livres qui ont radicalement changé ma vie.

Moi aussi j'étais une grande mangeuse de viande et à vrai dire j'en étais plutôt fière. Fière de dire que je l'aimais bien saignante voire crue. J'y voyais là une espèce de virilité. (Bien la preuve que malgré les grandes avancées féministe beaucoup d'entre nous ressentent le besoin de faire valoir leur part de masculinité pour se faire accepter mais c'est un autre sujet)

Et puis j'aimais la viande voilà tout. Quel mal ?

Eh bien justement. La vraie formulation serait plutôt : quel mal !

Tout à commencé lorsque l'une de mes meilleurs amis est devenue végétarienne. Notre petit groupe a pris le parti d'en rire et elle a souri. On la taquinait, on l'a surnommé "Veggie" (ce que je fais toujours d'ailleurs), on l'a provoqué un petit peu mais elle a continué de sourire.

Un jour, lassée de faire ma relou, je lui ai demandé quelle mouche l'avait piqué. Et là, elle m'a un peu expliqué, sans accusations, sans virulence. Et j'ai commencé à m'intéresser. Ça été un article par ci, une vidéo par là, des chiffres de ce côté et un témoignage de l'autre.

Et puis, j'ai commencé à comprendre. Qu'elle était ma légitimité à dire que j'aimais les animaux alors que je prenais plaisir à les dévorer ? Et que par là même je cautionnais une maltraitance tellement ignoble que même la langue française peine à lui poser des adjectifs.

Alors j'ai réduit, j'ai commencé à changer mon alimentation. Et j'étais fière de moi. Puis par la suite je me suis dit arrêtons la viande tout court ! C'est stupide de ne supporter "qu'un peu" l'industrie du meurtre. Et là, les choses se sont compliquées. Non pas que j'avais du mal à résister à la viande qui me passait sous le nez mais mes proches... oh la la le sacrilège ! Alors je me suis rendue compte que pour défendre ma cause il me fallait des arguments solides et non pas la lecture de deux ou trois articles déjà perdus dans l'immensité de la toile.

Je me suis alors tournée vers ce livre. BIM. La claque dans la gueule. Je ne m'amuserais pas à faire un résumé du raisonnement de Gibert pour vous expliquer pourquoi il faut devenir vegan. Lisez le et vous comprendrez. Vous aimez les animaux ? Vous aimez les personnes ? Vous vous inquiétez pour le climat, votre planète, vos enfants ? Si vous pouvez dire oui à l'une de ces questions alors lisez.

Bizarrement, moi qui bondis de régime en régime depuis que je suis toute petite, sans jamais avoir de volonté, aujourd'hui je ne faiblis même plus sur des aliments que je me serais cru incapable de retirer de mon alimentation.

Je n'ai juste plus le choix, aujourd'hui je passerais de responsable à coupable si je continuais à consommer des produits de provenance animal. Vous me trouvez folle ? Lisez ce livre et venez en discutez !
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Acheté et lu en août 2015. Voilà quelques semaines que ce livre me faisait de l'oeil mais j'hésitais, il faut dire que je n'ai pas la conscience tout à fait claire concernant ma consommation de viande (très limitée et plutôt dirigée vers une filière bio, mais ...). Depuis toujours je fais le lien entre l'animal vivant et ce que j'ai dans l'assiette, lire les théories du véganisme implique autre chose. Il s'agit de prendre un risque, celui de devoir changer de comportement alimentaire.
Au premier abord, si l'on s'intéresse un peu à la cause animale, ce livre n'est pas une mine d'idées nouvelles, mais il précise de façon drastique ce que l'on imagine de loin. le principal obstacle à la fin de l'exploitation et de la souffrance animale ne serait autre que la gourmandise ? (Hélas, j'aime le saucisson !) Martin Gilbert nous révèle aussi les mécanismes psychologiques qui nous conduisent à tolérer l'inacceptable (l'élevage industriel, la tuerie dans les abattoirs, notre histoire sanglante de domination des espèces animales). L'auteur jette également une lumière sur le poids écologique de notre alimentation omnivore (c'est assez édifiant, presque autant que les transports voire davantage) et sur le lien entre suprématie humaine (sur toutes les autres espèces) et racisme, sexisme ou simplement discriminations.
Certaines positions, notamment concernant les filières bio, peuvent sembler extrêmes, cependant elles m'ont profondément troublée. J'ai appris que certifier par un label la non utilisation systématique des produits chimiques (c'est bien) n'était pas une garantie de non souffrance animale. Il existe un autre label pour ça celui de "viande heureuse" (qui ne concerne pas les méthodes d'abattage) que nous ne connaissons pas en France et c'est dommage.
Bref, j'étais déjà partiellement convaincue, mais ce livre m'a profondément marquée. J'aimerais avoir le courage de franchir le pas...
En tout cas, faire connaître le véganisme et cet ouvrage me paraît déjà un acte important pour défendre la cause animale. Merci M. Gibert, merci pour eux !
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C'est un livre qui m'a tout simplement changé. Il fait partie de ces ouvrages dont on ne ressort pas indemne de la lecture. En l'occurrence, après l'avoir lu, j'ai décidé de devenir vegan. Cela peut paraître irrationnel comme décision après une simple lecture mais en fait c'est tout le contraire. Il faut lire pour le comprendre. Alors je vous invite à le faire. À changer votre regard sur votre mode de consommation. Il est temps que nous prenions tous nos responsabilités.
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Ce livre m'a été vivement conseillé il y a presque 4 ans, quand je n'étais pas encore convertie à la cause végane ; et le but était alors de me convaincre par la lecture de ce livre. Malheureusement je ne le trouvais jamais à l'emprunt (et le prix, 18€, me dissuadait de l'acheter). J'ai néanmoins réussi à me renseigner sans ce livre, mais quand j'ai eu l'occasion de le lire il y a quelques semaines, je me suis jetée dessus pour découvrir de quoi il s'agissait ! Je voulais voir ce qu'il valait, si je pouvais le conseiller, etc.

Au départ, le titre et même le résumé me laissaient perplexes : je m'attendais à des arguments de type « émotion/empathie », auxquels je suis très peu réceptive. J'avais peur des sempiternels « Vous êtes totalement aliénés » / « Si vous mangez les animaux c'est que vous ne les aimez pas ! » etc (ce qui n'a RIEN à voir d'ailleurs, au passage : je suis végane et pourtant je n'aime pas spécialement les animaux. Juste, de manière générale, c'est pas parce que je n'aime pas quelque chose que je tue cette chose, voilà). Vraiment : c'est ce type de discours qui m'ont empêchée d'adhérer à la cause pendant tant de temps, et j'y ai développé une allergie monstrueuse ! Certains discours végans m'insupportent au plus haut point à cause de cela.
MAIS justement, et c'est là que je voulais en venir : ce livre est bien meilleur que ce qu'il laisse paraître ! Sincèrement je pense l'acheter et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt, c'est précisément ce genre de livres qui peut convaincre les gens ! Mais pourquoi, me demanderez-vous ? Qu'est-ce que ce livre a de si spécial ?

Eh bien tout d'abord, un peu à l'image du livre "Faut-il manger les animaux ?", il est très bienveillant et compréhensif. Au lieu de jouer le ton de la culpabilité et de la détresse, Martin Gibert utilise une approche très objective et neutre : il fonde ses propos sur des faits. Mais ici on ne parle pas vraiment de souffrance animale et d'exploitation : même si l'auteur en parle, c'est un aspect minoritaire de son livre. Ce qui l'intéresse, c'est l'humain et ses réactions. Pourquoi, scientifiquement (d'un point de vue sociologique, psychologique, anthropologique, etc), l'Homme peut à la fois manger de la viande tout en admettant en toute bonne foi que tuer un animal sans que ce soit une nécessité vitale, est une chose qu'il déplore. Et dans un deuxième temps seulement, l'auteur s'intéresse à tous les avantages du véganisme, qu'il se contente d'exposer.
C'est cette approche rationnelle qui me parle, personnellement, beaucoup plus que des images choc. Je comprends ce qu'on me dit, c'est moi qui tire mes propres conclusions, et si j'agis ce n'est pas par peur d'une représaille morale, mais parce que je mets moi-même mes actions en accord avec ce que je pense (d'où l'importance de réfléchir, de se questionner, de se renseigner, de comprendre avant toutes choses).
De plus l'argumentaire est complet, il prend en compte tous les aspects de la vie (psychologiques, sociologiques) et tous les aspects du problème (économiques, écologiques, éthiques, etc).
C'est, je trouve, un livre très utile qui aurait très bien pu me convaincre à l'époque ! Il saura vous parler si votre mode de fonctionnement repose davantage sur la compréhension que sur l'empathie. Je le conseille vivement !
Lien : http://leboudoirbibliotheque..
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Ce livre, malgré quelques défauts (selon moi), devrait être lu et relu par tout un chacun, végés convaincus, omnis dubitatifs et même carnistes militants, même si je doute que ces derniers y jetteraient autre chose qu'un coup d'oeil méprisant.
Voir son steak comme un animal mort, c'est un livre engagé et sans concession rédigé par un philosophe, traitant de véganisme, et plus généralement de moralité et d'éthique. Il y explique de façon quasi mathématique pourquoi nous devrions tous être véganes, non seulement pour des raisons d'éthique animale, mais pour nous, pour l'humanité, son avenir, l'environnement, et pour des raisons sociales. Je ne vais pas faire le résumé de toutes ses thèses, d'autant que je n'adhère pas totalement à certaines d'entre elles, mais globalement, voici l'idée : ce n'est même pas le souci du bien-être animal qui est ou devrait être le principal moteur de l'adhésion à ce mouvement social et politique qu'est le véganisme, mais c'est le souci du bien-être de l'humanité toute entière. En effet, outre l'immense problème environnemental que pose la consommation de matières animales, c'est également un énorme paradoxe avec l'évolution de la pensée humaine envers les notions de racisme et de sexisme qui n'ont, au final, que peu de différences avec celle de spécisme qui, pourtant, est la base du carnisme que l'on voit émerger en réponse aux mouvements végé/véganes.
Je ne suis peut-être pas très claire, mais j'ai toujours eu des notes de merde en philo...
Toujours est-il que, si je trouve le contenu de ce livre parfois un peu trop manichéen et trop porté vers l'aspect social, on y entrevoit également une réflexion extrêmement intéressante sur les mécanismes psychologiques de la consommation de produits animaux. Que l'on soit végé engagé ou omnivore convaincu, on ne peut plus, après la lecture de ce livre, nier que la consommation de viande est complètement illogique et portée par un paradoxe psychologique, nommé dissonance cognitive, qui n'a rien d'inné ou de génétique mais qui est construit dès la naissance par des mécanismes sociaux et culturels tellement bien ancrés qu'on n'a d'autre choix que de les concevoir comme complètement naturels.
Et donc, si je ne trouve pas cet ouvrage aussi accessible que l'annonce la quatrième de couverture, il n'en reste pas moins relativement digeste et surtout, il ne s'adresse pas seulement aux personnes presque convaincues, mais à tout le monde. Ce qui est dommage, c'est que comme je le disais, je ne pense pas que beaucoup de sceptiques n'iront prendre la peine de le lire...
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M'étant lancé depuis un peu plus d'un an dans un parcours d'auto-éducation /auto-information sur la question animale, notre rapport aux animaux en général et dans notre alimentation en particulier, ce livre vient après quelques titres compléter mes lectures en la matière. Lu après le très journalistique Faut-il manger les animaux ? et Les animaux ne sont pas comestibles qui s'attache plus à la question de la sensibilité, j'ai abordé de manière évidente la suite de ma recherche avec Voir son steak comme un animal mort, au titre criant de vérité qui dérange. Son approche philosophique est complète, et achèverait de convaincre le plus carniste des êtres humains. C'est d'ailleurs, celui que je conseille le plus sur la question : Martin Gibert va droit au but, et explore philosophiquement la question sous tous les angles. Merci M. Gibert pour ce livre, mon cheminement vers un mode de vie plus éthique est encore en cours, mais grâce à vous, je l'assume mieux socialement et il a pris un tournant drastique -bien que sur ce type de démarche, le retour arrière soit quasi-impossible-.
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Un bon petit livre dont le titre subversif avait suscité mon intérêt, confirmé par les critiques pertinentes des Babelionautes

Martin GIBERT, chercheur en Philosophie Ethique et Psychologie Morale, a suivi un cursus intéressant qui l'a, en toute logique, conduit à réfléchir sur la condition animale et le rapport que les grands-singes que nous sommes ont avec celle-ci. Autour d'une argumentation bien structurée en quatre thématiques, l'auteur aborde différents aspects de la question en profondeur.

Après une courte introduction pour présenter le mouvement politique et moral que représente le véganisme, l'auteur démarre son essai en exposant le consensus en éthique animale. On y aborde notamment la « sentience* » des animaux et autres thèmes philosophiques tels que la « vertu » ou encore la « déontologie », outils indispensables à la question éthique.
Le second chapitre s'attarde en détails sur « l'argument environnemental ». Chiffres à l'appui, que ce soit la déforestation pour la culture ou l'élevage, la pollution des énergies fossiles employées, le gaspillage de ressources, les antibiotiques ingurgités dans les élevages insalubres, la pollution des déjections animales… Tout accable le carnisme, d'autant qu'il est fait preuve que l'alimentation animale n'est nullement nécessaire à notre survie.
Le troisième chapitre aborde le côté psychologique de la question sur le plan de la dissonance cognitive, ou comment quelqu'un qui prétend aimer les animaux ne voit en même temps aucun problème à les tuer pour son seul plaisir gustatif. Amateurs de « viande heureuse », la logique vous contraindra à revoir votre argumentaire.
Le quatrième chapitre aborde finalement le lien entre la domination animale et les différentes dominations qui jalonnent nos structures sociales. Le véganisme permet ainsi par comparaison de questionner nos valeurs sociétales tout en s'incluant dans une philosophie humaniste.

L'ensemble est cohérent et montre que le véganisme, bien plus qu'un simple régime alimentaire « bobo », est avant tout une question politique connexe à de nombreux domaines des Sciences Humaines. Ce livre, ouvertement militant, expose une vision globale et particulièrement bien référencée de la question animale : il apporte un lot d'informations pertinentes qui permettront à chacun d'approfondir son raisonnement et, pourquoi pas, rejoindre la cause animale en prenant conscience de l'impact majeur que celle-ci a sur notre quotidien.

Notons qu'à eux seuls, les deux premiers chapitres sont suffisamment édifiant pour déstabiliser n'importe quel carniste convaincu. L'aspect psychologique et « sociologique » abordé dans les deux chapitres suivants complète la réflexion à merveille nous permettant d'embrasser la globalité d'un sujet qu'on n'imagine pas si vaste au premier abord.

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentience
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Si vous n'êtes pas encore végane, vous pourrez le devenir après la lecture de cet essai engagé, dans lequel Martin Gibert expose quelques notions qui font appel à la psychologie morale. Professeur d'éthique et de philosophie du droit, il nous éclaire sur le spécisme, l'utilitarisme, la notion d'éthique animale, la sentience, le mouvement Welfariste. Il aborde aussi les conséquences de l'élevage intensif sur notre environnement.
Il nous aide à comprendre comment notre dissonance cognitive fait que nous continuons à manger de la viande, malgré l'éveil de notre conscience à la cruauté infligée aux animaux. Ce livre est un argumentaire en faveur de la non-violence et contre l'oppression spéciste. C'est aussi un témoignage sensible qui ne nous épargne pas et nous engage, vraiment, à changer de comportement.
Brigitte P.
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Bon livre pour faire des prises de conscience sur le végétarisme
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