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Citations sur Sur mon chemin de mots (9)

[sur les relations femmes-homme et...en souvenir des bons moments passés avec une copine... quand nous chantions a tue-tête :]

Le mari de Maryvonne
Etait mon amant
Quelquefois je m'en étonne
Encore maintenant
Au début, tout feu tout braise
Il était gentil
Quand il se mettait à l'aise
Il refaisait le lit
Il me disait "Tu es belle"
Après comme avant
Il descendait la poubelle
En repartant

La la la petit bonhomme
Comme on est bien élevé
C'était grâce à Maryvonne
Il me l'avait caché
La la la petit bonhomme
Comme on avait bien menti
"Ma femme est une matrone"
Il m'avait dit

Le mari de Maryvonne
Etait mon amant
Mais il m'appela "bobonne"
Au bout de pas longtemps
Puis je rencontrai sa femme
Qui me dit: "merci...
Depuis qu'il vous a dans l'âme
Il ne vient plus ici."
Il m'avait dit "Maryvonne
est un vrai boudin
Toujours elle me cramponne
Et ça me dit rien".

La la la petit bonhomme
Comme on est mal élevé
Maryvonne est très mignonne
Il me l'avait caché
La la la petit bonhomme
Comme on avait bien menti
"Ma maîtresse est une conne"
Il lui avait dit.

Le mari de Maryvonne

N'est plus mon amant
Comme il n'a trouvé personne
Il est chez sa maman
Maryvonne et moi on pense
Qu'on pourra bientôt
Se prendre un peu de vacances
Un peu de repos
Mais voilà que Maryvonne m'apprend ce midi
Sa belle-mère lui téléphone
Elle vient aussi

La la la petit bonhomme
Ça commence à se gâter
Il la prenait pour sa bonne
Elle en a eu assez
La la la petit bonhomme
Comme on avait bien menti
Ma mère est une gorgone
Il avait dit

Le mari de Maryvonne
A pu se recaser
C'est Sophie qui lui redonne
Un peu de volupté
Au début tout feu tout braise
Il sera gentil
Quand il se mettra à l'aise
Il refera le lit
Il lui dira "Tu es belle"
Après comme avant
Il descendra la poubelle
En repartant

La la la petit bonhomme
Mais ça ne va pas durer
Quand il lui dira bobonne
Elle va se tirer
Moi sa mère et Maryvonne
On l'a bien dit à Sophie
"On t'attend ma toute bonne
Dans le midi"

Si longtemps ça recommence
On va se retrouver
Toute une colonie de vacances
On va bien s'amuser
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Quand t’es parti j’ai mal partout
Plus décatie qu’un vieux matou
Quand t’es parti j’ai mal partout
La, la….
Dans les orties je me tatoue
Ça fait des plis ça fait des trous
De partout je me sens blettie
Je multiplie les coups de mou
J’ai des glou glou dans mes circuits
Tous mes gri-gri deviennent flous
Comme un frichti sans son faitout
Quand t’es parti j’ai mal partout
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Que vous soyez critique ou plein de bienveillance
Je ne recherche pas toujours ce qui vous plaît
Quand je soigne mes mots c’est à moi que je pense
Je veux me regarder sans honte et sans regrets
(Ecrire pour ne pas mourir)
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T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on avait rien,
de quand on avait pour tous bagages
tes deux quais pour m'y promener,
tes deux quais pour y mieux rêver ?
Tu étais, tu étais mes voyages
et la mer, tu étais mes voiliers,
tu étais pour moi les paysages ignorés.

Je te disais, la Seine
qu'on avait les yeux d' la mêm' couleur.
Quand j'avais de la peine,
quand j'égarais mon cœur,
quand je trouvais la ville trop noire,
tu dorais des plages pour moi,
tu mettais ton manteau de soie,
et pour moi, qui ne voulais plus croire,
et pour moi, pour pas que je me noie,


tu faisais d'un chagrin un' histoire, une joie.

Ils te diront, la Seine,
que je n'ai plus de cœur à promener
ou que, si je me promène,
c'est loin de ton quartier.
Ils te diront que je te délaisse
et pourtant je n'ai pas changé.
Non, je ne t'ai pas oubliée,
mon amie de toutes les tendresses.
J'ai gardé dans mes yeux tes reflets,
j'ai gardé tes couleurs, tes caresses pour rêver.

T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on était bien?
Et si j'ai vu d'autres paysages,
tes deux quais m'ont tant fait rêver.
Attends-moi: j'y retournerai,
tu seras mon premier grand voyage.
et le port où je viens relâcher,
fatiguée de tant d'autres rivages oubliés.

T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu ?
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Sûr qu'on ne s'est jamais quittées
Depuis ce jour fleuri de roses
Où sans y comprendre grand chose
Toi et moi, on a débarqué
On a grandi sans y penser
Je t'ai fait prendre quelques bûches
Tu m'as évité les embûches
Des lunettes et des bras cassés
La fièvre, moi, je l'aimais bien
Quand tu me collais des angines
Je voyais des dragons de Chine
S'agiter sur mon papier peint

Carcasse
Sait-on bien comment ça se passe ?
On occupait la même place
On ne s'est jamais rien demandé
Sans blague
Mes souvenirs sont dans le vague
Comme les branches qu'on élague


À l'arbre où on s'est balancées

J'ai commencé par deviner
En arrivant vers quinze, seize
À sentir un certain malaise
Qu'on n'était plus bien accordées
Toujours on se contrariait
Tu dévorais, j'étais frugale
Et je nourrissais tes fringales
En rêvant que je m'envolais
Un mauvais jour, j'ai découvert
Ton grand nez, j'ai trouvé ça moche
Mais tu m'as dit "Pauvre caboche
Regarde un peu, tu as les yeux verts"

Carcasse
On s'épiait devant la glace
J'avais les peurs, toi les audaces
On ne pouvait rien décider
En somme
C'est moi qui me méfiais des hommes
Et toi qui les désirais comme
Une grand-voile à ton voilier
J'espère qu'à notre chemin
Il n'y a qu'une moitié de faite
Je nous vivrais bien d'autres fêtes
Je te ferais marcher plus loin
J'espère encore te changer
J'essaie toujours mais tu renâcles
Et tu me bâtis des obstacles
Où je ne peux que trébucher
Mais même sans viser trop haut
Je veux que tu sois, vieille bête,
Au moins aussi bien dans ma tête
Que moi, je suis bien dans ta peau

Carcasse
Faut que tu marches ou que tu casses
Mais si je te regarde en face
Il n'y a pas de quoi prendre peur
T'existes
Et puis t'es pas tellement triste
Surtout depuis que tu résistes
Au vent qui malmène les fleurs

On a beau savoir qu'il faudra
Que toi et moi, on se sépare
Vois-tu, j'ai de la peine à croire
Qu'un jour ça nous arrivera
On peut essayer si tu veux
De repousser plus loin la cible
Moi, je ferai tout mon possible
Mais faudra que tu m' aides un peu
Et quand tu arriveras au bout
Pourvu que ça soit moi qui veille
On s'arrangera bien, ma vieille
Pour résister encore un coup

Carcasse
On n'y peut rien, les années passent
Sur toi le temps laisse des traces
Et je sens que je change aussi
Avance
Ton arme à toi c'est l'espérance
À chaque jour qui recommence
On recommence notre vie

Carcasse
Depuis longtemps quoi qu'on y fasse
Et jusqu'à ce qu'on se défasse
Tu restes ma meilleure amie
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Peu à peu, la femme qui écrit et qui chante s'est mêlée des bruits du monde qui l'entoure.
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UNE SORCIERE COMME LES AUTRES

S'il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d'oie des oreillers d'autrefois
J'aimerais ne pas être portefaix
S'il vous plaît faites-vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d'amour
Je vous ai porté encore
À l'heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Vous ai morcelé mon cœur

Quand vous jouiez à la guerre
moi je gardais la maison
J'ai usé de mes prières
les barreaux de vos prisons
Quand vous mouriez sous les bombes
je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
et tout le malheur dedans

Ce n'est que moi
C'est elle ou moi
Celle qui parle ou qui se tait
Celle qui pleure ou qui est gaie
C'est Jeanne d'Arc ou bien Margot
Fille de vague ou de ruisseau

C'est mon cœur
ou bien le leur
Et c'est la sœur ou l'inconnue
Celle qui n'est jamais venue
Celle qui est venue trop tard
Fille de rêve ou de hasard

Et c'est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

Il vous faut
Être comme le ruisseau
Comme l'eau claire de l'étang
Qui reflète et qui attend
S'il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie, ne m'inventez pas
Vous l'avez tant fait déjà

Vous m'avez aimée servante
M'avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m'avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m'avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j'étais vieille et trop laide,
vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
quand je ne vous servais plus
Quand j'étais belle et soumise
vous m'adoriez à genoux
Me voilà comme une église
toute la honte dessous

Ce n'est que moi
C'est elle ou moi
Celle qui aime ou n'aime pas
Celle qui règne ou se débat
C'est Joséphine ou la Dupont
Fille de nacre ou de coton

C'est mon cœur
ou bien le leur
Celle qui attend sur le port
Celle des monuments aux morts
Celle qui danse et qui en meurt
Fille bitume ou fille fleur

Et c'est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

S'il vous plaît,
soyez comme je vous ai
Vous ai rêvé depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
Libre aussi,
regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n'ayez pas peur
Pour moi je vous sais par cœur

J'étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J'étais la bûche et le feu
L'incendie aussi je peux
J'étais la déesse mère
Mais je n'étais que poussière
J'étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas

Mais un jour la terre s'ouvre
Et le volcan n'en peux plus
Le sol se rompt, on découvre
des richesses inconnues
La mer à son tour divague
de violence inemployée
Me voilà comme une vague
vous ne serez pas noyé

Ce n'est que moi
C'est elle ou moi
Et c'est l'ancêtre ou c'est l'enfant
Celle qui cède ou se défend
C'est Gabrielle ou bien Eva
Fille d'amour ou de combat

Et' c'est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui est dans son printemps
Celle que personne n'attend
Et c'est la moche ou c'est la belle
Fille de brume ou de plein ciel

Et c'est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

S'il vous plaît, s'il vous plaît faites-vous léger
Moi je ne peux plus bouger
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Ici beaucoup de prénoms donnent leur titre à une chanson, voire même la font exister. Des prénoms volontiers désuets (Maryvonne, Philomène, Éléonore, sans oublier évidemment Lazare et Cécile), comme pour souligner le caractère intemporel, voire universel, des aventures qu’ils vivent, des maux dont ils souffrent, des sentiments qu’ils éprouvent et expriment.
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Que vous soyez critique ou plein de bienveillance
Je ne recherche pas toujours ce qui vous plaît
Quand je soigne mes mots c’est à moi que je pense
Je veux me regarder sans honte et sans regrets
(Ecrire pour ne pas mourir)
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