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Biographie :

Ancien élève de l'École biblique de Jérusalem et docteur en théologie avec une thèse sur « La foi chez Jean de la Croix ». Il a enseigné la littérature biblique à l'Université Catholique de l'Ouest (UCO) et y enseigne actuellement le bouddhisme et l'hindouisme. Il fait partie d’un Département d'Enseignement des Religions (DER) et anime par ailleurs des cafés-sagesse à Angers et Bouchemaine.
Il a publié:
1975 "Zen l'essentiel"
1997 "Les fleurs dans l'art et la vie",préfacé par Jean-Marie Pelt.
2004 "Sagesses concordantes. Quatre maîtres pour notre temps : Etty Hillesum, Vimala Thakar, Krishnamurti, Prajnânpad"
2007 "Sagesse du Bouddha, religion de Jésus, bouddhisme et christianisme des origines à nos jours"
2009 "B.A.BA Ikebana , art floral japonais"
2013 "Dire oui à ce qui est. Svâmi Prajnânpad, sa vie, son oeuvre"
2013 "Jean de la Croix, sage, poète et mystique"
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Dans le lac du corps fleurit un Lotus merveilleux

où demeure la lumière suprême,

l'Absolu sans-limites et sans-formes.
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Celui-là est vraiment fou qui ne se connaît pas lui-même :

s'il se connaissait, il connaîtrait aussi l'Unique.
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L’Ikebana n’est pas uniquement une technique d’expression artistique. C’est aussi une « voie », un outil qui peut permettre de comprendre le sens de la vie. L’Ikebana est, en premier lieu, une façon particulière d’aborder la Nature. Dans notre pratique, nous n’appréhendons jamais les fleurs comme des objets négligeables. Pour nous, les végétaux sont des êtres vivants qui méritent attention, respect, protection. Le pratiquant d’Ikebana cherche à nouer une relation de sympathie profonde avec les fleurs.
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En fait, la joie d'Etty ne surgit pas «en dépit de tout», mais «à cause de tout» et du malheur même. "La vie est belle et pleine de sens dans son absurdité, pour peu que l'on sache y ménager une place pour tout et la porter tout entière en soi dans son unité ; alors la vie, d'une manière ou d'une autre, forme un ensemble parfait. Dès qu'on refuse ou veut éliminer certains éléments, dès que l'on suit son bon plaisir et son caprice pour admettre tel aspect de la vie et en rejeter tel autre, alors la vie devient en effet absurde : dès lors que l'ensemble est perdu, tout devient arbitraire. Etty rejoint ici Nietszche qui écrivait : "Si vous éprouvez absolument la souffrance et le déplaisir en tant que mauvais, haïssables, dignes d'êtres supprimés, en tant que tare de l'existence... combien peu de choses vous savez de la félicité de l'homme... car bonheur et malheur sont deux frères jumeaux qui grandissent ensemble ou demeurent petits ensemble."
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Ses premières confidences concernent sa vie sexuelle, apparemment libre, épanouie, et pourtant au fond inhibée : "L'amour avec moi peut sembler parfait, pourtant ce n'est qu'un jeu éludant l'essentiel et tout au fond de moi quelque chose reste emprisonné." Viennent ensuite ses désirs d'écriture, cette conviction qu'elle a d'être un écrivain dans l'âme, et cette aspiration à mûrir, à "se sentir enfin adulte et capable d'assister à son tour d'autres créatures de cette terre... c'est cela qui importe finalement." Cette aspiration sera comblée à Westerbork. En attendant, Etty s'analyse, essaie de se comprendre et de mettre un peu d'ordre dans ses pensées. Elle cherche en particulier à élucider cette haine des Allemands qu'elle ressent et se reproche.

Concernant l'intensité et le désordre de ses désirs, elle relève à moment donné une évolution. Au lieu d'un désir possessif, douloureux, insatisfait : "J'aurais voulu manger les fleurs, me gaver de beauté" , elle dit éprouver soudain devant la beauté une jouissance aussi intense, mais détachée. "Cette rage de possession vient de me quitter... et désormais libre, tout m'appartient." En même temps viennent ses premières déclarations d'amour à la vie, telle qu'elle est, et passe : " Aujourd'hui, je vis pleinement, la vie vaut d'être vécue et si j'apprenais que je dois mourir demain, je dirais : dommage, mais je ne regrette rien." Toutefois, ces moments de plénitude alternent avec d'autres plus agités, dépressifs, dont la cause n'est pas qu'interne. Autour d'elle, l'étau nazi se resserre, et la déportation, la mort, entrent dans son quotidien sous diverses formes. C'est ainsi qu'elle évoque les maîtres qu'elle a connus et qui ont disparu dans la tourmente. Bonger en particulier avec qui elle a affectueusement conversé quelques heures avant son suicide. Elle énumère : "Arrestations, terreur, camp de concentration, des pères, des soeurs, des frères arrachés arbitrairement à leurs proches... Tout semble si menaçant, si funeste." Et puis il y a les mille petites vexations que les Juifs subissent au quotidien.
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Faut-il faire un bilan et tirer conclusion de ces accords et de ces écarts ? S'il le fallait ce serait pour dire que sur ce qui les rapproche, Jésus et le Bouddha méritent notre admiration et notre estime et qu'à suivre l'un ou l'autre, on est sur un chemin fiable. Pour le reste, les choses s'expliquent par la diversité de leurs contextes culturels et sans doute aussi par une singularité hors-cadre qui fait que chaque être est unique, ce qui apparaît d'autant plus qu'il s'agit d'êtres exceptionnels. Pour leurs disciples toutefois, les différences que nous avons signalées sont importantes, capitales même, et c'est pourquoi on en trouve peu qui se disent sérieusement et bouddhistes et chrétiens
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Par quelque bout qu’on le prenne, le premier constat que Krishnamurti nous amène à faire est celui de la nécessité d’une mutation de nos esprits et de nos cœurs. Sans une conversion profonde de nos manières de voir et de vivre modifiant notre regard et notre agir en ce monde, celui-ci ne peut que descendre une pente qui le mènera inexorablement au chaos. C’est cette conviction et le désir que ce changement se produise qui a déterminé sa longue marche à travers les nombreux pays qu’il a traversés, où il s’est posé et s’est exprimé. Une transformation du dedans des hommes et des femmes qu’il a rencontrés est le motif essentiel qui l’a fait agir et parler.
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Ne laisse pas l’attachement polluer ton amour.
Ne laisse pas l’expérience corrompre ton esprit.
La souffrance est l’ombre de l’ambition.
Elle grandit dans le sein de l’ego.
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La première chose pour nous orienter vers la transformation qui nous attend est d’apprendre à voir ce qui est et ce qui est à faire. À cet égard, K. nous conseille d’examiner la manière dont notre mental fonctionne, c’est-à-dire d’analyser le petit cinéma de notre cerveau qui nous projette à longueur de journée ses représentations, ses sollicitations, et que pour faire bref il appelle «la pensée».
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Au Japon, durant des siècles, le zen a été au coeur de nombreuses démarches, et le maître du tir à l'arc comme le maître de calligraphie, de cérémonie du thé ou d'art floral est celui qui, dans sa discipline propre, et grâce à elle, a pu réaliser son harmonisation personnelle avec l'univers et tous les êtres. Ainsi l'ikebana est une plante qui a fleuri dans la terre du zen et constitue encore aujourd'hui l'une des voies par laquelle cette sagesse peut être atteinte : "la voie des fleurs", dit joliment Gusty Herrigel. La voici, poétiquement évoquée par deux grands maîtres zen :

nageire2
"Une fleur s'épanouit
printemps sur toute la terre"
Lin Tsi

Voir dans sa propre nature
est voir par soi-même
le vrai visage du lotus
Hakuin
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