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3.25/5 (sur 4 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1950
Biographie :

Poète, née à Paris en 1950, d'une famille d'écrivains et comédiens, Eve de Laudec se présente sur son blog : "Après une longue vie erratique, en Afrique ou ailleurs, à construire ma vie de femme et de mère, avec mon petit baise-en-ville scolaire et mes malles d’expériences, je reviens à mon essentiel, et plante ici ma plume.
Entre autres écrilises, je compose des poésies, nouvelles, chroniques et des paroles de chansons.
Eprise d’absolu et sans langue de bois, je jette un regard humoristique-amer sur moi-même et les autres.
Détourneuse de mots, je joue de leur en-vers avec fougue et tendresse et les accroche à mon fil à limbes.
Je brode pour vous un monde imaginaire et poétique. L’écriture est ma respiration."

Site : http://evedelaudec.fr

Source : http://evedelaudec.fr
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Eve de Laudec
DE TOUS CES MOTS


De tous ces mots flanchés
Flanqués   blancs et cousus
Des saillies pressenties au cœur du cœur
Et de mon immanence
De ces éclats de vivre

À l’asphyxie des gouffres
De ces indépendances écartelées
De mes je   de mes nous
De mes autres
Et de l’instant perçu
Des émois transhumance
De tous ces petits riens aux traces éphémères

Fugitive noueuse
Je me suis engendrée
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Prête moi ta plume


Je viens de perdre deux rémiges
Les ai retrouvées ce matin

Au creux du rocher craie
Poignée de cheveux d'ange
Aveu d’une tempête
Cauchemardesques franges

Légers plumets trempés au lagon de mes yeux
Mais l’encre sympathique se dérobe aux regards
Trop liquide, sans doute Ou trop antipathique
Est-elle dérangeante ou juste pathétique

Peut-être sera-t-elle lue en séchant au soleil

La sépia de la seiche a l’odeur de l’amer
Le fier albatros a taché son manteau
Les jeteuses d’essor savent que les coups de lune
Délavent les couleurs et déplument les rires

Je m’en irai, bancale, les ailes chiffonnées
Me coucher sur la grève avant que la marée…


Et l’âme de mon marin se perdra à jamais






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                                Donner un sens à ma vie,
                                    C’est prendre
                                 Un non-sens interdit

 


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                                 À force de tuer le temps
                                 Il saigne des secondes
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EYASI


Eyasi

Les flamants dégorgent lilas au bord du lit dont les linges défaits se
 répandent en lac
Las Eyasi tu étouffes

Les lacis de jacinthes ont souillé ta lagune
Mêlés à la laitance de tilapias lascifs
Et l’eau se perd
Aux larmes du lamantin égaré languissant impuissant tel un monstre
 de légende à conter

Eyasi

Quand les limbes du jour descendent des sommets
À l’heure où le ciel en lave étend son lavis lie-de-vin et lèche à grands
 coups de langue limonite la savane lézardée
S’insinue comme un leurre dans l’ocre des volcans
Enterre de sienne brûlée la fournaise
Apaise le cinabre et flatte en vermillon
Lorsque commencent à vibrer en amalgame les peaux retendues
 et la mélopée des crapauds buffle

Alors tu te réveilles
Eyasi

Seuls les lampyres étoilés ou les yeux des léopards éclairent les
 lapilli rocheux
Et loin très loin les lueurs du lodge

Aux confins de l’ouest
Les cloches glabres du lazaret lancent leur appel
Létal

Les aigles ravisseurs attisent leurs ailes à l’aplomb du cratère
 pour disputer aux chacals ricanant
En longues lanières
Les carcasses de colobe écervelé ou d’impala aventureux
Que le grand Rugissant a délaissées

Eyasi
Le crépuscule voile tes lésions
Et le marabout laisse enfin voyager tes rêves
De lune rousse.
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Pour à Contre


Pour tous ces grands voyages que nous ne ferons pas
Pour autant de rivages où ne crierons pas terre
Pour cet avion si pâle en forme de trépas
Pour un vaisseau fantôme qui sous les draps se perd

Contre toi à chaque heurt
Contre toi je trépas

Pour tous ces clairs de vie que tu as occultés
Pour mes jambes coupées et pour tes lèvres closes
Pour tant d’obscurs soleils jamais réanimés
Pour la fuite du tant et du si peu de choses

Contre toi à chaque peur
Contre toi je trépas

Pour l’aigle décapité au fond de sa tanière
Pour savoir au matin l’improbable horizon
Pour une inspiration délitée en lanières
Pour dénouer l’amant à chaque expiration

Contre toi à chaque leurre
Contre toi je trépas

Pour tarir en reflux les mots écartelés
Pour les rires insensés engloutis dans la vase
Pour l’été vomissant une errance gelée
Pour le désir de mordre dans une terre arase

Contre toi à chaque heure
Contre toi je trépas

Pour un écheveau d’âme dénouée en poussière
Pour un iris aveugle embrasé de terreur
Pour n’espérer demain rejouant comme hier
Pour à contre courant éteindre la lueur

Contre toi à chaque cœur
Contre toi n’être pas
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                             Tu as les bras trop courts
                           Pour faire le tour de mon cœur
                            J’aurais voulu te retrouver
                           Mais je pars pour me perdre
                            Enroulée autour de l’arbre
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Demi-Vrai


Laissez-moi s’il vous plait
Dire des demi-vrais
Raconter des mensonges
Juste des invensonges
Garder le privilège
De bouger les arpèges
De jongler dans le temps
De sonder le néant
En aucune façon
Mon mot n’est confession
Vous qui me connaissez
Ailleurs que sur papier
Ne vous laissez donc pas
A l’heure de mon trépas
Envahir par le doute
Je mens à tous à toutes
Je trafique mes histoires
Je mélange mes déboires
Toutes mes entourloupes
Amplifiées à la loupe
De fond en feinte lissant
De fil en faille glissant
J’imposture en douceur
J’affabule en douleur
Mais jamais hypocrites
Mes vérités écrites
Baratin d’évidences
Sur l’imposture je danse
Certitudes tentées
Réel élaboré
Tels des friandises
Dédouanant ma franchise
Pour vous me mets à table
Mais ne suis pas coupable
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                                L’oreille a forme de fœtus
                                    Alors écoutons
                                 Notre enfant intérieur
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Poids Plumes
Extrait 2


Lettres mouillées si lourdes sous les pluies diluviennes
De se quitter un jour faut-il qu’on s’en souvienne
Babillardes du jour pour écraser l’absence
Au crépuscule aussi douce correspondance

Billets hurlés en vain le cœur tranché à cru
D’amour écarquillé que tu n’as pas reçus
Epître selon Saint-Jacques en relais composé
En d’éternelles pages sans cesse recommencées

Une prose lancée en vers et contre tous
Est-elle un témoignage appel à la rescousse
Un souvenir saignant d’une vie inachevée
Qui ne peut s’enmourir tant il est bien rivé

Amour mon cher amour à toi je les dédie
Ces feuillets trop brûlants de nous de nos écrits
Ce sont mes Belles-Lettres même si l’Académie
Jamais ne les découvre ni jamais ne les lit
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