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Note moyenne 4 /5 (sur 5 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Oufa , 1983
Biographie :

Igor Saveliev, est un jeune auteur russe, né à Oufa en 1983.

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Bibliographie de Igor Saveliev   (2)Voir plus

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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
nadejda   21 mars 2018
La ville Blême de Igor Saveliev
Je n’ai jamais eu de chance avec les signes bénéfiques. Un soir, j’étais sur un balcon. À rêvasser sans doute. Tout à coup, je vois du coin de l’œil une étoile qui tombe vers le sol. Je me suis mis à chercher désespérément un vœu à faire. Mes idées se bousculaient. Et pendant ce temps-là, l’étoile est passée devant moi avant d’aller s’écraser dans l’herbe. Tu vois ça ? C’était un mégot que quelqu’un venait de lancer d’un étage supérieur…
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nadejda   23 mars 2018
La ville Blême de Igor Saveliev
Je me suis laissé dire que seule notre jeunesse nous offre des rêves lumineux et hauts en couleurs. En est-il vraiment ainsi ? Je l’ignore. Simplement, à l’âge adulte, quand on croule sous les langes – bon, pas forcément des langes : il peut s’agir des carnets de note d’adolescents, quand ton supérieur est obtus et que le soir à la maison les scènes se succèdent, quand tu te traînes à grand-peine jusqu’à ton lit avec la perspective d’en bondir à sept heures en maudissant ton réveil. Es-tu seulement capable de faire des rêves ? Biologiquement, oui, sans doute.

Avec ça, dans la vieillesse, quand on oublie jusqu’au nom d’Alzheimer et que le monde réel s’éloigne de vous comme la cosse d’une légumineuse, très souvent la seule chose qui reste à l’individu, ce sont les rêves de son jeune âge. Ces rêves dans lesquels il vole et observe l’humanité d’en haut – ce qui, à en croire les médecins, lui permet de grandir.
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nadejda   20 mars 2018
La ville Blême de Igor Saveliev
Les nuits dans les « haltes » de stoppeurs, c’est tout un poème. On pourrait penser la chose suivante : ceux qui sont là ne sont que de passage, leurs pensées sont déjà loin de cette ville dans laquelle ils ne se sont même pas vraiment arrêtés. Ils viennent de vivre une journée difficile sur la route. Un soleil brûlant, des cabines de camion manquant d’air. Et demain ce sera la même chose, demain il faudra « reprendre les armes ». On pourrait s’attendre à ce que chacun plonge dans son sac de couchage et qu’il profite pleinement de son temps pour dormir. Eh bien non ! Il faut qu’on se mette en rond, qu’on discute ! Les gens qui se rencontrent dans ces « haltes » ont le même regard sur les choses, voient la vie de la même manière. Et au nom de cela, on est prêt à perdre la moitié de la nuit. Et, dans ces circonstances, même une bière amère et éventée peut paraître le comble du délice.!
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MarcoPolo85   20 juin 2013
La ville Blême de Igor Saveliev
Mais moi je me fous de Moscou! C'est n'importe où que je veux aller. Juste le plus loin possible de chez moi, pour fuir toutes ces trognes -excuse-moi l'expression. Je ne peux voir personne! Il me faut des lieux nouveaux dans lesquels je ne m'attarderai pas. Et surtout, des gens qui ne seront que de hasard. Qu'ils apparaissent pour disparaître tout de suite. Mais qu'ils ne restent pas à côté! Je me soigne par la solitude...
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MarcoPolo85   17 juin 2013
La ville Blême de Igor Saveliev
Seigneur, mais pourquoi est elle là? Qu'est-elle venue chercher? Seule, seule dans une ville étrangère et hostile. Toujours seule, toujours en train de fuir, de se fuir elle-même.

Assise sur le banc, Nastia pleur amèrement, et elle a l'impression d'être seule dans l'immensité de l'univers
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guedasjp   31 mars 2021
La ville Blême de Igor Saveliev
Mais moi je me fous de Moscou ! C'est n'importe où que je veux aller. Juste le plus loin possible de chez moi, pour fuir toutes ces trognes-excuse moi l'expression. Je ne veux voir personne ! Il me faut des lieux nouveaux dans lesquels je ne m'attarderais pas. Et surtout des gens qui ne seront que de hasard. Qu'ils apparaissent pour disparaitre tout de suite. Mais qu'ils ne restent pas à côté ! Je me soigne par la solitude : essaie de le comprendre ; et ce n'est que sur la route que je peux être vraiment seule. Les chauffeurs n'entrent pas en ligne de compte: ils me prennent et me déposent quelque part et nous sommes destinés à ne jamais nous revoir. Pour le reste... Personne n'a rien à faire de qui je suis ni d'où je viens. Liberté et solitude. Oui, c'est ce dont j'ai besoin aujourd'hui. De rien d'autre
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