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Note moyenne 3.76 /5 (sur 20 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Avignon , le 21 août 1930
Mort(e) à : Paris , le 16 sept. 2006
Biographie :

Ecrivain français, poète, directeur de revue de poésie et éditeur.
Son père tient la plus importante étude de notaire d'Avignon, mais il abandonne une voie toute tracée pour monter à Paris et y exercer les métiers les plus divers: barman, libraire...Avec son frère, en 1969, il crée la revue de poche Poésie 1, ainsi nommée parce qu'elle ne coûte que le prix symbolique de 1 franc. Pendant une dizaine d'années, il est critique au Magazine Littéraire. Et surtout, il a découvert et encouragé les meilleurs poètes.
Jean Orizet (in La Bibliothèque de poésie vol 4) le considére comme l'un des poètes majeurs de sa génération. Il met un pouvoir verbal exceptionnel et une imagination délirante au service d'une poésie directe, fortement imprégnée d'érotisme.
Il a publié "Chair et soleil"(1960, prix Apollinaire), "L'été des corps" (1966),"La beauté pour réponse" (1972).
Il est aussi l'auteur, avec Serge Brineau, de "Poésie pour vivre, le manifeste de l'homme orinaire (1964) qui a fait de lui le chef de file des poètes de l'émotion.
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Source : Wikipedia
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La poésie pour qui ?
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   09 août 2015
Les poètes et la ville de Jean Breton
Jacques Brel



Les prénoms de Paris



Le soleil qui se lève

Et caresse les toits

Et c'est Paris le jour

la seine qui se promène

Et me guide du doigt

Et c'est Paris toujours

Et mon cœur qui s'arrête

Sur ton cœur qui sourit

Et c'est Paris bonjour

Et ta main dans ma main

qui me dit déjà oui

et c'est Paris l'amour

Le premier rendez-vous

à l'Ile saint-Louis

C'est Paris qui commence

Et le premier baiser

Volé aux Tuileries

Et c'est Paris la chance

et le premier baiser

Reçu sous un portail

Et c'est Paris romance

Et deux têtes qui se tournent

en regardant Versailles

Et c'est Paris la France (p.140)

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sabine59   08 septembre 2018
Les plus beaux mots d'amour de Jean Breton


L'amour finira mais je dirai

qu'une certaine nuit

de drap de paupières de vent et de cigales

Je suis entré dans le jour de ton corps.



Alain Borne
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sabine59   06 septembre 2018
Les plus beaux mots d'amour de Jean Breton
Les chemins s'avancent vers moi

comme les branches d'un arbre

qui aurait pour racine l'endroit

où tu poses tes pieds.



Lucien Becker ( Plein amour)
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Jean Breton
coco4649   04 mars 2017
Jean Breton
      Soleil à hauteur d’homme

 

 

Parmi nous, Guansé* bâtit sa cité idéale – éliminant d’abord la cité d’hier, alourdie d’interdits. Défense de passer, de ruer, de penser ! Le peintre stigmatise la nuit des volontés que nous propose souvent l’urbanisme. Son bleu de profonde lagune dit non aux robots. Dans la clarté née de faisceaux de couleurs, ses immeubles sont des harmonicas. Les signalisations du carrefour cliquettent, détraquées. En gros plan, un visage de rescapé dresse sa tête élémentaire sur long cou bétonné. L’écran de TV circonscrit le lieu nul où l’on veut nous parquer – ou ces face à face aux rendez-vous exorbités, comme en rupture d’être.



Guansé tire un signal d’alarme.

Il sait que le soleil répondra.





* peintre Antoni Guansé (le double bien réel du poète ?)

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coco4649   15 juillet 2019
L'été des corps de Jean Breton
BRIGITTE BARDOT





extrait 2



Elle m'appartient si peu !

Souvent, mes amis me l'empruntent;

je lutte pour n'être pas trop jaloux



Elle va et vient , têtue dans sa beauté,

enfermée derrière le cordon de ses tics

ses petites pensées époussetées sur l'étagère.

Ses poignets de porcelaine rêvent d'un milliardaire

                                  [et de repos

(elle mérite le premier, j'avoue)

et son marbre voilé, je le convoite à cent exemplaires !

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fanfanouche24   18 août 2015
Les poètes et la ville de Jean Breton
Eugène Guillevic (1907-1997)



LA VILLE EST POURTANT



La ville est pourtant

Ce qui compte le plus,

Qui doit compter le plus



parce que rien

n'est plus nous-même que ça



Quand elle change, c'est nous

Qui la faisons changer.



elle est notre ouvrage,

Quand même.



apprends toi

Dans la ville.



Fais de la ville Ta chose.



si quoi que ce soit

Peut être ta chose,



Qui ne soit pas

le mouvement lui-même, ta fuite



avec l'entourage

Dans le mouvement.





Quand on regarde dans la ville,

Tout, presque tout,

Est rectangle ou carré.



Lorsqu'on l'écoute,

Ce n'est pourtant, toujours,

Que roulements.



Tournent des toupies

A n'en jamais finir



(Ville)

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sabine59   06 septembre 2018
Les plus beaux mots d'amour de Jean Breton
Tu es là, mon amour, et je n'ai lieu qu'en toi.



Saint-John Perse
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fanfanouche24   25 novembre 2013
Les poètes et la ville de Jean Breton
Les pierres songent à nous. Mieux, elles songent pour nous. Nous avançons dans une sorte de musique des rues aussi troublante qu'une musique de nuit, aussi subtile qu'une musique de chambre. (p.56) (...)



D'innombrables villes habitent une même ville. celle du matin, quand les rues sont à jeun, quand à l'aube blêmit ses murs, quand les travailleurs s'éveillent peu à peu, en prenant un petit blanc, un café.

Celle de la nuit qui, hélas, ferme aujourd'hui trop vite ses portes à notre gré: des lumières tardives nous annoncent que des hommes veillent encore tandis que d'autres rêvent, s'aiment ou ressassent leurs soucis. (...)



Et d'ailleurs, un individu peut-il habiter son seul domicile ? La mémoire, la sensibilité, les contours et détours d'une vie sont si nombreux que chacun d'entre nos habite plusieurs villes :

-celle évidemment où il loge et où il travaille mais d'autres se superposent à elle, inconsciemment ou consciemment;

-celle où il a résidé durant son enfance;

-celle qu'il a dû quitter pour des raisons professionnelles et qui parle encore si fort à son cœur;

-d'autres, plus fabuleuses, que les livres, le cinéma lui ont permis d'entrevoir... (p.59 / pierre Sansot -Les pierres songent à nous / Autour des villes aimantes)
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Partemps   15 septembre 2020
La mémoire, le sable de Jean Breton
RECOMMENCER

PAR JEAN BRETON

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La terre n'est serrée que par les racines et ne bouge que par ses fleuves - ou le haussement d'épaules d'un volcan.



Et si, un jour, fleuves et rivières décidaient de couler en sens inverse ?

Que ferions-nous devant ce fiasco à l'insolence cosmique ?



Ce serait la panique à la source, le déluge sur la montagne - et non au ciel -, un défi à la pesanteur mythologique.

Qui boirait toute l'eau flottant aux cimes ?

La marine y perdrait sa légitimité.

Que deviendrait la mer sans alimentation ?

Les poissons se révolteraient-ils ?



Seul l'oiseau - qui voit loin sans comprendre -, pavoiserait.

Ses ailes s'agrandiraient peut-être, donneraient une ponctuation d'ombre au charabia originel.



La logique de l'histoire serait déboulonnée - bon débarras !



L'homme pourrait courir la chance d'être réinventé.

Et l'on changerait enfin de calibre.
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Partemps   15 septembre 2020
La mémoire, le sable de Jean Breton
LE VENTOUX





Le mur en pierre qui ceinture la cour fait grise mine sous les graffiti du lierre,

Il est vieux, lacéré d'empreintes, il se tasse sur lui-même comme s'il n'attendait plus de jours meilleurs.



Le chat attaque presque toujours sans succès la mouche en plein vol - mais quels sursauts d'acrobatie !



L'église, desservie une fois par mois, prend des allures d'hôtel borgne.



Le château dominant pactise avec les champs de lavande et les vignes de l'étemelle

Jacquerie.



Au fond du puits, la voix la plus chère caresse la promesse des choses, baptise l'oméga, fait pousser les algues que mon sang collectionne.



Le vert d'automne songe à se révolter ; il se raisonne en pensant à la proximité de l'hiver qui peindra de blanc et de noir toutes les marches du

Ventoux, où les martyrs nous font toujours signe.
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