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Note moyenne 3.56 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Suen près de Saint-Martin (Valais) , le 22/10/1910
Mort(e) à : Sion , le 11/02/2001
Biographie :

Maurice Zermatten est un écrivain suisse.

Il a étudié à l’Ecole normale de Hauterive dans le canton de Fribourg. De 1930 à 1935, il fait des études de lettres à l’université de Fribourg où il obtient un brevet d’enseignement secondaire. Il reçoit le titre de Dr ès-lettres honoris causa de l'Université de Fribourg en 1959

Il enseigne au Lycée de Sion, profession qu’il exerce jusqu'à la retraite. À partir de 1952, il est également chargé de cours à l’École polytechnique fédérale de Zurich. Il publie son premier roman : Le Cœur inutile en 1936.

Il accomplit une carrière militaire le conduisant au grade de colonel.

Il se consacre à de nombreux genres littéraires comme le roman, le récit, le conte, la nouvelle, le théâtre, l’essai ou la biographie.

Critique littéraire, il a aussi consacré des ouvrages à Ramuz, Rilke, Gonzague de Reynold et à de nombreux peintres. Il a parfois écrit sous le pseudonyme de François Bérisal.

Il est entre autre le père de Jean Zermatten, qui siège à l'ONU au comité des droits de l'enfant.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PATissot   05 août 2015
Loyse de Savoie, dame de Nozeroy, bienfaitrice et bienheureuse. de Maurice Zermatten
Le séjour de Hugues de Chalon, à la cour de Savoie, dura près de sept ans ( 1466-1472 ).

Adolescent à son arrivée, il repartira seigneur accompli. Surtout, il eut le temps de voir fleurir l'âme merveilleuse de Loyse qui, chaque jour, s'épanouissait davantage sous le regard de Dieu.

On comprend qu'un biographe de la sainte ait écrit : " entrèrent au cœur du proscrit sagettes d'amour qui n'en devaient plus sortir ".

Il l'observait, émerveillé. Si pure, si aérienne, comme déliée du poids de la chair, si bonne, aussi, d'une piété qui mettait les larmes aux yeux de ceux qui la surprenaient, Loyse ne semblait pas de ce monde. Lui, au contraire, bien de sa race, aimait la vie, la guerre, la parade. Il éclate de santé, de vigueur ; elle est fragile. Sa force, à lui, celle de sa jeunesse, rêve de protéger cette enfant miraculeuse, rêve de servir une créature si parfaite. Un merveilleux amour grandit dans son cœur, se consolide chaque jour, un vrai amour, fait d'estime, d'admiration, de transports secrets. . . Rien ni personne ne compte pour ce jeune prince que ce visage de miracle. Quand Loyse s'absente, il l'imagine parmi les anges. Quand elle revient, il s'étonne qu'elle puisse encore vivre parmi les hommes. . .

Qu'en fût-il des sentiments de Loyse ?

Il est bien certain que, longtemps, elle ne pensa qu'à Dieu - et au couvent où elle pourrait le servir. Du reste, n'oublions pas qu'elle n'est qu'une enfant. L'admiration sans borne qu'elle a pour son père, le duc charitable, doit lui faire trouver médiocres tous les hommes.

Cependant, Yolande n'a pas dû rester longtemps sans attirer l'attention de son enfant sur les qualités du jeune proscrit. Quelle mère ne songe au mariage de ses filles ? La mère est ici une politique avisée ; elle mesure l'intérêt d'une alliance plus qu'honorable. Ce prince, présentement, est dépouillé de ses biens : rapides sont les retournements de la fortune. Hugues, un jour, régnera peut-être sur les terres des Chalons. Et ce jour-là, Loyse serait une des filles les mieux mariée de la terre. . .

L'enfant n'a cure de ces calculs. Mais elle est si bonne qu'au fur et à mesure qu'elle grandit, elle s'apitoie davantage sur le destin de l'exilé. Sa douceur vient à la rencontre de la tendresse que le jeune prince sent croître dans son cœur. C'est pour elle qu'il rêve d'être puissant, riche, pour assurer le bonheur de cette fillette dans laquelle il pressent l'éblouissante beauté de la femme, l'intelligence et la perfection. S'il ne regarde jamais aucune autre femme, comme le suggère la chronique, c'est bien qu'il a trouvé, inconsciemment, dans la petite duchesse l'amour unique dont il avait faim.

Elle lui sourit, elle l'aide par sa simple présence dans les démarches qu'il entreprend pour récupérer ses biens, pour rentrer en grâce auprès du duc de Bourgogne. Ils prient ensemble, sans doute, et il s'émerveille de la voir tout quitter pour entrer en oraison ou se dévouer à quelque malade, à quelque pauvre. Il l'observe, et chaque jour lui trouve plus de vertus.

Cependant, Philippe le Bon trépassait ( 1467 ); les démarches du cadet des Chalon vont aboutir. Le nouveau duc, Charles, donnera, quelques années plus tard, au Parlement de Dijon, l'ordre de rendre à l'exilé et à son frère Louis les terres dont les avait dépouillés M. d'Arguel. Hugues allait pouvoir reprendre son rang, entrer dans ses états, et quitter du même coup la cour de Yolande, où s'épanouissait la délicieuse petite princesse.

Il ne s'y résout point d'une heure à l'autre. Loyse le retient ; si avancée, si raisonnable, si bien instruite de sagesse humaine et divine, elle fait presque figure de jeune fille. Petite, sans doute, mais vive, grave, et, dirait-on tout avertie des choses de l'existence, elle intimide ce jeune homme qui comprend, à l'heure de la quitter, qu'il ne peut plus vivre sans elle.

Non, jamais, il n'a osé lui parler de cet amour qui lui remplit le cœur. Il craint que cette enfant si pieuse ne s'éloigne de lui. Lui avouera-t-il du moins sa tristesse, à l'heure d'aller rejoindre ses bonnes villes d'Orbe, d'Echallens, de Nozeroy ? Quel respect elle lui inspire ! Ce chevalier voué par nature à une vie guerrière, Loyse, de par sa seule présence, l'a transformé.

Nul n'aurait donc deviné les espoirs qu'Hugues nourrit dans son cœur ? Si. Un compagnon du prince, Antoine de Montjeu, est renseigné. Il va s'ouvrir à la régente des sentiments de son maître. Elle a tout remarqué, sans doute, mais, selon la mieux établie des traditions, feint l'étonnement. - Ma fille ! Quel honneur vous faîtes à ma maison ! . . . Yolande se trouvait récompensée de son hospitalité.

Elle ne dut pas prendre beaucoup de précautions à l'égard de l'enfant dont la soumission fut toujours exemplaire. Quelle jeune fille, du reste, ne désirerait pas devenir l'épouse d'un prince aussi riche, aussi vertueux, aussi beau que Hugues de Chalon ?
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Je ne souris plus. Tout a dû se passer vers le milieu de la nuit, très vite.
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