AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.81 /5 (sur 13 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Casablanca
Biographie :

Siham Bouhlal est poète, romancière et médiéviste française d’origine marocaine. Elle reçoit l’enseignement de Jamel Eddine Bencheikh.
Titulaire d’un doctorat en littérature de l’Université Paris-Sorbonne, elle se consacre à la traduction de textes médiévaux « Le livre de brocart ou la société raffinée de Bagdad au Xe siècle », Connaissance de l’Orient, Gallimard 2004 ; « L’art du commensal ou boire dans la culture Arabe » Actes Sud, 2009. L’art de vivre, le fonctionnement de la société arabo-musulmane classique, la pratique d’un certain islam « ancien », restent ses sujets de prédilection, ainsi, elle publie souvent des articles en liaison et pour démontrer l’universalité des valeurs, Arabie des parfums, Lettre International, Berlin, 2011.
La question de l’amour courtois, du corps et de l’acte amoureux dans son ensemble, demeure une obsession chez elle. Sa propre création poétique a pour thème central l’amour, comme dans Poèmes bleus, Tarabuste en 2005 ou Corps lumière, Al Manar 2008, qui a fait partie de la sélection pour le prix Max Jacob ; mais aussi la question de la mort en son lien avec la passion comme dans Songes d’une nuit berbère, Al Manar, 2007, rédigé suite au décès de son compagnon Driss Benzekri, le célèbre militant des droits de l’homme et artisan de l’IER, ou bien Mort à vif, Al Manar, 2010, où elle revient fortement sur la question de la perte, de l’absence et de la mort. Elle a à son actif plusieurs beaux livres avec des peintres de nationalités et d’horizons différents, dans une conscience du lien fort entre poésie et peinture, on peut citer Le sel de l’amour avec Julius Baltazar.
Son lien avec le Maroc n’est jamais rompu, ainsi en 2009 avec un récit « Princesse Amazigh », elle décrit le périple d’une jeune étudiante marocaine en France, mais dans le même temps, celui d’une petite fille qui essaye de grandir dans un pays aux traditions ancrées, ce qui lui permet d’avoir un regard tranchant sur la question du voile, et sur la condition de la femme, entre autre.
Réputée comme ayant une écriture charnelle, ou très sensuelle, elle publie en Janvier 2012, Étreintes, micros récits poétiques. Ce dernier recueil a été sélectionné pour le prix Alain Bosquet.
Son roman Et ton absence se fera chair est paru aux éditions Yovana en 2015.
Elle publie également dans divers revues et ouvrages collectifs.
Jamel-Eddine Bencheikh dira d’elle qu’elle est « poète et passeuse de cultures. Ses poèmes frémissent comme les algues qui s’élancent puis s’e
+ Voir plus
Source : L'auteure
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Siham BOUHLAL présente son livre "Le livre de brocart" RADIOMARS TV .RADIOMARS TV

Podcasts (1)


Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Siham Bouhlal
sabine59   07 mai 2018
Siham Bouhlal
Dis-moi des mots

Plus légers

Que la caresse de brise(...)



Dis-moi des mots

Que je voie

Ton miroir réfléchir le son de mes soupirs

Que la poésie soit

En ma chair, en mon sang

Passion et joie



Dis-moi ces mots que mes lèvres

Sont venues inscrire

Dans le secret de tes songes



Ces mots gardés

Sur l'envers de tes paupières
Commenter  J’apprécie          170
sabine59   27 mars 2017
Mort à vif de Siham Bouhlal
Ne plus te voir



Ne plus te voir

C'est chercher dans les particules d'air ta respiration

Dans chaque grain de sable ta peau

Dans chaque larme ton goût

Derrière chaque arbre ton ombre(...)



Ne plus te voir

C'est m'étendre sur le sol et murmurer tes mots

Prendre toute poignée de terre et souffler dessus mes poumons

Épier les bourgeons qui porteront ton visage



Ne plus te voir

C'est habiller le vent d'espérance et le laisser partir

Féconder l'eau des ruisseaux de tous les chagrins et ne laisser nul s'y abreuver



Ne plus te voir

Ne plus te voir

Qui comprendrait?
Commenter  J’apprécie          60
Siham Bouhlal
sabine59   13 mai 2018
Siham Bouhlal
L'étoffe épaisse

Du silence

Nous unit

Et nous sépare

La poussière blanche

Des étoiles

Recouvre nos corps

Respirant même brise

Du bois vaporeux

Du vide

Le baiser s'envole

Pour se perdre à l'horizon

Laissant

A nos lèvres

Un goût de lys.
Commenter  J’apprécie          60
indigote   20 février 2016
Et ton absence se fera chair de Siham Bouhlal
"La mort est toujours un meurtre, qu'elle soit naturelle ou pas ! Elle assassine la vie, même dans les tours bien gardées, les couches à baldaquins ou sous les tentes du désert, les gratte-ciels ou les bidonvilles. La mort ne connaît pas de racisme, ni ne pratique la discrimination positive, elle prend tout le monde, sans photos ni curriculum vitae ou diplôme."
Commenter  J’apprécie          40
BOUHLAL   14 mai 2018
Et ton absence se fera chair de Siham Bouhlal
Les embruns nous retombaient sur le visage. Nous nous étions tenus sur le haut rocher, juste à la lisière d’une mer déchaînée. Des filles, des garçons, frappés par la mort, étaient venus à cet endroit offrir leur corps à la bouche béante des vagues, au roc impitoyable, moins impitoyable pourtant que ces moralisateurs qui leur interdisaient de s’aimer, alors ils se suicidaient et jetaient leurs corps unis à l’iode et au remous de la mer.

Penchés sur l’océan, nous nous serrions les mains et regardions cette colère sans rien dire. Notre respiration semblait ne faire qu’une seule, émanant du même poumon. J’avais cru entendre un chuchotement dans ma tête, ta voix qui me parlait :

– La cellule était si étroite, si étroite, asphyxiante, les murs se resserraient, le plafond s’affaissait de jour en jour, mon corps se recroquevillait en même temps. Je voulais abattre toutes les cloisons, tous les murs, faire voler en éclats tous les toits, n’avoir pour seul ciel que les étoiles et respirer, respirer profondément, jeter ma nudité au vent. N’entendre plus le bourreau, ni le son du fouet. Je voulais écarter les flancs de l’espace, écouter le chant de la montagne, et dormir sous le regard de la lune. Ma chérie, ouvre tes bras à mon corps, mais ne les referme pas, enveloppe-moi sans m’encercler, regarde ma liberté et porte-toi avec la brise matinale, traverse mes cheveux mon aimée, traverse, mais ne t’arrête pas longtemps, pars et reviens, ne reste jamais, je voudrais espérer ton retour, te suivre comme l’eau sur d’autres terres, toujours nouvelle, je voudrais que tu sois le sang qui m’irrigue, le cœur battant lorsque mon cœur se fatigue. Sois mon enfant, ma Béatrice adorée, sois toi, moi et une autre ; exhale les senteurs de la nature, les fragrances rares, l’herbe fraîche et la terre rouge. Renouvelle-toi et renouvelle-moi, ma petite Nadja.

Je te regardais, grisée par tes mots, ressentant le ver- tige des bords de falaise, des précipices, du philtre de la passion sans mélange. Une vague rugissante était venue nous tremper tous les deux, l’iode montait dans notre respiration, j’avais le sel dans la gorge. Tu m’avais prise dans tes bras, le goût de nos lèvres était identique. Puis, nous avions tourné le dos à la mer, et pris le chemin de la maison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BOUHLAL   14 mai 2018
Songes d'une nuit berbère, ou La tombe d'épines de Siham Bouhlal
“L’art advient chaque fois que nous lisons un poème” Jorge Luis Borges.



Dis-moi des mots

Plus légers

Que la caresse de brise



Dis-moi des mots

Plus profonds

Que le regard du cœur



Dis-moi des mots

Plus frais

Que rosée sur le sol



Dis-moi ces mots

Qui ont perdu leur sens

Dans mon âme



Dis-moi des mots

Qui prendraient les miens

Dans leur chute solitaire

Et qu’ils ne viennent se fracasser

Contre un abîme inconnu



Dis-moi ces mots là

Sans nulle promesse



Dis-moi des mots

Que je voie

Ton miroir réfléchir

Le son de mes soupirs

Que la poésie soit

En ma chair, en mon sang

Passion et joie



Dis-moi ces mots

Que mes lèvres

Sont venues inscrire

Dans le secret de tes songes



Ces mots gardés

Sur l’envers de tes paupières
Commenter  J’apprécie          20
Siham Bouhlal
BOUHLAL   14 mai 2018
Siham Bouhlal
Tracer des courbes pour trancher ce temps qui est le mien Ce temps qui prépare ma chute et la guette Noue mon souffle Ce temps qui t’est étranger Je le vois sans toi comme un champ de tournesols prêt à être cueilli Je le vois qui s’arrête Qui jette son immobilité sur mes membres et dresse un épouvantail face à mon regard Je le vois sans rires Sans sanglots Le poumon perclus Le cerveau vidé de son sel Où est le monde ? Pourquoi ne parle t-il plus ? Quel sommeil s’est emparé de lui en ton absence ? Et mes doigts ne savent écrire le bonheur que sur ton corps et ce temps ne plie qu’à ta présence Et Ce temps Et Ce temps Qu’a t-il à faire mon corps transparence ?
Commenter  J’apprécie          10
Danieljean   26 juin 2018
Etreintes de Siham Bouhlal
Sa main parcourait ses courbes, s’arrêtait abondamment dans les creux et les rondeurs. S’emparait de toutes les parcelles. Comment conquérir ce corps frais, onctueux, juteux, qui se défilait, craignant son propre débordement ? Comment l’ouvrir, assouvir son appel sans le rudoyer, le vaincre en lui laissant l’illusion qu’il reste souverain, maître de son désir.

La main patiente et généreuse renouvelait ses assauts, dégrafait les replis, avançait au gré des triomphes. Les complaintes du corps se faisaient plus lourdes, sa moiteur plus tiède, centimètre par centimètre, il cédait, se laissait baptiser, il se rendait, battait en retraite, absorbait cette main comme une soif ancienne envahie par les flots.

La main sculptait, le corps s’articulait, chevauchait derrière cette main dextre, il chevauchait et adhérait à cette main de mansuétude qui l’avait tracé.
Commenter  J’apprécie          00
xavpo   13 mai 2019
Songes d'une nuit berbère, ou La tombe d'épines de Siham Bouhlal
Je griffe

Le vide

De lettres

Insensées

Et attends

Que les traits

Du chemin

Surgissent



(p.56)
Commenter  J’apprécie          10
xavpo   13 mai 2019
Songes d'une nuit berbère, ou La tombe d'épines de Siham Bouhlal
Ton visage

Porte

La souffrance

De l'univers



(p.18)
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Le carcan d'une rose

Quel âge à Perrine, au début du livre?

12 ans
16 ans
17 ans
14 ans

10 questions
0 lecteurs ont répondu
Thèmes : amours impossibles , amour , romanceCréer un quiz sur cet auteur