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Note moyenne 3.08 /5 (sur 18 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1941
Biographie :

Tony Anatrella, prêtre, est psychanalyste et spécialiste de psychiatrie sociale. En plus de sa pratique clinique, il participe à divers travaux de recherche sur la psychologie juvénile et sur des problèmes de société : la famille, le couple, le divorce, la prévention du sida, la toxicomanie... et enseigne la psychologie clinique. Il est reconnu et apprécié pour être, entre autres, un des spécialistes des questions posées par l'adolescence. Il est membre du conseil scientifique de la Revue d'éthique et de théologie morale « Le Supplément » (Éditions du Cerf), consulteur au Conseil pontifical pour la Famille, et chargé de mission sur les drogues et la toxicomanie auprès du Conseil pontifical de la Santé à Rome.

Source : http://www.editionsducerf.fr
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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Mariage homosexuel : position des autorités religieuses
Position des principales religions, catholiques, juives, musulmanes sur le mariagegay. Tous sont unanimement contre.Interview du père Tony ANATRELLA, psychanalyste, conseil pontifical pour la famille, de Dalil BOUBAKEUR, président du conseil français du cultre musulman, dans le Coran l'homosexualité est une déviance punissable par Dieu, Joseph SITRUK, grand rabbin de France, la religion ne...

Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Inaka   13 février 2016
Interminables adolescences : Les 12-30 ans de Tony Anatrella
Les personnages de la télévision, les chanteurs, les artistes, etc., ont plus d'importance que les personnes réelles avec lesquelles l'enfant vit. Ce déplacement sur les modèles médiatiques ne permet pas toujours une activité dynamique du processus d'identification puisque ces objets identificatoires ont une fonction magique d'idole. La seule relation possible avec une idole est la soumission car l'on ne pourra jamais devenir son égal, alors que, dans une relation d'identification avec une personne de son entourage, le travail psychique pourra aboutir à l'autonomie du self (c'est à dire la capacité à être soi-même et à accéder à sa singularité lors de la postadolescence).
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Inaka   13 février 2016
Interminables adolescences : Les 12-30 ans de Tony Anatrella
Ce sont les enfants qui deviendraient les "pères" et les "mères" psychologiques de leurs propres parents qui ne savent plus toujours se situer dans les liens de parenté et de filiation, qui ont peur et qui doutent des valeurs de références aussi bien spirituelles, morales que culturelles. (...) Un des critères de la fin de l'adolescence est de parvenir à la maturité psychique de la parenté avant même toute réalisation dans la fécondité. Certains adultes sont socialement parents sans avoir accédé à la maturité psychique de la parenté. L'affectivité reste encore soumise à la sexualité infantile dans le refus du complexe d'oedipe. Les enfants ne sont pas en présence d'adultes, mais de grands enfants qui n'arrivent pas à se situer et qui ont peur d'être pères ou mères. Au nom d'une pseudo-proximité, une relation fraternelle sera revendiquée dans laquelle il n'y a plus de différences. Une société fraternelle n'est possible que dans le reconnaissance d'une symbolique paternelle qui la fonde.
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Inaka   13 février 2016
Interminables adolescences : Les 12-30 ans de Tony Anatrella
Nous avons insisté (...) sur l'apparition d'une société adolescentrique, une société qui se conforme de plus en plus aux adolescents, à leurs états de conscience, à leur façon de penser et d'agir. Sous couvert de spontanéité et de vitalité juvéniles, puisqu'il faut rester jeune, on donne surtout libre cours aux conduites impulsives et aux pulsions partielles comme pendant l'enfance.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
À mesure que s’imposait l’idée qu’il fallait laisser les enfants libres et favoriser avant tout leur épanouissement personnel, l’encadrement des jeunes est devenu de plus en plus lâche. […] Mais si l’enfant n’est pas l’objet d’une « influence éducative », on ne voit pas très bien comment il pourra s’éveiller. On ne choisit pas ses parents, ni sa langue, ni un système de valeurs , refuser de transmettre ou de recevoir tous ces éléments traduit surtout ce vieux fantasme : être de nulle part, s’être fait seul, sans père ni mère, sans lien social. Rêve d’une naissance insulaire, dans une contrée inconnue et exotique, sans racines et sans histoire… En se coupant des références de l’enfance pour affirmer qu’elles ne sont pas nécessaires à la vie, en refusant de les transmettre à leurs propres enfants, en faisant des choix à l’opposé de ce qu’ils ont appris, les individus cherchent en fait à agresser leurs propres parents. Mais la personnalité ne peut se développer sans fondements culturels. C’est justement ce qui fait défaut aujourd’hui chez de jeunes adultes qui ne savent pas comment éduquer un enfant.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
Les méthodes d’enseignement ont considérablement évolué ces vingt dernières années. Aujourd’hui, elles valorisent le vécu de l’enfant au détriment de l’approche de l’objet d’étude – ce qui n’offre pas toujours le meilleur moyen d’éveiller et de nourrir la rationalité des élèves. Bien entendu, il est pertinent et utile d’être attentif à ce que vit et ressent un enfant et d’en tenir compte dans l’éducation. Mais la relation pédagogique s’est trouvée détrônée par la conception selon laquelle l’enseignant serait devenu un « technicien des apprentissages ». La volonté « d’apprendre à apprendre » selon des centres d’intérêts immédiats, l’idée que le ludique devait remplacer l’effort intellectuel, et la plus grande attention portée aux relations affectives à l’intérieur du groupe-classe ont-ils vraiment favorisé la transmission des connaissances, but premier de l’école, l’apprentissage des règles de vie en société, et finalement permis une plus grande qualité du lien social à l’école et dans la cité ? De toute évidence, le résultat est plutôt médiocre et l’école est dans une impasse.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
La « dérive démocratique » issue de cette apologie du sujet-roi, qui laisse entendre que tout se discute et est à la libre disposition de l’individu, parvient à faire croire que l’ordre juridique d’une société consiste simplement à enregistrer ce que veut une majorité ou ce qui est devenu une habitude. L’homme ne se définit pas à partir de la politique, de l’économique, de son ethnie, de sa psychologie, de sa biologie, de ses gènes, de ses humeurs ou de ses tendances, etc. Tous ces points de vue particuliers ne rendent pas compte de sa globalité. Or, si l’homme ne repose pas sur des vérités objectives qui lui donnent sa dignité, toutes les manipulations sont possibles sans que l’on ait à se préoccuper d’une quelconque signification. Les structures de la vie seraient-elles à la libre disposition de chacun ? Le nazisme et le communisme se sont essayés à ce jeu : on en connaît le prix ! Nous finissons à peine de le payer. Pis, sans nous en rendre compte, nous avons même assimilé des principes contre lesquels nos aînés se sont battus.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
L’absence de la fonction paternelle, dont nous faisons le constat depuis plusieurs années, a des conséquences sur la structuration psychique et sociale des individus : fragilisation de l’image masculine qui ne peut pas se former en dehors de la symbolique paternelle, troubles de la filiation, accroissement des conduites addictives, perte de sens des limites (toxicomanie, boulimie/anorexie, pratiques sexuelles réactionnelles), mais surtout difficultés à se mettre en œuvre dans la réalité et à se socialiser, c’est-à-dire s’institutionnaliser, à acquérir une conscience historique, enfin à développer un lien social. La symbolique paternelle est en effet du côté de l’histoire là où la symbolique maternelle est du côté de l’instant infini.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
Conçu comme la référence principale et décisive, l’individu, de plus, ne tolère pas la relation d’autorité. Il se prend pour la fin de toutes choses et pour celui qui fait autorité. Seuls comptent ses intentions et son ressenti subjectif, seul critère de vérité, au nom de la sincérité avec soi-même. L’opinion est mise sur le même plan qu’une vérité étayée intellectuellement, et chacun peut décider de ce qui fait ou ne fait pas loi. La vérité et la loi sont donc, une fois de plus, relatives à chacun. Elles ne sont pas des réalités à partir desquelles la reconnaissance de vérités et de valeurs communes et la communication sociale sont possibles.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
Un enfant est soumis à diverses pressions internes qu’il va apprendre à organiser et à contrôler en partie grâce aux repères éducatifs qui vont lui être donnés. Les parents ont le devoir de fixer des limites , dans ce cadre sécurisant, l’enfant peur se développer et apprendre par lui-même à se contrôler. Plus un enfant parvient à se contrôler et plus il a la satisfaction d’être dans le réel, efficace, précis et adapté à ce qu’il fait. Sinon, c’est l’escalade de l’excitation, comme pour trouver les limites qu’il ignore et que les adultes ne savent pas signifier.
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lrntv   18 août 2020
La différence interdite : Sexualité, éducation, violence de Tony Anatrella
L’homme se retrouvant seul avec lui-même et sans ressources, c’est à la pharmacie, au rayon des psychotropes, qu’il va chercher les solutions. […] Les médicaments ou les drogues deviennent des moyens pour essayer de se donner des possibilités, ou pour réguler ses humeurs et ses comportements. […] Allons-nous vers une société sous tranquillisants, faute d’intériorité, alors que nous avons que les individus et les sociétés ne progressent que s’ils parviennent à traiter les problèmes de l’existence et à prendre en compte les limites du réel, quitte à en souffrir.
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