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EAN : 9782080674975
327 pages
Éditeur : Flammarion (01/11/1998)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Jamais, ni avec autant de vigueur, notre société n'a revendiqué pour ses membres le droit à la différence : différence des goûts, des cultures et des valeurs, différence des choix de vie, des façons d'aimer, des modèles de famille... Jamais, pourtant, l'accès à une véritable différence n'a été aussi difficile. Nous vivons dans le sillage des aspirations fusionnelles de Mai 68. Refus de la fonction du Père, défaillance de la relation éducative, intériorité en crise, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Tatooa
  09 juillet 2013
Un livre très intéressant et me semble-t-il très lucide sur l'évolution de la sexualité et de la place de l'individu sexué dans la société actuelle (même s'il date un peu maintenant).
Ou comment le refus de la différence implique une confusion générale sur les rôles et places des uns et des autres, plutôt nocive dans nos sociétés dites "modernes". Cela reste une réalité. Quand les parents refusent de prendre leurs responsabilités, les enfants trinquent. Sauf que ce n'est pas tout à fait comme ça que le présente l'auteur, mais bon, l'étude reste quand même intéressante.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
aschrodaschrod   18 août 2020
À mesure que s’imposait l’idée qu’il fallait laisser les enfants libres et favoriser avant tout leur épanouissement personnel, l’encadrement des jeunes est devenu de plus en plus lâche. […] Mais si l’enfant n’est pas l’objet d’une « influence éducative », on ne voit pas très bien comment il pourra s’éveiller. On ne choisit pas ses parents, ni sa langue, ni un système de valeurs , refuser de transmettre ou de recevoir tous ces éléments traduit surtout ce vieux fantasme : être de nulle part, s’être fait seul, sans père ni mère, sans lien social. Rêve d’une naissance insulaire, dans une contrée inconnue et exotique, sans racines et sans histoire… En se coupant des références de l’enfance pour affirmer qu’elles ne sont pas nécessaires à la vie, en refusant de les transmettre à leurs propres enfants, en faisant des choix à l’opposé de ce qu’ils ont appris, les individus cherchent en fait à agresser leurs propres parents. Mais la personnalité ne peut se développer sans fondements culturels. C’est justement ce qui fait défaut aujourd’hui chez de jeunes adultes qui ne savent pas comment éduquer un enfant.
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aschrodaschrod   18 août 2020
Les méthodes d’enseignement ont considérablement évolué ces vingt dernières années. Aujourd’hui, elles valorisent le vécu de l’enfant au détriment de l’approche de l’objet d’étude – ce qui n’offre pas toujours le meilleur moyen d’éveiller et de nourrir la rationalité des élèves. Bien entendu, il est pertinent et utile d’être attentif à ce que vit et ressent un enfant et d’en tenir compte dans l’éducation. Mais la relation pédagogique s’est trouvée détrônée par la conception selon laquelle l’enseignant serait devenu un « technicien des apprentissages ». La volonté « d’apprendre à apprendre » selon des centres d’intérêts immédiats, l’idée que le ludique devait remplacer l’effort intellectuel, et la plus grande attention portée aux relations affectives à l’intérieur du groupe-classe ont-ils vraiment favorisé la transmission des connaissances, but premier de l’école, l’apprentissage des règles de vie en société, et finalement permis une plus grande qualité du lien social à l’école et dans la cité ? De toute évidence, le résultat est plutôt médiocre et l’école est dans une impasse.
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aschrodaschrod   18 août 2020
La « dérive démocratique » issue de cette apologie du sujet-roi, qui laisse entendre que tout se discute et est à la libre disposition de l’individu, parvient à faire croire que l’ordre juridique d’une société consiste simplement à enregistrer ce que veut une majorité ou ce qui est devenu une habitude. L’homme ne se définit pas à partir de la politique, de l’économique, de son ethnie, de sa psychologie, de sa biologie, de ses gènes, de ses humeurs ou de ses tendances, etc. Tous ces points de vue particuliers ne rendent pas compte de sa globalité. Or, si l’homme ne repose pas sur des vérités objectives qui lui donnent sa dignité, toutes les manipulations sont possibles sans que l’on ait à se préoccuper d’une quelconque signification. Les structures de la vie seraient-elles à la libre disposition de chacun ? Le nazisme et le communisme se sont essayés à ce jeu : on en connaît le prix ! Nous finissons à peine de le payer. Pis, sans nous en rendre compte, nous avons même assimilé des principes contre lesquels nos aînés se sont battus.
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aschrodaschrod   18 août 2020
L’absence de la fonction paternelle, dont nous faisons le constat depuis plusieurs années, a des conséquences sur la structuration psychique et sociale des individus : fragilisation de l’image masculine qui ne peut pas se former en dehors de la symbolique paternelle, troubles de la filiation, accroissement des conduites addictives, perte de sens des limites (toxicomanie, boulimie/anorexie, pratiques sexuelles réactionnelles), mais surtout difficultés à se mettre en œuvre dans la réalité et à se socialiser, c’est-à-dire s’institutionnaliser, à acquérir une conscience historique, enfin à développer un lien social. La symbolique paternelle est en effet du côté de l’histoire là où la symbolique maternelle est du côté de l’instant infini.
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aschrodaschrod   18 août 2020
Conçu comme la référence principale et décisive, l’individu, de plus, ne tolère pas la relation d’autorité. Il se prend pour la fin de toutes choses et pour celui qui fait autorité. Seuls comptent ses intentions et son ressenti subjectif, seul critère de vérité, au nom de la sincérité avec soi-même. L’opinion est mise sur le même plan qu’une vérité étayée intellectuellement, et chacun peut décider de ce qui fait ou ne fait pas loi. La vérité et la loi sont donc, une fois de plus, relatives à chacun. Elles ne sont pas des réalités à partir desquelles la reconnaissance de vérités et de valeurs communes et la communication sociale sont possibles.
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