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Presence
  14 janvier 2018
PsychoKiller de Pat Mills
Ce tome contient une histoire complète et indépendante de tout autre. Il reprend les épisodes parus dans le périodique hebdomadaire britannique Toxic!, du numéro 12 à 27 en 1991, coécrits par Pat Mills & Tony Skinner, peints par Dave Kendal. Le tome commence avec une introduction d'une page écrite par Pat Mills rappelant le mode de parution dans Toxic! En fin de tome, le lecteur découvre 9 pages de pinups réalisées par Kendall. Il s'agit d'une histoire de 56 pages de bande dessinée.



Dans son appartement de Londres, Sean Lee est en train de finir sa toilette, en se rasant. Il se coupe et quelques gouttes de sang tombe dans l'eau du lavabo. Alors que Sean Lee tourne le dos au lavabo pour se mettre du déodorant, un personnage démoniaque en sort et le tue. Le lendemain, James Anderson se rend à l'hôpital psychiatrique Saint Vekor. Il a rendez-vous avec le docteur Morbus. À son arrivée, il est pris en charge par l'infirmière Perrin qui l'amène jusqu'au bureau du docteur Morbus. Par l'interphone, Anderson peut entendre de grands cris de douleur. Il pénètre poussé par l'infirmière dans le bureau et il devient tout pâle face au docteur qui porte une grande blouse blanche, et un masque d'ébène, tenant une ventouse de la main gauche. Il essaye de s'enfuir, mais sans succès.



Le docteur Morbus emmène Anderson avec lui dans la pièce qui abrite les malades. Il lui présente le juge Branston qui est habité depuis 30 ans par un Djali, un démon maléfique de Bornéo, puis un individu qui se croit sur Mars. Morbus commence à poser des questions sur les circonstances de la mort de Sean Lee, mais l'infirmière les interrompt car le juge Branston commence à s'agiter. Anderson assiste à la manifestation du démon qui sort de la bouche du juge, puis au traitement de choc administré par le docteur Morbus pour le remettre dans son enveloppe charnelle. Après cette intervention, le docteur s'installe dans son bureau et demande à Anderson ce qui s'est passé. Ce dernier explique que Lily le mouchard (fink) avait organisé une soirée Ouija avec Sean Lee, Mary Anne (la copine de Sean), Daryl & Carol et lui. Lily avait découvert que son appartement est dans un bâtiment construit au-dessus de la brasserie où avait été noyé Liquid Lenny, un tueur sadique de la mafia. Mais lors de la séance, Lily n'avait pas réussi à convoquer l'esprit de Liquid Lenny.



Dans l'introduction, Pat Mills explique qu'il s'agit de la première édition complète du récit sur support physique et qu'il a déjà bénéficié d'une publication dématérialisée peu de temps auparavant. Il indique que Tony Skinner et lui ont écrit un récit qui s'inscrit à la croisée des genres comédie et horreur, et que le docteur Morbus fait preuve d'un humour typiquement anglais. La trame du scénario est donc assez basique puisqu'il s'agit de suivre le docteur Morbus, jusqu'à temps qu'il retrouve Lily the Fink et qu'il l'exorcise de sa possession par Liquid Lenny. Du fait de la relative brièveté de cette histoire, les caractéristiques narratives de Pat Mills ressortent avec force, à commencer par ses transitions abruptes, pour ne pas dire l'absence de transition, ou encore des personnages souvent désagréables. James Anderson se comporte comme un individu un peu falot, sans beaucoup de détermination. Les autres survivants de la partie de Ouija servent essentiellement de chair à pâté pour Liquid Lenny. Ce dernier est irrémédiablement méchant et sadique, tuant ses proies parfois avec sadisme. Quant à l'humour, il n'est pas si facile de le percevoir car les auteurs l'associent avec de l'horreur, genre qui ne s'accommode pas toujours facilement des effets comiques parce qu'il est déjà dans l'exagération.



Cependant la couverture promet une forte personnalité graphique pour la narration visuelle, avec cet individu portant un masque d'un visage monstrueux, avec blouse blanche et gants en latex, prêt à manier une ventouse pour les toilettes et arborant un joli nœud papillon à pois. Effectivement les pages intérieures sont également peintes, avec des couleurs légèrement délavées, et des poses plus vivantes que celles de la couverture. Dave Kendall donne des apparences bien distinctes à chacun des personnages, y compris les civils normaux. James Anderson a une dégaine banale et ordinaire. Sean Lee adopte des postures un peu plus repliées sur lui-même, dans l'exagération comme s'il forçait son naturel. Mary Anne est remarquable dans son indépendance et son assurance pour sa première apparition, puis dans sa façon d'être soumise et sa tenue années 1950, sans parler de sa coiffure en choucroute inoubliable.



Les gens moins normaux valent le déplacement à commencer par les patients du bon docteur Morbus. Le juge Branston apparaît comme un mélange d'homme âgé bien portant, et de détenu avec son pyjama rayé blanc et noir. L'apparence du docteur Morbus donne dans l'exagération du fait de son masque, mais tout autant quand il ne le porte pas. Dave Kendall joue avec les morphologies en les déformant discrètement de temps à autre, lorsqu'un individu est possédé, mais aussi au moment d'une émotion un peu intense. Il joue beaucoup avec les expressions des visages et avec les postures, passant du naturel, à l'exagéré lors des conflits physiques, ou de l'irruption du surnaturel. Il mélange de nombreuses techniques de dessins dans ses cases, avec peu de traits encrés pour délimiter les silhouettes, l'utilisation de la peinture directe, et le recours à l'aérographe pour des effets de halo lumineux autour des silhouettes, ou dans les formes délimitées. Cela aboutit à des cases un peu chargées en apparence, et pouvant tirer vers l'expressionnisme.



Sous réserve de se faire au rendu particulier des cases, le lecteur se rend compte qu'il plonge dans une narration visuelle très riche. L'exagération des formes et l'usage de la peinture directe permet à Dave Kendall de brouiller les contours et d'amalgamer des formes qui n'arriveraient pas à coexister sinon. Du coup, les manifestations physiques de Liquid Lenny deviennent vraiment dérangeantes à la vue, car elles défient l'analyse d'un regard soutenu, pour faire ressortir une morphologie impossible défiant les lois de la nature. En y prêtant attention, le lecteur détecte des éléments visuels discrets qui viennent enrichir la lecture, souvent d'une façon humoristique. Quand James Anderson découvre la salle où se trouvent les patients du docteur Morbus, le lecteur observe celui qui flotte dans les airs, ainsi que celui qui est habillé en pharaon. Quelque page plus loin, le lecteur laisse errer son regard pour détailler ce qui se trouve dans le bureau du docteur, des parties anatomiques conservées dans des bocaux, jusqu'à l'inscription sur le mur au-dessus de sa tête. À la fin de la séance de spiritisme, il remarque que la substance surnaturelle se répand sur la couverture d'un numéro du magazine Toxic! Il admire ensuite la manière dont Mary Anne a redécoré sa chambre en rose, pour se conformer aux attentes de Lily le mouchard.



Le plus souvent, la dimension comique du récit transparaît de manière visuelle plus que dans le scénario ou les dialogues. Certes ce sont les coscénaristes qui conçoivent ces situations, mais c'est l'exagération et la verve de l'artiste qui permetent d'en faire ressortir le grotesque et l'absurde. La séance d'exorcisme pratiquée sur le juge Branston relève plus de l'affrontement physique que d'incantations de sort, et le comportement de l'infirmière Perrin vaut le déplacement, car il y met tout son cœur. Effectivement la narration de Tony Skinner & Pat Mills s'avère assez heurtée. C'est peut-être imputable au format initial, c’est-à-dire une sérialisation en courts chapitres. Mais en 10 pages le lecteur passe de la séquence de la mort de Sean Lee, puis on passe à l'arrivée à l'hôpital psychiatrique, puis on passe à la présentation des patients du docteur Morbus. Alors que le lecteur s'attend à découvrir rapidement ce qui lie James Anderson au mort de la page 2, il découvre 5 pages d'intervention de choc pour l'exorcisme du juge, sans conséquence directe sur l'intrigue principale, si ce n'est d'établir les méthodes du docteur Morbus. Par la suite, les méthodes d'investigation du docteur Morbus laisse rêveur de par leur désinvolture et ses pouvoirs arbitraires. Le lecteur se souvient alors de l'introduction de Pat Mills, et se rappelle que les coscénaristes ont plutôt visé une farce qu'un récit premier degré. Mais même abordé sous cet angle, il a du mal à se désintéresser totalement du sort des personnages, et à ne voir que l'aspect comique. En effet les auteurs font en sorte de conserver la dimension horrifique des exactions de Liquid Lenny, et à jouer sur une horreur graphique, avec maltraitance de la chair.



En se lançant dans cette lecture, le lecteur a conscience qu'il s'agit d'une histoire courte exhumée d'un magazine hebdomadaire ayant duré 31 numéros en 1991. Il découvre une histoire qui fait tout pour faire coexister horreur et humour, sur la base d'un comique relevant de la farce, et d'une horreur essentiellement visuelle. Il y a de belles pages qui réussissent à marier ces 2 composantes, mais dans une narration avançant cahin-caha, de manière un peu pataude. Il s'agit donc plus d'une curiosité que d'une réelle réussite.
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Presence
  04 septembre 2017
Be Pure! Be Vigilant! Behave!: 2000AD & Judge Dredd: The Secret History de Pat Mills
Il s'agit d'un livre de 240 pages écrit par Pat Mills, le créateur de 2000 AD, un magazine hebdomadaire britannique de bandes dessinés, et le créateur et auteur de nombreux personnages et de nombreuses séries comme Sláine, ABC Warriors, Nemesis the Warlock, Marshall Law, Requiem chevalier vampire, La grande guerre de Charlie et bien d'autres encore. Comme le titre l'indique, Pat Mills donne sa version personnelle du développement de la création, et de l'histoire du magazine 2000 AD. Le titre fait référence au credo d'un personnage appelé Torquemada (oui, une réincarnation du célèbre inquisiteur) dans la série Nemesis the Warlock.



Dès l'introduction, Pat Mills explique clairement qu'il donne son point de vue, avec la subjectivité qu'il peut comporter sur les événements dont il a été un des principaux acteurs, voire le moteur bien souvent. Il indique également qu'il a vérifié les dires qu'il rapporte autant que faire se peut, c’est-à-dire sous réserve que la personne qui les a prononcés ne soit pas morte, ou que l'interlocuteur accepte de corroborer ses dires. Le livre est divisé en 3 parties, chacune portant l'une des exhortations du titre : (1) Soyez pur, (2) Soyez vigilant, (3) Soyez sage. La première partie comporte 7 chapitres, la seconde 21 chapitres, et la dernière 8 chapitres. Le livre se termine avec la promotion de l'autre livre récent (2017) de Pat Mills, à savoir Serial Killer avec Kevin O'Neill, une sélection de livres de référence, une bibliographie de l'auteur.



Pat Mills commence par évoquer ses débuts, à travailler pour la maison d'édition DC Thompson, en compagnie de John Wagner. Il évoque ensuite les conditions de travail pour les magazines de cet éditeur, en insistant sur le recours à des formules toutes prêtes pour les scénarios, ainsi que les responsables éditoriaux figés dans des méthodes de travail d'un autre âge. Il continue en expliquant quels stratagèmes il a utilisés pour que chaque série de 2000 AD bénéficie d'un temps de développement de 6 semaines pour qu'elle soit bien conçue. Il passe en revue la nature de chacune des premières séries figurant au sommaire du premier numéro de 2000 AD. Il évoque les contraintes éditoriales et les aléas de développement du magazine au cours de sa conception. Au cours du livre, il évoque aussi bien le développement et la création de ses principales séries (citées plus haut) que sa collaboration avec Joe Colquhoun et Kevin O'Neill, ses relations difficiles avec les responsables éditoriaux successifs de 2000 AD au gré de son rachat par différents groupes, ses sources d'inspiration et sa façon de construire une série adaptée au public cible.



Il y a peu de risques qu'un lecteur néophyte se lance dans la lecture de ce livre, sans rien savoir de 2000 AD, ou de Pat Mills. Le titre est assez référentiel pour ne parler qu'à des initiés, et l'image de couverture évoque des méthodes d'impression des années 1960 (avec les gros points), beaucoup plus qu'une lointaine imitation de Roy Lichtenstein. À la rigueur un lecteur régulier de Judge Dredd pourra être intrigué par la promesse d'apprendre les origines de son personnage fétiche. Il faut donc avoir déjà un goût pour l'écriture de Pat Mills, ou une solide curiosité pour l'histoire du magazine 2000 AD pour avoir envie de se lancer dans cette lecture. Pat Mills utilise un anglais très abordable, et la compréhension du lecteur français se trouve facilitée par le fait qu'il connaisse déjà le vocabulaire employé, par la lecture des bandes dessinées de Pat Mills. L'auteur n'écrit pas dans un style journalistique, mais dans un anglais concis sur la base de phrases simples.



Dès l'introduction, Pat Mills annonce la couleur : c'est sa version. Ça veut dire qu'il s'attarde sur les passages qui lui semblent essentiels, et qu'il ne cherche pas une forme de véracité journalistique en relatant les faits de manière exhaustive. Par contre il fait en sorte de citer des faits vérifiables et de se montrer honnête. Toute personne qui a eu la curiosité de regarder ou de lire une interview de Pat Mills a pu constater qu'il sait se montrer convaincant et très agréable dans ses discours. Le lecteur retrouve sa verve dans ces pages, dans des chapitres courts, avec des thèmes bien délimités. Que le lecteur soit un peu familier de Pat Mills, ou qu'il l'ait suivi dans toutes ses œuvres et ses interviews, il est intéressant de découvrir sa version des faits dans un ouvrage structuré où il peut développer à loisir les points qu'il souhaite. À moins d'être un professionnel, il est vraisemblable que le lecteur trouvera des anecdotes ou des éléments d'information qui lui étaient inconnus car la bande dessinée britannique ne jouit pas de la même diffusion que les comics américains en France. En outre, Pat Mills est à la fois un auteur et un responsable éditorial, ce qui donne à son point de vue une dualité assez rare.



Ainsi en fonction des chapitres, Pat Mills adopte plus le point de vue du créateur ou plus celui du responsable éditorial chargé de développer une série ou de lancer un nouveau magazine de bandes dessinées comme 2000 AD en 1977. Mills prend le soin de contextualiser les premiers numéros de 2000 AD dans leur époque et dans le marché de la BD anglaise d'alors. Grâce à la force de conviction de Pat Mills, le lecteur se rend compte qu'il prend souvent comme argent comptant ce qu'il raconte. Il n'y a que lorsque l'auteur Pat Mills raconte ses difficultés face à son responsable éditorial, qu'il prend du recul pour se dire que tout n'était peut-être pas aussi tranché que le présente Mills avec assurance. De chapitre en chapitre, le lecteur étanche sa soif de découverte et d'informations, aussi bien sur le responsable éditorial que sur l'auteur.



Un lecteur curieux de 2000 AD et de Judge Dredd finit par s'interroger sur les premiers numéros de l'un et sur les premières histoires de l'autre. Dans ce livre, il comprend en quoi Pat Mills n'usurpe pas son titre de créateur du magazine 2000 AD, et que cette reconnaissance n'a rien d'un acquis, que régulièrement Mills doit réexpliquer en quoi il mérite ce titre. C'est un point de vue intéressant de voir que le travail de responsable éditorial est encore moins reconnu et valorisé que celui de créateur dans le milieu de la bande dessinée britannique. Or la conception de ce magazine a tenu à l'épreuve du temps (40 années d'existence lors de la parution de ce livre) et Mills explique en quoi il est en droit de s'attribuer une part de cette longévité, malgré son départ en tant que responsable éditorial après les 12 premiers numéros. Le lecteur découvre l'étendue de son travail pour concevoir le magazine et pour développer les séries initiales, y compris celle de Judge Dredd.



La série Judge Dredd en constitue un exemple révélateur et une bonne illustration de la différence que Mills établit entre le développeur (en l'occurrence lui), et le créateur, en l'occurrence John Wagner, aidé par Carlos Ezquerra. À chaque fois qu'il cite un autre créateur (dessinateur ou scénariste), il se fait fort d'énumérer ses qualités et ce qu'il a apporté à une série ou au magazine, à commencer par Kevin O'Neill et Doug Church. Pat Mills a l'art et la manière de faire ressortir l'originalité de chaque apport, et l'essence créative apportée par chaque contributeur. En lisant ses phrases, le lecteur voit apparaître avec plus de netteté la spécificité de chaque création, à commencer par Judge Dredd et Megacity One. Un lecteur un peu habitué à ses déclarations identifie tout de suite ses chouchous comme Joe Colquhoun, Kevin O'Neill ou encore John Hicklenton et Dave Gibbons, et bien d'autres. Il est tout aussi intéressant de découvrir ses explications sur le temps nécessaire à la conception (ou au développement d'une série) nécessitant un minimum de 6 semaines (avec la difficulté de savoir comment rémunérer le créateur pour cette période), ou sur le degré d'importance à accorder aux observations des fans (les puristes), et à celles des lecteurs ordinaires. Il explique également sa frustration au début des années 1990 d'avoir vu 2000 AD se transformer en une pépinière de développement de talents débauchés au fur et à mesure par les responsables éditoriaux de Vertigo, la branche adulte de DC Comics.



Le lecteur dévore de la même manière les chapitres consacrés au versant créateur. Pat Mills revient sur sa carrière et ses nombreuses créations, à nouveau en évoquant les différents artistes avec qui il a pu travailler, ce qu'ils ont apporté à ses séries, ainsi que les coscénaristes avec qui il a travaillé, comme Tony Skinner. Il explique en détail pourquoi il hait viscéralement tout ce qui ressemble de près ou de loin à un superhéros, pourquoi la bande dessinée britannique a du mal à s'exporter aux États-Unis et en Europe, l'iniquité des rémunérations des auteurs de BD en Grande Bretagne, le plaisir de créer des bandes dessinées pour le marché français, l'importance capitale de pouvoir nourrir ses personnages et ses histoires avec son vécu personnel (anecdotes irrésistibles concernant Torquemada), la nécessité d'avoir un travail plus rémunérateur à côté de 2000 AD. Il évoque rapidement ce qu'il nomme le Dark Age de 2000 AD dans les années 1990, sans trop d'acrimonie, sans trop charger nominativement des individus. À différentes reprises, le lecteur regrette que Pat Mills ne se montre pas plus précis. Par exemple, il aurait bien aimé disposer de chiffres concernant les rémunérations de créations pour la BD française (Requiem chevalier vampire) comparés en valeur à celles pour 2000 AD. Les assertions de Mills sur le sujet laissent un goût de description trop vague d'une réalité à coup sûr plus complexe.



Arrivé à la fin de l'ouvrage, Pat Mills réitère sa foi dans le média de la bande dessinée, sa conviction profonde qu'elle n'a pas été supplantée par les jeux vidéo et par les séries télévision, et il appelle de ses vœux une plus grande diversité de la BD britannique, telle qu'il avait réussi à la faire exister avec une série comme Third World Ward, avec Carlos Ezquerra. Arrivé à la fin de l'ouvrage, le lecteur se rend compte qu'il l'a lu rapidement, avec souvent un sourire aux lèvres, avec l'envie d'en savoir toujours plus, même lorsqu'il se rendait compte d'une nécessaire petite prise de recul.
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