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Dernières critiques
fanfan50
  20 septembre 2021
Lettres à Mina de Thuân
A la différence d’autres babeliotes, c’est la première moitié du livre qui m’a le plus enchantée. Ses souvenirs du Vietnam m‘ont intéressée. Je suis née tout près, à Phnom-Penh et j’ai eu une Ti-Ba. Les paysages et la vie du pays me rendent nostalgique. Mais surtout sa recette irréaliste de pâtés impériaux préparés par Monsieur Chat et sa compagne. Qui maintenant déguste des nems préparés de cette façon, aussi riches, aussi bien frits ! La qualité des plats asiatiques se détériorent d’année en année dans les restaurants français, sans doute dû au goût atroce des jeunes d’aujourd’hui. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à recopier la recette entière dans la rubrique « citations ». Si l’un d’entre vous mange des pâtés impériaux aussi sublimes, qu’il m’en fasse part immédiatement ! Sinon j’apprécie beaucoup les moqueries dont l’écrivaine émaille son texte, c‘est si frais et si enfantin mais si vrai aussi. Des passages crus quand elle décrit les exploits amoureux de la narratrice et de son amour, Vinh. Je pense que les lecteurs en redemandent. Si un livre ne possède pas un peu de chair fraîche, il n’est pas beaucoup lu et apprécié de nos jours. Mais quand elle évoque l’Afghanistan, Kaboul, le problème des migrants, je me demande ce que cela vient faire dans le texte. Cela m’intéresse moins, des idées un peu trop débattues en ce moment peut-être. Rien d’original que la destruction des deux bouddhas de Bamiyan en février 2002 et le saccage des trésors du Musée de Kaboul, de Ghazni et d’Herat en mars 2001. C’était il y a vingt ans mais ce n’est pas fini. Il y aura d’autres faits barbares. Quelque chose que j’ignorais (mais mon ignorance est immense), c’est la destruction des livres occidentaux par les vietnamiens afin de faire disparaître cette culture étrangère sur leur sol. Il n’y a donc pas que les nazis qui se sont livrés à de tels autodafés. Il est vrai que c’est plus facile de brûler des livres que des sorcières. J’ai beaucoup aimé les passages où la narratrice vient voir son éditrice, Jacqueline. C’est très bien raconté la façon dont le manuscrit est noirci, biffé puis retravaillé afin de devenir un objet plus commercial. C’est sûr que les auteurs écrivent pour être publiés et donc, n’hésitent pas à redonner une forme plus vendable à leurs textes originaux. Il faut épicer le texte, enlever les mots qui choquent car passéistes et surtout pas le genre.
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migdal
  19 septembre 2021
Un si proche ennemi de Gilles Gauthier
Il est rare qu’incipit vous touche au coeur au point de ne plus pouvoir lâcher le livre jusqu’à son terme. Gilles Gauthier a ce talent et commence par un superbe prologue, couronné, cent soixante dix pages plus loin par un bouleversant épilogue.



Le détournement du vol Alger-Paris, au lendemain de Noël 1994, est le décor de cette confession qui plonge le lecteur dans les coulisses du pouvoir à la fin du second mandat du Président Mitterand (alors très diminué par la maladie), sous le gouvernement d’Edouard Balladur, avec Charles Pasqua Place Beauvau et Alain Juppé au quai d’Orsay. Dans l’ombre s’agitent Villepin et les diplomates, fonctionnaires, policiers et militaires qui essaient d’abord d’amener l’avion en France puis de libérer les otages au moindre cout. Très bien introduit dans les arcanes du pouvoir, l’ambassadeur Gilles Gauthier dévoile crument les arrières pensées des uns et des autres à la veille de l’élection présidentielle.



Parallèlement, un chapitre sur deux introduit Noureddine, le chef du commando terroriste, et déroule sa biographie depuis le lycée, présente sa famille, et montre la régression de l’Algérie dirigée par une clique corrompue qui pille sans vergogne la population et se maintient au pouvoir en s’appuyant sur des nervis à la brutalité stalinienne. En voyant son père torturé et la ferme familiale ruinée par l’impéritie socialiste, le jeune homme se politise et se radicalise progressivement.



Une « amitié particulière » a lié Noureddine à l’auteur quand celui ci était enseignant (coopérant) à Biska et les événements vont confronter « les proches ennemis » quand le diplomate se porte courageusement volontaire pour une négociation de la dernière chance…



Ecrit d’une plume aussi élégante que classique, cet ouvrage, reçu dans le cadre d’une opération Masse Critique m’a enchanté par sa triple intrigue et la pudeur avec laquelle l’écrivain révèle son attirance pour les éphèbes.



L’analyse de la radicalisation de Noureddine est intéressante mais trouve (à mon humble avis) sa limite quand l’écrivain élude (diplomatiquement) la dimension religieuse et refuse de rappeler ce qu’est l’islamisme.



Merci à Riveneuve de me combler une deuxième fois. En janvier j’avais apprécié « Une pierre dans le coeur », ce second envoi permet de prendre la dimension du travail original que cet éditeur déploie pour que la Méditerranée soit un trait d’union entre les peuples qui la bordent.
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Liberation
  10 septembre 2021
Dounia, tome 2 : L'étoile du berger de HK
Un hymne à la résistance, à la vie et au retour à la nature – plus poétique que politique –, s’achevant par un appel à une mobilisation générale qu’illustre le poème clôturant l’histoire.
Lien : https://www.liberation.fr/cu..
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