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Bernard Campiche


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samaudruz
  15 juillet 2020
Le trajet d'une rivière de Anne Cuneo
Je retrouve Anne Cuneo après avoir découvert son écriture avec le maitre de Garamond. Je savais donc avec quoi je partais: une écriture qui m'avait à l'époque parue sèche, peu colorée. J'avais néanmoins apprécié le sujet, les personnages. J'aime, dans le roman historique les sujets médiévaux liés aux arts.



Le trajet d'une rivière se penche sur Francis Trégian, un noble de Cornouaille, catholique dans une Angleterre anglicane peu tolérante, excellent musicien, qui aurait réuni les partitions du Fitzwilliam Virginal Book (le virginal étant une sorte de petit clavecin). A travers l'histoire de Trégian, on découvre une époque de conflits religieux, de troubles politiques mais aussi une magnifique période pour l'histoire de la musique.



Anne Cuneo a fait une recherche sérieuse, approfondie, digne d'un mémoire et offre à la fin du roman une liste de sources intéressantes, surtout pour écouter les morceaux mentionnés. Mais malheureusement, malgré toute cette recherche, le roman reste très superficiel. On rencontre bon nombre de personnages intéressants, nettement plus intéressants que Trégian lui-même qui, malgré ses nombreuses qualités, reste fade. Même son frère, faible gamin, est plus fort, plus marqué et c'est Giuliano, le serviteur, marchand, aventurier qui restera le personnage le plus coloré - celui dont on voudrait finalement faire un roman. Car si à travers Trégian on découvre bon nombre de partitions intéressantes, lui se contente tout au long du récit de jouer, réunir des partitions, croiser des gens, jouer... et on recommence. J'exagère à peine. On effleure. C'est une liste d'évènements consignés. Et à la longue, ça ennuie. L'émotion monte avec le pathos final qui tranche sur le reste du texte, mais semble futile, comme si tout à coup l'auteur voulait tirer une larme de son lecteur alors qu'elle n'a pas su le faire en pleine épidémie de peste ou lors de batailles tragiques. Un roman ambitieux donc, bien écrit si on s'en tient à la maîtrise de la langue, mais qui tient plus de la relation, du rapport que du roman.
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maudefrank
  09 juin 2020
Zaida de Cuneo Anne
magnifique roman de femme
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PtitVincent
  18 avril 2020
Le trajet d'une rivière de Anne Cuneo
Aîné d’une fratrie de 18 enfants, Francis Tregian est resté dans la postérité pour avoir signé un recueil de musiques pour virginal et clavecin au XVIe siècle. On sait que son père, un descendant royal fut envoyé en prison pour des questions de religion, son intransigeance catholique l’ayant désigné comme victime expiatoire de la réforme anglicane de l’époque. Réunissant les maigres indices concernant la vie de cet homme, Anne Cuneo en retrace une vie imaginaire, qui pourrait être proche de celle qu’il a vécue. Né dans les Cornouailles, Francis est envoyé rapidement dans un séminaire à Reims. Il y apprendra le latin, la musique et le maniement des armes. Devenu adulte, il parcourra les routes de l’Europe de la Renaissance, l’Angleterre et les troubles religieux de la réforme anglicane, la France et la guerre de Trente ans et l’accession au pouvoir d’Henri de Navarre, l’Italie et le monde des Arts, les Pays-Bas et le monde du commerce. Et chaque fois, l’homme rencontre artistes, reines et rois, hommes du peuple ou brigands. Des pérégrinations dignes d’un roman de capes et d’épées mais qui deviendront pour l’homme un cheminement intellectuel et un enrichissement spirituel. Car Francis Tregian, fils d’une famille catholique, refuse de se convertir à l’église anglicane, ce qui ne l’empêche pas de côtoyer protestants, catholiques, juifs et de rester fidèle à son pays, même si celui-ci le rejette constamment. Tout comme il est tiraillé entre l’allégeance à sa famille et son besoin de liberté. Et l’auteure profite de ce portrait pour nous dresser l’état d’une époque pétrie de contradictions : si les arts et le commerce sont en pleine éclosion, les guerres de religion ne cessent de diviser les nations, les dynasties royales s’étripent à tour de bras, sans oublier la peste bubonique qui fait des ravages. Et de nous présenter les grands penseurs et artistes de cette époque mouvementée, Montaigne et Shakespeare notamment. Une grande saga historique menée tambour battant, qui obtint le prix des Libraires en 1995.

Ce livre m’avait été conseillé par ma libraire préférée… il y a 25 ans. Comme quoi il ne faut jamais désespérer. D’autant plus que j’ai un excellent (et lointain) souvenir d’un autre roman de cette auteure, « Le maître de Garamond ». Ce roman sait allier aventures et érudition avec talent, au grand plaisir du lecteur que je suis.

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