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Dernières critiques
olivierpla
  02 août 2019
Donner du sens à l'Ecole de Michel Develay
Un texte qui date de 1996, mais qui décrit très bien un certain nombre d'éléments essentiels qui devraient toujours être discutés au sein des établissements scolaires. Il ne s'agit pas d'une discussion stérile de "pédago" mais bien de problématiques qui doivent être discutées à la fois entre les enseignants, mais aussi avec les élèves, avec leurs familles. C'est la seule base sur laquelle on peut fonder un projet d'établissement, un véritable travail d'équipe.

En prime une synthèse (10 pages) publiée sur le site de l'académie de Rouen


Lien : http://cpe.spip.ac-rouen.fr/..
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Fleitour
  11 avril 2019
Introduction à la pensée complexe de Edgar Morin
Il y a 98 chroniques à son nom sur babelio, c'est aussi son âge. Avec ma chronique il aura 99 ans, désolé cher Edgar Morin. J'ai bien aimé ce livre car j'ai sans cesse mis en parallèle le Brexit.

Rassurez vous ce livre n'est qu'une introduction à la pensée complexe, fort heureusement, car il a publié sa méthode en six tomes.





Dès l'introduction, il nous glisse cette remarque, "La complexité ne saurait être quelque chose qui se définirait de façon simple". Cela m'a bien rassuré. Il ajoutera dans sa préface que la complexité est un mot problème non un mot solution.





La quatrième de couverture est pour le néophyte plus convainquant puisque dit-il, "nous demandons à la pensée de dissiper les brouillards et les obscurités". Je fonctionne ainsi, enfin je le crois.

Pour ne pas confondre complexité et complétude, je vous suggère ces quelques traductions de termes parfois éloignés de notre langage courant.



complétude soit : état ou caractère de ce qui est complet, achevé,

incomplétude : l'inachevé

la complexité : jamais content

la complexité : l'incertitude ou l’ambiguïté

le paradigme: un modèle une façon de voir les choses, exemple : la terre est plate

dénotatif : le sens du mot , sans superflu, pas imagé



Je suis preneur de toute définition utile pour la compréhension de l'ouvrage, n'hésitez pas à m'en proposer d'autres. ( Concernant l'ouvrage de Paul Tillich je m'étais permis de suggérer quelques définitions du domaine philosophique) .





J'ai assez facilement décelé qu'Edgar Morin était sceptique sur bien des paradigmes actuellement en vogue, qu'il était méfiant des aveuglements de la pensée et de ce qu'il appelle "la pathologie du savoir".

D'où cette forme suprême du doute, je doute de tout. Néanmoins il y a une chose qui revient souvent c'est le concret, sur lequel il aime revenir, celui-ci lui offre des bases de réalité non ambiguës.





La façon dont il aborde le domaine de l'intelligence et de la pensée est subtile. Pour lui la pensée est fluide, instable, en évolution permanente et on pourrait ajouter insaisissable . De plus "la raison évolutive, porte en elle-même son pire ennemi, la rationalisation".

C'est la rationalisation qui risque de l'étouffer,"on peut appeler cela le délire logique ou le délire de cohérence qui cesse d'être contrôlée par la réalité dont nous partons".





En effet, rentrer dans le monde d'Edgar Morin c'est pénétrer le monde de l'incertain de l'ambiguïté de l'inachevé.



Le monde d'Edgar Morin c'est l'inverse du Brexit , prendre une décision par le biais d'un élément purement numérique, pour conduire une nation, vers un destin totalement inconnu.

Faire un vrai sondage robuste mais équivalent à un lancé d'une pièce, pile ou face.





Dans le monde de l'incertain, changer d'un paradigme à un autre totalement opposé et dont la future réalité est non testée c'est être devenu aveugle ou fou.



Dans l'usage professionnel des sondages, la notion de corrélation est essentielle. En fonction de l'ampleur des changements attendus on exige un 70% pour la solution choisie contre 30 pour la solution écartée. On affine aussi les questions, de fait un statisticien ne peux se résoudre à finaliser un problème sur une seule réponse à une seule question.





L'attitude des Anglais de considérer que le Brexit s'impose à eux pour 50 % plus epsilon, est pour une pensée logique, insensée. La réalité, c'est à dire la complexité doit s'imposer ce qu'Edgar Morin décline en, "ce qui ne peut se réduire à une idée simple".





N'importe qu'elle scientifique parlerait d' absurdité, ce que les anglais appelle a Palmerston Folly, du nom d'un premier ministre libéral Palmerston qui fit édifier des forts en pleine mer vers 1840 pour se prémunir contre une invasion française !



Quand affirmer que cette décision s'inscrit dans le domaine de la complexité au sens d'Edgar Morin c'est suggérer que la rationalité éprouve de la tolérance à l'égard des mystères de l'intelligence, page 156.

La vraie rationalité est profondément tolérante à l'égard des mystères.

P 156





Edgar Morin aux 140 livres a conservé un regard bienveillant sur l'auteure de Harry potter.

La raison est évolutive et va encore évoluer c'est là encore ouvrir un étonnant débat sur notre avenir, et ne parle t-il pas "de la préhistoire de la pensée" dans ses dernières observations..
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Laurent81
  10 avril 2019
Ethique et accompagnement en travail social de Dominique Depenne
Cet ouvrage nous amène à nous interroger sur le sens de l'accompagnement de l'autre en tant que professionnel du travail social. Cet autre avec son altérité, sa singularité, son mystère, cet autre qui nous échappera toujours. Il nous amène ensuite à clarifier les notions de morale, de déontologie et d'éthique. Alors que les deux premières notions sont placées sous le signe de l'uniformisation et du clivage (bien/mal, bonnes pratiques/mauvaises pratiques), l'éthique accueille la pluralité et tend vers l'émancipation de l'autre.

Si l'on déroule devant l'autre nos connaissances professionnelles, si l'on a besoin de cet autre pour flatter notre narcissisme, si l'on sait ce qui est bon pour l'autre mieux que lui-même, alors il ne pourra y avoir de véritable rencontre ni de réel accompagnement.

Dans une équipe de travail au sein d'une institution, l'organisation va tendre vers la mise en conformité des acteurs et vers leur cohésion mais ce n'est pas pour autant que cette équipe sera cohérente dans son travail d'accompagnement.

On ne peut pas se passer d'une organisation mais c'est à chacun des acteurs de rester vigilant à ce que cette organisation reste fidèle à sa mission d'accueil et d'accompagnement de personnes vulnérables. Sinon, elle risque de déshumaniser et de prendre le chemin de la toute-puissance sous couvert de rationalisation. L'éthique doit toujours primer sur l'organisation.

Des passages très intéressants sur la notion de cadre (donner un cadre ou offrir un cadre), sur l'affectif (travailler avec l'affectif différent d'être affecté), ou encore sur le sens des activités, sur la stigmatisation et sur toute la richesse du quotidien.

Un ouvrage de référence pour qui s'intéresse au secteur social et aux dérives auxquelles on assiste actuellement. Un ouvrage qui invite à garder les yeux ouverts et à résister à la pression ambiante au nom de l'éthique et du respect dû à la personne accompagnée.

Hier soir, au journal de France 2, on faisait la connaissance de Zora, un robot à 15000 € qui stimule les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer au sein d'un EHPAD de luxe et une psychomotricienne de nous expliquer tous les bienfaits dudit robot… No comment.

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