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Critique de Mero


Mero
  06 décembre 2017
Ce livre est perturbant. Je pensais avoir tout vu et tout entendu sur les gros pervers japonais, mais ce livre fait m'a fait l'effet d'une claque. Pourquoi ?
L'auteure du livre est Japonaise. Elle vit en France depuis une dizaine d'années et maîtrise parfaitement notre langue. Elle raconte le traumatisme qu'elle a vécu à l'âge de 12 ans lorsqu'elle se rend pour la première fois au collège et qu'elle doit prendre le train toute seule pendant les heures de pointes.
Sans même avoir été au Japon, on a tous dans notre inconscient collectif l'image de ces Japonais salarymen poussés par des agents de la compagnie ferroviaire dans les trains pour y être entassés.
Mais ce qu'on ne sait pas, c'est ce qui s'y passe une fois à l'intérieur.

Les tchikan sont ces pervers qui s'attaquent aux jeunes filles, les caressent, les pénètrent et vont même jusqu'à les harceler en profitant de l'effet de cette foule dense et compacte pour se livrer à ces agissements en toute impunité.

Mais le pire, c'est lorsqu'elle raconte que cela devient " le simple quotidien" de ces gamines qui pour la plupart d'entres elles ne connaissent pas encore ce qu'est le sexe. Vous imaginez le scandale si l'on apprenait qu'une élève de primaire a été retrouvée la jupe pleine de sperme en arrivant à l'école le matin en France ? Et bien, au Japon, c'est la routine.... de vrais détraqués (si l'on en doutait encore).

Des hommes de 60 ans qui vont jusqu'à proposer des sommes folles à des enfants pour avoir des relations sexuelles avec eux en les suivant une fois sortis du train. On comprend à quel point l'auteure en a souffert.

Dans un pays où se plaindre, manifester sa colère est vu comme une forme de déshonneur, il est d'autant plus difficile de tirer la sirène d'alarme.
Ne pas voir, ne pas entendre, ne rien dire. C'est plus sûr.

Un petit livre qui ne laisse pas indifférent. La couverture est très jolie. Elle y a incorporé des dessins comme aiment le faire les enfants. Comme si sa vie s'était brusquement interrompue ce jour où elle a été la proie de son premier tchikan.
Un témoignage sur un phénomène de société qui ne désemplit pas et trouve même son business dans l'industrie du porno.

Le récit de Kumi m'a touché. La détresse avec laquelle elle s'est heurtée à l'indifférence des gens et de sa famille également.


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