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Critique de Sharon


Sharon
  14 juillet 2012
Le mystère de l'île étrange voit nos héros en bien fâcheuse posture sur l'île au trésor où ils sont arrivés dans le tome précédent. Néanmoins, Armand de Maupertuis est bien trop rusé, Don Lope trop énergique pour attendre et voir ce qu'il advient sans broncher. Retournement de situation ? Oui, en quelque sorte. Ayroles et Masbou connaissent leur classique, et jouent à fond avec la littérature de genre : le mythe du bon sauvage est revisité, avec une pincée de traité contre l'esclavage et de récit de voyage.
N'ayons garde d'oublier la jolie demoiselle en détresse, absente de L'île au trésor, mais pas d'autres récits de pirate. Si l'une d'entre elles prête presque à sourire en dépit d'une situation désespérée, l'autre doit faire rire, et elle n'est pas vraiment faite pour ce nouveau rôle. Dans la seconde partie de l'album, ce n'est plus seulement un clin d'oeil à la comedia dell'arte que font les personnages, c'est un hommage pur et simple, et particulièrement enlevé.
J'admire particulièrement le graphisme, à la fois luxurieux pour les décor et vif pour les scènes d'action. Tous les personnages sont particulièrement expressifs, mis à part les mystérieuses créatures qui apparaissent à la moitié de ce tome. La palette des couleurs est aussi extrêmement variée, tout comme les jeux d'ombre et de lumières, ce qui est rare dans le domaine de la bande dessinée (du moins, les classiques que j'ai lus). La langue est elle aussi extrêmement châtiée, l'usage de l'alexandrin ou les citations cornéliennes sont autorisées, rendant ainsi cette bande dessinée extrêmement riche. Il est dommage qu'il ne soit plus possible de l'étudier en classe.
Je n'ai garde d'oublier Eusèbe, particulièrement sympathique. A quand un rôle au cinéma pour Eusèbe
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