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Critique de camati


camati
  10 février 2018
Soixante déjà depuis la création par Michael Bond de ce célèbre personnage de la littérature enfantine britannique : un petit ours en provenance du fin fond du Pérou, coiffé d'un étrange chapeau et muni d'un pot de marmelade, Paddington, ainsi nommé parce que Mr et Mrs Brown l'ont trouvé à la gare londonienne de Paddington. Il est en quelque sorte un immigré, mais il maitrise la langue anglaise. Il s'installe chez la famille Brown qui l'accueille volontiers, comme s'il s'agissait d'un enfant abandonné, mais qui n'est pas au bout de ses peines !
En effet, ce petit ours sait parler, lire, écrire, prendre le métro, ce qui semble la chose la plus naturelle du monde ; cela n'étonne personne, mais n'a pas manqué de me rappeler Alice au Pays des Merveilles absolument pas surprise de voir passer un lapin qui dit « je vais être en retard » ; en revanche, qu'il porte un veston et une montre retient toute son attention. Nous sommes donc ici dans le même type de monde : un monde où tout est possible, où tout ce qui devrait paraître extraordinaire voire impossible ne surprend personne.
Paddington est un mélange d'enfance et de maturité adulte. Tel un adulte, il a su traverser la planète, il a un sens aigu du bien et du mal, il sait faire les courses tout seul ; tel un enfant, il multiplie les bêtises, il est curieux, innocent, optimiste, joyeux, gourmand (rien ne vaut un bon sandwich à la marmelade car contrairement à ses congénères du monde réel, il ne semble pas attiré par le miel).
Au Panthéon de la littérature de jeunesse britannique, Paddington se retrouve aux côtés d'Alice, de Rupert the Bear, de Peter Pan, de Peter Rabbit, Winnie the Pooh (Winnie l'Ourson) ; ce sont des institutions ! Et non, le mot n'est pas trop fort ; pour preuve, en 2015, Michael Bond avait été fait officier de l'Ordre de l'Empire britannique pour services rendus à la littérature de jeunesse. Et son décès en 2017 a causé beaucoup d'émotion au Royaume - Uni.
Un petit bain de Jouvence, voilà ce qu'a été pour moi la relecture de ce premier opus des aventures de Paddington, une longue série de 23 tomes. Comme le disait Michael Bond, c'est le premier livre le plus savoureux, même pour l'auteur, car vous pouvez laisser libre cours à votre imagination. Dans celui-ci en particulier, on sent la tendresse de l'auteur pour son personnage : « comment peut-on en vouloir à Paddington même quand il fait les pires bêtises ? » C'est comme si cet ours était son enfant. Pour la petite histoire, il est né dans son imagination un Noël où il offrait à sa femme un ours en peluche et il a toujours gardé ce lien très fort avec lui.
Michael Bond, né en 1926, avait été élevé dans l'amour de la littérature et, fait rare pour l'époque, on lui lisait des histoires chaque soir ; il avait déclaré plus tard que ce que l'on pouvait faire de mieux pour un enfant, c'était de passer du temps avec lui.
Alors, installez-vous bien confortablement dans un fauteuil avec votre enfant - ou avec le nounours de votre enfance - et faites connaissance avec Paddington, si ce n'est pas déjà fait.
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