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Critique de Bazart


Bazart
  12 septembre 2017
Avec "J'aurais du lui apporter des fleurs", son précédent roman, la romancière Alma Brami nous plongeait dans un univers particulier, monologue jouissif et détonnant d'un personnage qui touchait par son cynisme mais par sa petite étincelle d'humanité.

Rebelote pour son nouveau roman sorti en cette rentrée littéraire, "qui ne dit mot consent " ou comment une femme, dont on suit le monologue intérieur peut-elle supporter l'insupportable que lui fait subir un époux particulièrement manipulateur et pervers…

Témoin et parfois complices des agissements d'un homme persuadé d'être dans son bon droit ( il choisit des "amies " à sa femme, avec qui il la trompe éhonteusement), cette Emilie, le personnage central du roman, interpelle le lecteur par son apparente passivité à ce qui s'apparente à un syndrome de Stockholm qui ne dit pas son nom.

Mine de rien, avec ce qu'il faut de distance et même d'humour, Alma Brami nous parle de violence conjugale, une violence plus verbale que physique mais qui montre que parfois, les comportements ambigus et certaines phrases peuvent être aussi violents que des coups et des gifles.

Alma Brami nous rend témoin de cette descente aux enfers à laquelle on assiste, en ressentant une certaine impuissance. Un roman court, mais anxiogène, qui fait fait monter habilement monter la pression.

Une écriture incisive, des formules parfois percutantes et un mélange de style étonnant, entre la fable et la chronique plus réaliste, "qui ne dit mot consent "sonde l'intimité d'un enfer conjugal avec singularité et une vraie plume..

Une des belles surprises de cette rentrée littéraire hexagonale..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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