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Critique de dedanso


dedanso
  30 avril 2016
J'ai l'honneur de vous présenter mon 1er coup de coeur 2016 ! Je dirais même plus : Les Ferrailleurs vient d'entrer dans mon top 10 de tous les temps.

Commençons par l'objet-livre : un très beau poche agrémenté des illustrations de l'auteur lui-même. Des illustrations que Tim Burton ne renierait pas : à l'encre noire, gothiques à souhait, à l'image de ce très surprenant récit. Deux illustrations double-page, l'une en tout début de roman et l'autre en toute fin, permettent au lecteur de se situer un peu dans le château labyrinthique des Ferrayor.

Le récit se construit autour de chapitres, de longueurs inégales. A chaque début de chapitre un portait de l'un des personnages dont il sera question dans les pages suivantes. Un titre qui correspond toujours à un objet dont il sera question également par la suite. le titre est toujours suivi d'un sous-titre qui explique un peu plus de quoi il va être question mais tout en restant très mystérieux.

Il me faut maintenant vous expliquer un tant soit peu le récit, car toute l'originalité du livre vient de là. Clod Ferrayor, quinze ans, a une sorte de don très particulier : celui d'entendre les objets parler. Ceux-ci se contentent habituellement de répéter leur nom à l'envi. Clod fait partie de la famille, réputée et crainte, des Ferrayor. Toute la famille vit dans un château immense fait de bric et de broc, construit au beau milieu de la décharge, du Grand Dépotoir, une mer immense de déchets abandonnés. Pour les servir, tout une tripotée de Ferrayor inférieurs, qui n'ont pas le sang pur et sont relégués en bas du château et ne sortent que la nuit pour nettoyer le haut. Chaque membre de la famille Ferrayor possède, dès sa naissance, un objet qu'il se doit de garder toujours sur lui. Mais un jour, la poignée de porte de Tante Rosamud disparaît... Et ce jour coïncide avec l'arrivée de la servante Lucy Pennant.

Vous m'excuserez d'avoir été un peu longue mais l'univers est si unique et particulier qu'une explication s'imposait. La plume de l'auteur, extrêmement imagée et savoureuse, complètement délurée par moment, se met au servir d'un univers très noir. Elle rend beau le laid, le sale, le puant dans un lyrisme à peine voilé. Mais surtout elle questionne le lecteur sur divers sujets de société : la lutte des classes et la servitude, la société de consommation et le poids des traditions... Il y a aussi un fameux mystère à résoudre et une idylle à suivre (d'ailleurs je vous préviens : il s'agit du 1er tome d'une trilogie alors ne vous attendez pas à tout voir résolu dans ce tome-ci).

Je vais m'arrêter là car je pourrais porter ce livre aux nues jusqu'à la fin des temps. Un univers gothique unique, une imagination débridée, une écriture imagée, percutante et savoureuse : jetez-vous dessus sans tarder ! Et je remercie les éditions du Livre de Poche et Masse Critique pour cette découverte marquante.

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