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Critique de kenkuro


kenkuro
  06 août 2011
Du théâtre antique...ouais je vois venir le truc, plein de dialogues étranges truffés de noms propres improbables et depuis longtemps oubliés par tous ou presque. Par dessus le marché ils passent leur temps à se massacrer là dedans. Voilà à peu de choses près mon état d'esprit au commencement de l'oeuvre.
Effectivement, ils passent leur temps à se tuer les uns les autres. Dans les Choéphores, Oreste tue sa mère pour venger son père, qu'elle même avait tué avec pour complice celui qui deviendra son mari et qu'Oreste éliminera aussi histoire de faire bonne mesure.
Mais l'intérêt des Choéphores et des Euménides se situe justement ici. Eschyle se sert de cette intrigue très "grecque" pour décrire, de manière étiologique, la naissance de la justice, ou plutôt la transition entre une justice de loi du talion et une justice plus "démocratique".
La lecture reste cependant difficile, les références sont nombreuses et pas toujours connues du lecteur, pourtant, si l'on y voit une occasion de mieux connaître la mythologie, on prend goût à cette lecture.
Les Choéphores m'a semblé moins intéressant, cette partie est nécessaire puisqu'elle met en place le matricide autour duquel il sera débattu dans les Euménides. Cette deuxième pièce met en effet en place un procès hors du commun qui voit s'affronter Oreste, aidé d'Apollon en personne, aux divinités vengeresses. Cela sous l'oeil d'Athéna. Ce procès inédit voit s'échanger des répliques croustillantes de dieu à dieu et donne lieu à une réflexion philosophique sur les fondements de la justice.
Pour toutes ces raisons ces deux pièces sont intéressantes, mais ne nous méprenons pas, elle sont "seulement" (mais c'est déjà beaucoup) intéressantes. Il ne faut pas, à mes yeux, s'attendre à une lecture extrêmement plaisante, non qu'elle soit désagréable, mais difficile.
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